Congrès de la famille salésienne à Lourdes : un grand feu de joie !
Le troisième congrès de la famille salésienne franco-belge à Lourdes avait pour thème la parole du Christ : « Je suis venu allumer un feu sur la terre… » Ils étaient quatre cent vingt de toutes générations, de toutes provenances, amis de Don Bosco, anciens élèves, coopérateurs, volontaires de Don Bosco, religieux, religieuses, jeunes, quatre cent vingt à se laisser embraser par le contenu très riche de ces trois jours. (DBA 968)
Tout commence en théâtre : des jeunes lycéennes jouent deux petits sketches sur les situations que vivent les adolescents aujourd’hui. L’un porte sur une adolescente de quinze ans confrontée à une grossesse non désirée et l’autre sur une crise amoureuse entre deux jeunes. Un débat est lancé. Parmi les réactions du public, on peut noter celles-ci : « On a vu de la confusion chez ces jeunes, sommes-nous des témoins pour eux ? » « Quel est le rôle de la famille et de l’école dans l’éducation à la sexualité… ? » « On a vu des jeunes oser rêver leur vie, comment les aider à s’assumer tout en leur faisant respecter leur propre vie, comment les accompagner ? »
Du feu à la source lumineuse
En écho à ces réflexions, le père Jean-Marie Petitclerc apporte de l’eau au moulin en invitant les participants à partager un regard de bienveillance et de confiance sur les jeunes. « Notre premier rôle, dit-il, est de bénir les jeunes (dans le sens d’en dire du bien), dans une société qui en dit souvent du mal. » Il note ce qui caractérise les jeunes aujourd’hui : le primat de l’affectif sur l’institutionnel, la culture de l’entre jeunes au détriment de l’intergénérationnel, leur rapport au temps où l’instant prime sur la durée. Il donne ainsi quelques clés aux adultes pour aider ces jeunes à se construire dans une société en pleine mutation.
Une veillée animée par les jeunes remonte le temps depuis la résurrection du Christ jusqu’à Jean Bosco et à nos jours en passant par de grandes figures de saints. Ce flash-back montre comment chaque génération chrétienne fait grandir le feu de l’Esprit dans le monde et contribue à le changer peu à peu. Danses, PowerPoint, jeux scéniques se succèdent joyeusement et culminent en une grande flambée qui traverse toute l’assemblée. La trame de ce spectacle a été réalisée par le Père Ripaud en lien avec une amie de Don Bosco, Melinda Deseure, danseuse professionnelle. Cette dernière l’a mis sur pied sur place en un temps record, avec l’aide de deux de ses amies, en embauchant une grande partie des jeunes présents.
Du feu, nous passons à la source lumineuse qui l’alimente : les Écritures, une réflexion présentée par le père Philippe Abadie, de l’Institut Catholique de Lyon. Jésus est la source qui donne sens aux Écritures. Il fait remarquer qu’en hébreu source et regard se disent par le même mot. Aller à la source, c’est aller au juste regard. Jésus nous invite à regarder, à relire avec intelligence notre propre histoire. Le texte choisi est celui des « disciples d’Emmaüs ». Au terme d’un cheminement passionnant, le père Abadie nous fait voir comment l’Écriture est le miroir dans lequel nos histoires, celle de Dieu et celle des hommes, s’entrecroisent jusqu’à faire alliance.
Un feu à raviver en chacun
Sœur Nadia Aidjian, dans un parallèle inédit entre l’oeuvre de Don Bosco et celle de Marie-Dominique Mazzarello, met en lumière le feu dévorant qui brûlait ces deux fondateurs. Cette passion éducative qui les poussait à mettre leur vie au service de Dieu et des jeunes. Chaque événement de leur vie est une étincelle de plus à ce feu d’espérance et de joie. Elle cite Marie-Dominique Mazzerello qui disait elle-même à ses sœurs : « Il est temps de raviver le feu » Raviver le feu, c’est « créer des espaces pour chercher Dieu, veiller, prier, retrouver le goût de la Parole de Dieu ». Aimer les jeunes comme Don Bosco, c’est « être signe de l’amour de Dieu pour les moins signifiants. » Elle termine son propos par une interpellation forte : « Quelles couleurs voulons-nous mettre tous ensemble pour relever le défi de la vie consacrée et de la vie sacerdotale dans nos congrégations. Quel espace donnons-nous pour que les jeunes entendent l’appel du Christ et y répondent ? »
Les participants profitent des temps libres pour vivre ensemble un chemin de croix, aller prier un moment à la grotte, dire ensemble le chapelet… Des célébrations sont proposées chaque jour.
Sœur Maria del Carmen Canales, Conseillère Générale des Sœurs Salésiennes pour la Pastorale des Jeunes de tout l’Institut, représentait la Mère Générale à ce congrès. Elle conclut par ces mots : « Vivons l’esprit de famille. La présence d’une communauté éducative où l’on partage tout avec les jeunes est décisive pour allumer en eux ce feu de l’Amour dont ils ont soif. Il faut leur proposer la vie face à la culture de la mort, la tendresse et la joie face à la violence et la tristesse, une maison accueillante face à la mobilité, la compassion face à la rigidité, l’ouverture face à l’indifférence, l’accompagnement individuel face à la massification, le discernement vocationnel dans le temps face à l’immédiateté. Soyons capables de répondre à l’attente des jeunes. Nous ne sommes pas appelés seulement à leur parler mais à les écouter. Ils nous disent : « Nous avons besoin de votre aide et de votre expérience de Dieu ».
Joëlle DROUIN
Samedi 25 mai 2013
(Marseille)
Pèlerinage salésien
à ND de la Garde
25 mai 2013
« Enseignant et travailleurs
sociaux au service des mêmes
jeunes »
Rencontre régionale
TSEC et "Hors Les Classe"
(PDF d'information - 66ko)