Mamie...

photo

Mamie vivait sur une presqu’île.
Elle ouvrait sa maison toute la famille.
Aujourd’hui la presqu’île a largué les amarres
Chère Mamie, sur le quai, s’agitent des mouchoirs :
Tous tes petits enfants, qui te disent au revoir.

Mamie vivait sur une presqu’île.
Pour ses petits-enfants, elle se faisait de la bile,
Du mouron
Son cœur était plus gros que la ville de Quiberon.

Mamie vivait sur une presqu’île.
Dans les pattes sautées, elle mettait du persil.
Je n’étais pas d’accord.
Elle disait : « tu comprendras plus tard.
Le persil, ça rend fort,
Mieux que les épinards. »
Le cœur de Mamiette éclairait comme un phare.

Mamie vivait sur une presqu’île.
Quand le cœur éclaire fort, elles s’usent un peu, les piles.
Il fallut revenir au pays d’origine.
La terre et plus la mer, plus de vagues, mais des vignes.
Aujourd’hui Mamie retourne à la mer,
Retrouver notre Papi pour une dernière croisière.
Chère Mamie, sur le quai, s’agitent des mouchoirs :
Tous tes petits-enfants, qui te disent au revoir.

(Lu aux funérailles de la mère de sœur Brigitte Bonnerave)

 

Portail de la Famille Salésienne de Don Bosco