Ressins Intercampobosco Les jeunes sont timides, introvertis et craignent le jugement des autres. « Préjugés » ! Dans la région Ouest, les jeunes de Giel, Caen et Pouillé ont brillamment pris la relève de leurs camarades marseillais pour jouer la « Don Bosco Academy » sept fois en quatre jours ! A l'instar des élèves des établissements de la région Rhône-Alpes/Alsace à Ressins, ils s'étaient réunis trois jours plus tôt à Giel, pour vivre l'Inter-Campobosco.

 

« Qu'est-ce qui a fait qu'elle était magique, cette semaine », interroge l'animateur ? « C'était intensif, répond Paul, un élève de Caen, comédien dans la troupe de Tristan de Groulard et présent à Giel pour l'Inter-Campobosco de la région Ouest. On était tous forcés à se voir, à travailler ensemble. Forcément, ça crée des liens... » « Ca nous a transformés », renchérit son voisin.

 

Au sortir de la semaine de répétition pour la « Don Bosco Academy », les jeunes comédiens ont indéniablement grandi. Le ton posé, la voix claire, la parole assurée, ils évoquent une expérience qui a changé leur vie. « Je pense que le fait d'avoir construit ensemble quelque chose d'aussi beau – et unanimement reconnu comme tel – c'est pour eux quelque chose de formidable », témoigne Sébastien Lerondel, Chef de l'établissement Don Bosco de Giel.

 

« S'ils n'avaient pas été partants, on ne l'aurait pas fait »InterCampoboscoOuest veillee1 La veillée à Giel a pu mettre en lumière la créativité et les multiples talents des jeunes.

A l'origine de cette tournée ambitieuse : la belle entente entre les trois établissements de Caen-Lemonnier, Don Bosco Giel et Pouillé-Saint Joseph. Une dynamique collective, qui s'est mise en place petit-à-petit, jusqu'à la concrétisation de ce projet : « On était mûrs pour le faire, explique Sébastien Lerondel. On ne s'est même pas posé la question, à vrai dire. On s'est juste dit qu'on allait le faire tous les trois ». Mais ce sont les premiers liens, tissés entre les jeunes des différents établissements à l'occasion du voyage à Turin en mai 2014, qui ont été déterminants : « s'ils ne s'étaient pas entendus, s'ils n'avaient pas été partants pour jouer la comédie musicale ensemble, on ne l'aurait pas fait ».

 

Même son de cloche chez Jean-Michel Mari, Directeur du Lycée Don Bosco de Lyon, très impliqué dans l'animation de l'Inter-Campo de la région Rhône-Alpes/Alsace, qui s'est tenu à Ressins les 27 et 28 mars : « Ce rassemblement s'inscrivait dans une dynamique beaucoup plus large, qui n'aurait mené à rien si les jeunes n'avaient pas joué le jeu ».

 

« Il y a toujours quelque chose que nous pouvons transmettre »

Trois jours avant la première représentation de la « Don Bosco Academy » à Caen, 180 jeunes avaient répondu présents pour l'Inter-Campo organisé à Giel (20 et 21 mars). Un rassemblement pendant lequel ils ont vécu une veillée festive où ils ont pu faire étalage de leurs talents d'animateurs, de danseurs, de chanteurs et d'humoristes. La soirée s'est même allongée plus que prévu... Alors, forcément, le lendemain matin, les traits étaient un peu tirés, et les confidences plus faciles.

 

Réunis en petit groupe, les jeunes devaient commenter une parole de l'Evangile : « vous êtes le sel de la Terre, vous êtes la lumière du monde ». Invités à témoigner par sms, leurs messages ont défilé sur l'écran installé dans la chapelle. On lisait notamment : « il y a toujours quelque chose que nous pouvons transmettre. Il faut oser le premier pas », « La solidarité est une main que l'on te tend », etc. « Il y a eu des témoignages, des réflexions et des interventions vraiment poignants, réagit Sébastien Lerondel. Je crois qu'ils se sont livrés sur leur compréhension de l'Evangile, et le fait est que, pour certains, ils l'avaient très bien compris. »

 

« Les valeurs salésiennes sont partout dans le monde extérieur »

Intercampobosco Ressins feu En fin de soirée, la veillée s'est terminée par un grand feu... et un gâteau d'anniversaire pour les 200 ans de Don Bosco !A Ressins, l'Inter-Campo a réuni plus de 170 jeunes venus de Lyon, d'Alsace, de Chambéry... A région différente, formule différente : cette fois, les jeunes ont reçu des écharpes blanches, sur lesquelles ils ont écrit une parole du sermon de Jean-Marie Petitclerc qui les a particulièrement marqués. « Une telle expérience leur permet de vivre des moments forts de réflexion, analyse Jean-Michel Mari. Ca leur permet de réfléchir sur leur posture, sur leur foi ou leur absence de foi – car certains des élèves présents n'étaient pas catholiques – et sur leur vie au sein des établissements ». « Il y a une fraternité qui ressort de tout cela, témoigne de son côté Loïc, qui avait été du voyage à Turin. Contrairement à ce qui peut se passer dans les collèges, on parle tous ensemble, on ne se bagarre pas. On est en communauté et ça, c'est vraiment super ».

 

Autre vertu d'un tel rassemblement : dépasser la relation élèves-enseignants par la présence des seconds, chefs d'établissement en tête : « Être là permet de créer une crédibilité, explique Jean-Michel Mari. De vivre avec eux ce moment fort, ça permet aussi d'en discuter après, au sein de l'établissement ».

 

« Indéniablement, ces projets donnent du sens, conclue Sébastien Lerondel. C'est pour cela que, quelle que soit la nature d'une manifestation, le tout est de faire quelque chose : pas pour le plaisir de faire quelque chose, mais pour faire en sorte que les jeunes se découvrent, parlent entre eux et prennent conscience que les valeurs salésiennes qui existent dans leur établissement ne sont pas intrinsèques à l'école, mais sont partout dans le monde extérieur ».

 

Fin août, à Ressins toujours, tous les jeunes sont invités à vivre quatre jours d'une intensité qui se passe de mots. Au Campobosco, d'un moment fort à un autre, ils partageront, autour de valeurs communes, la joie d'être ensemble et de se découvrir soi à travers le regard bienveillant des autres, jeunes et adultes confondus.

 

 

Rémi Favresse

Le 9 avril 2015

 

 

 

 

 

 


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C’est vrai qu’elle est un peu rétro, mais elle trouve que cette tendance de plus en plus répandue de vouloir nommer son enfant de façon très originale, d’utiliser le prénom pour en faire un être unique, risque de prêter le flanc aux moqueries, et surtout ôte au prénom tout son sens.

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