Sœur Joséphine, religieuse depuis… 1929 ! |
Double fête de Marie Auxiliatrice le 23 mai 2009 chez les sœurs salésiennes de la Maison Provinciale de Paris : leur chapelle rénovée est mise en service, et 6 sœurs célèbrent un jubilée de vie religieuse, dont un événement exceptionnel, les 80 ans de vie religieuse de Sr Joséphine ! (DBA n°954)La chapelle était trop petite pour contenir tous les invités à l’Eucharistie célébrant un événement rarissime : les 80 ans de profession religieuse de sœur Joséphine Depraz, ancienne Provinciale, qui avait fait profession à 17 ans, et quatre autres sœurs, « au total 300 ans » comme dira le P. Job Inisan, curé de la paroisse. Sans compter les vingt ans de profession de la provinciale actuelle, Marie Agnès Chetcuti, qui accueillit la nombreuse famille de Sœur Joséphine et les amis des unes et des autres. Sous la direction de Sœur Jocelyne, les autres sœurs de la communauté et plusieurs amis, dont la directrice de l’école de la Providence, Mlle Leclerc, formaient la chorale à la tribune. Un neveu de sœur Joséphine brossa un rapide portrait de « la tante religieuse », aimée et respectée de toute sa famille, car tous savent qu’elle prie pour eux. Sa maman l’appelait « Mon paratonnerre ». Mémoire familiale elle garde le souvenir de tous les événements familiaux et n’oublie ni les fêtes ni les anniversaires. « Toujours à l’écoute des autres, tu ne juges jamais. » Exemple de piété, d’énergie, de volonté, mais aussi de modestie, car une fois appelée à de hautes responsabilités dans la congrégation, elle n’en parle en famille que pour raconter ses voyages. Elle a pris le voile en 1929 à Pastré, et elle le porte toujours ! « citation de Joséphine ». C’est à l’appel de la directrice de Thonon, sœur salésienne, que Joséphine répond et entre au postulat avant l’âge de quinze ans. Elle poursuit ses études et fait profession le 5 août 1929. Puis elle part pour Marseille, à Sévigné, pour enseigner l’italien, le latin et la philosophie. C’est en 71 qu’elle est nommée Provinciale du Nord de la France. En 1983, elle arrive à la maison de la Providence où elle a pour mission d’enseigner le français aux étrangers ainsi qu’à des personnes du quartier. « Tout s’est fait comme ça en accueillant ce que se passe » confie Sœur Joséphine. Aux jeunes qui s’engagent à suivre le Seigneur, elle leur dit : « Ayez confiance, le Seigneur est avec vous. » Célébrons ses « noces de chêne » car, comme le disait le médecin de famille « Tu es taillée dans le bois dont on fait des centenaires ! » Et la fête se continua par un repas et l’évocation des souvenirs de chacun et de chacune. Jean-Pierre MONNIER |
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