itw-tristanComment en êtes-vous venu à écrire une comédie musicale pour le compte de la famille salésienne ?

Tristan de Groulard : « Il y a trois ans de cela, une congrégation religieuse – les sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve – ont fait appel à moi pour organiser une comédie musicale avec les jeunes de leur établissement scolaire. Lorsque j'ai vu ce que cela pouvait apporter aux jeunes, j'ai décidé de me consacrer à des projets tournés vers les jeunes et avec les jeunes, pour leur offrir l'opportunité d'avoir un outil artistique qui puisse les aider à traverser leur adolescence. »

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce qui vous a plu chez les Salésiens, particulièrement ?

TdG : « Lorsque j'ai lu la vie de Don Bosco, j'ai découvert sa pédagogie, son approche... et son amour pour la jeunesse m'a véritablement bouleversé. Je me suis dit : "voilà quelqu'un qui a compris, bien avant moi, combien il était important de mettre en avant les jeunes, de les aider et de leur tendre la main". Et j'ai instinctivement imaginé ce que l'on pouvait en faire sur scène... »

 

Pouvez-vous nous décrire brièvement la comédie musicale « Don Bosco Academy » ?

TdG : « Ca ne va pas être un spectacle qui raconte la vie de Don Bosco, l'histoire de Don Bosco. Il va, évidemment, y avoir des analogies, des métaphores qui viendront rappeler ce qu'a vécu Don Bosco, mais c'est un show résolument actuel, qui intègre du hip-hop, de la musique r'n'b, du pop-rock...
Notre parti-pris, c'est interpeller la jeunesse d'aujourd'hui et lui parler à travers un univers qui lui est familier. Ca va être l'histoire de jeunes d'aujourd'hui, confrontés à leurs souffrances, à leurs problématiques, à leurs échecs aussi, et qui vont se retrouver à cette croisée des chemins où ils vont devoir choisir entre le mal et le bien. »

 

Qu'est-ce que les jeunes qui participent à la comédie musicale peuvent retirer, selon vous, de cette expérience ?

TdG : « Je crois profondément que la musique, le théâtre et les danses constituent des outils qui peuvent vraiment aider les jeunes à s'épanouir. Je me réfère à mon expérience personnelle : lorsque j'étais ado, j'étais en galère et en échec scolaire, et j'aurais adoré que quelqu'un me propose un outil comme celui-là.
En outre, je crois qu'une expérience comme celle-là ne peut que leur donner confiance en eux. On croit aux talents de tous, au potentiel de tous : si le jeune est motivé, il n'y a pas de problème, on arrivera toujours à travailler avec lui, on arrivera toujours à lui apporter quelque chose, à le faire grandir. Cette aventure, ils s'en souviendront toute leur vie, et cet outil leur sera très précieux pour traverser leur adolescence... »

 

 

 

 


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À la question : « Ce que je ne pourrais pas pardonner ? » la réponse fait quasiment l’unanimité : « la trahison ! ». Que ce soit en amitié ou en amour, c’est ce qui est pour les jeunes le plus difficilement pardonnable. « Quand tu me trahis, tu me plantes un couteau dans le dos. » nous dit Michelle

Maëva exprime bien que derrière cette immense déception de la trahison il y a la perte d’une importante valeur : la confiance. « Il n’y a pas de relation sans confiance. Une fois qu’elle est trahie, elle est très difficile à redonner. » Don Bosco a mis la confiance au cœur de son système éducatif. C’est dire son importance et la nécessité de la préserver dans la relation avec les jeunes.

Question : Les jeunes semblent nous dire que l’impardonnable est définitif. Cela pose pour nous la question de l’éducation au pardon et de sa dimension chrétienne. Voir le premier témoignage du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand.

Voir le 4è épisode de la saison 2 : L’impardonnable ?

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