 Les pinceaux lumineux des voitures trouent la nuit noire et peignent des couleurs sur le porche, les hêtres, le chêne majestueux, le château de Farnières et ses arcades. Les enfants descendent les joues rouges, les yeux pleins d’étoiles, impatients de découvrir les surprises de ce nouveau week-end. Ils courent poser leur doudou et leurs jouets dans les chambres, sur leur lit. Ils accourent à la grande salle d’animation. (06/11/09)
Au fond, deux ciels se répondent, l’un garni d’une lune entourée d’étoiles, l’autre animé par un soleil, des nuages et un arc-en-ciel. Par terre, au milieu, un long chemin tout noir, dépouillé, qui ne signifie encore rien. Des enfants y jettent des poignées de confettis en traînées, puis des étoiles brillantes, et enfin des cailloux blancs, pour faire apparaître une belle voie lactée. Ensuite, tous les participants se répartissent en douze petits groupes, selon leur signe du zodiaque. Avec une craie, ils redessinent sur un poster noir la constellation et le symbole de chacun des signes ; puis, ils composent leur thème astral en petites équipes. Les femmes surtout se découvrent des façons d’être pleines de similitudes. Le partage des textes est un moment de clins d’yeux malicieux ! Enfin, après un bref extrait du dessin animé « la prophétie des grenouilles » qui dit que « nous sommes des poussières d’étoiles », nous regardons des images des premiers astronautes qui ont marché sur la lune. Leurs commentaires sont frappants : la contemplation de l’univers, de sa beauté et de son immensité, les conduit au sentiment d’une présence que certains appellent Dieu ou Jésus. La soirée se termine par une distribution de … « Milky Way », vous devinez pourquoi !
La journée de samedi s’ouvre par la prière en commun, puis chaque groupe d’âge part pour des activités spécifiques, les 3-6 ans, les 7-10 ans, les adolescents et les adultes. Ces derniers écoutent Françoise leur expliquer les couleurs (pourquoi le ciel est bleu, les aurores boréales et les couchers de soleil), les étoiles et les planètes. Cela donne le vertige. Ensuite, Guy travaille l’image que les hébreux se faisaient de l’univers, avec la voûte du ciel.
Le grand jeu de l’après-midi prépare la veillée du soir : six équipes doivent inventer six planètes étranges, avec leurs habitants, leur milieu de vie, leur langage, leurs coutumes. En passant d’atelier en atelier, ils font le plein d’idées.
Le soir, les salésiens et les sœurs salésiennes en formation viennent participer à la veillée. Entre chaque présentation d’une planète étrange, ils placent une danse, et ils entrainent tout le monde. Quelle énergie ! Les familles présentes ne peuvent qu’admirer leur dynamisme. Un vrai témoignage de la joie salésienne. Françoise et Hélène font le lien entre tout cela en improvisant un couple qui visite les planètes.
Dimanche. Guy nous fait prier autour du conte du pommier enfoui dans la forêt, qui se plaignait de ne pas voir d’étoile. Il finit par découvrir que son étoile est au cœur de son fruit : coupez une pomme en deux horizontalement et observez…
Tous les groupes préparent alors une intervention pour l’eucharistie qui est vraiment « faite » par tous. Les ados tracent des traits sur un grand papier noir avec un pinceau trempé dans la colle, puis ils y jettent des confettis qui restent accrochés à certains endroits, faisant apparaître la silhouette du château de Farnières comme une constellation. Les adultes commentent l’évangile des béatitudes par un décor et des objets symboliques. Puis, les plus grands des enfants retrouvent la joie en découvrant une nouvelle étoile, comme Abraham et les mages. Enfin, les plus jeunes font décoller la fusée au milieu des acclamations de louange. A la fin de ce week-end, chacun est devenu une étoile pour les autres. Car nous sommes entourés de saints comme autant d’étoiles qui guident nos vies.
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