La terre en héritage |
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Bien sûr, on en est de plus en plus convaincus maintenant que cette terre est prêtée, que nous en sommes des locataires, invités à la respecter pour qu'elle soit vivable aujourd'hui et demain. (DBA 963)
Mais au cœur de cette planète, une vigne, entourée, protégée afin que le vin de son pressoir ait le goût de la vie, le goût de Dieu : plein d'arômes subtils, long en bouche et réjouissant pour le cœur de l'homme. Une vigne, pas un ghetto, destinée à sauvegarder pour l'homme un espace où on entretient ce goût du Royaume et le lien avec Dieu. Trahison des locataires, vignerons mercenaires ! Le Fils est exécuté et son sang devient le signe d'une vendange nouvelle dont la qualité surprendra les palais les plus exigeants : vendanges éternelles annoncées par ce Fils à Cana et le jeudi avant sa mort pour relancer le goût du bonheur et de la vie, pour confirmer l'alliance et inviter à boire le vin nouveau du Royaume. La terre tremble et la vigne est malmenée quand l'homme a oublié le respect de l'homme et qu'il est devenu comme un propriétaire rapace, quand les veilleurs de l'alliance sont devenus des talibans impitoyables. « Au cœur des turbulences, dit Paul, gardez la joie et la Paix vous gardera » Au cœur du monde : des communautés, ni enclos, ni ghettos, qui gardent le goût de la vie et du Royaume, le goût du pain partagé et le goût du vin, parce qu'elles restent branchées sur Celui qui est notre Paix, notre point d'appui, notre pierre angulaire. André STUER |
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