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Xavier de Verchère s’est engagé définitivement chez les Salésiens le dimanche 22 juin à Lyon et Claire Poncin chez les sœurs Salésiennes le 2 août à Bruxelles. Ils partagent leur cheminement. (DBA 948)
« J’ai connu les salésiennes vers l’âge de 17 ans, raconte Sœur Claire qui vit actuellement à Ganshoren, en Belgique. En participant à quelques camps avec elles, j’ai été très touchée par la joie, l’accueil, la profondeur des temps de prière et de partage et surtout par la figure de Don Bosco. Plus tard, j’ai été amenée à vivre le projet « Prière et Don ». C’est une année de service et de don, et d’approfondissement de la foi, au sein de la communauté et des jeunes de l’internat Don Bosco de Ganshoren. Jusque là, je n’avais jamais pensé à la vie religieuse. Mais à la fin de l’année, Dieu m’a posé la question au plus profond de mon coeur. C’est lors de la célébration des premières communions que j’ai ressenti une immense joie d’avoir pu transmettre Jésus par mon témoignage de vie auprès des enfants. Et j’ai senti que Jésus me demandait de continuer. J’ai alors entrepris un discernement et c’est avec foi et confiance et beaucoup de joie que j’ai dit mon premier grand oui. Au fur et à mesure des années, ce premier oui, ce premier amour n’a fait que grandir. Les différentes expériences en communauté, avec les jeunes, la prière personnelle et communautaire me donnent la joie, le bonheur et l’audace aujourd’hui de prononcer mes vœux perpétuels. Je rends grâce au Seigneur pour ce don immense de son amour et pour la joie profonde qu'il me donne de lui appartenir !… »
Voici ce que Xavier, salésien à Lyon, écrivait à ses amis et à sa famille à l’occasion de ses vœux perpétuels : « Répondre à l’appel de Dieu n’est pas possible sans des sentiments profonds envers Lui. J’ai eu la chance de pouvoir creuser cet appel à travers de multiples rencontres. J’appartiens à une famille nombreuse, joyeuse et ouverte grâce à laquelle, j’ai pu découvrir l’importance de l’accueil. Le scoutisme m’a permis de vivre de belles amitiés, une forme d’engagement, une spiritualité active qui me convenaient parfaitement. J’y ai appris le sens des responsabilités, de la solidarité, du service et un idéal : rendre le monde un peu meilleur. L’aumônerie a été un lieu de maturation et réflexion pour ma foi. J’y ai rencontré des prêtres qui étaient aussi des éducateurs. J’ai pris conscience à travers eux de l’urgence de l’éducation de la jeunesse et de l’appel à m’y investir à mon tour. Don Bosco est apparu à mes yeux comme un trésor caché qui invite à tout laisser pour l’acquérir, trésor dont notre monde a tant besoin.. Une expérience forte en coopération en Côte d’Ivoire puis un travail d’éducateur au Togo et au Liberia m’ont convaincu de l’importance de la mission salésienne en terre africaine. Je peux dire avec un Sean Deveureux : « Tant que mon cœur battra, je dois faire ce que je pense pouvoir faire, c'est-à-dire aider ceux qui ont moins de chance que moi. »
Propos recueillis par Bénédicte PITTI et Joëlle DROUIN |