Dessin Serdu
J’avoue ne pas être très rassuré par l’année scolaire qui s’ouvre. Mon fils entre en sixième : changement d’établissement, changement de ville, changement de façon de travailler. Il quitte le cocon rassurant de l’école primaire. Comment bien l’accompagner ? J’ai peur qu’il sente que je suis stressé. (DBA n°954)




Ah, la peur des parents le jour de l’entrée en sixième… La scène est, je vous l’assure, archi classique ­ : voici arrivé le jour de la rentrée pour Julien (appelons-le Julien), l’aîné de la famille. Papa et maman l’accompagnent pour le retrait des livres la découverte de la classe, la rencontre avec le professeur principal. Ils en profitent pour scruter la liste des élèves de la classe, tenter d’y repérer des noms familiers, mais aussi pour regarder l’emploi du temps. Que de changements…
Souvent, souvent, l’inquiétude monte chez la maman ; cela se voit vite, d’ailleurs. Et souvent, souvent, c’est l’enfant qui va la rassurer : « Quand je suis venu visiter le collège, l’an dernier, j’ai demandé à être avec Ludovic, mon meilleur ami. Eh bien regarde, maman, ils y ont fait attention ».
L’attention, l’accueil, la confiance. Voilà bien trois mots qui vont rythmer ces premières journées. Et même l’ensemble de l’année de sixième. Cette année-là est d’abord, en collège, l’année de l’accueil. C’est pour cette raison, qu’en ce premier jour, les professeurs principaux, et moi, responsable de niveau, sommes à l’écoute pour répondre aux questions des parents, à toutes les questions.
Oui, les enfants se rangent à un endroit bien précis dans la cour à la sonnerie et le professeur vient les chercher. Oui, moi, en tant que responsable des sixièmes, je suis là, dans la cour (cette cour à laquelle saint Jean Bosco attachait tant d’importance) et dans les couloirs pour aider les élèves un peu plus lents, un peu perdus.
Dessin SerduPour les enfants, la journée de visite, de découverte, effectuée quelques mois auparavant (souvent en mai) a été très riche, les a rassurés. Mais elle ne constitue pas une fin en soi­ : confiance, dialogue et écoute seront très importants en début d’année scolaire, pour un bon démarrage. Mais ces trois piliers de notre travail le seront tout au long de l’année scolaire. Pour bien grandir tous ensemble. Fidèle, finalement, à ce que saint Jean Bosco nous a légué : « sans affection, pas de confiance » et « sans confiance, pas d’éducation. » Une pédagogie mise en œuvre en équipe avec les professeurs, la direction, les responsables de la vie scolaire. Toute la "maison" (le mot n’est pas neutre).
Jean-Marie Petitclerc explique souvent qu’une œuvre salésienne « veut être un lieu sécurisant, où chaque jeune se sente accueilli "comme il est" et écouté­ ; un lieu d'investissement où il sera rejoint dans ses pôles d’intérêt et où il sera constamment encouragé par des adultes attentifs à sa progression­ ; un lieu de réussite, où l'on s’appuiera sur ses savoir-faire et où l’on respectera ses rythmes d’acquisition et d'apprentissage ». Bref, que la pédagogie salésienne est une pédagogie de la réussite. Car c'est en permettant au jeune de mémoriser ses réussites antérieures qu’on lui donne les moyens d’affronter des difficultés supplémentaires. « On ne soulignera jamais assez combien l'accoutumance à l’échec est génératrice de perte de confiance en soi-même », dit souvent le père Petitclerc.
Encore faut-il que ce souci de l’accueil, du dialogue, de l’écoute et de la confiance, soit bien visible. Que l’enfant soit bien accueilli, mais qu’en plus il se sente, lui comme sa famille, bien accueilli. C’est pour cette raison que la visite du mois de mai, la première journée de septembre, mais aussi d’autres rendez-vous rythment l’année. Et sont clairement expliqués aux parents. Objectif­ : que toute la famille soit rassurée pour une bonne année.
Anne Dennequin




Anne Dennequin, ancienne élève de Don Bosco et maman de deux garçons, est depuis huit ans, responsable des classes de sixième au collège Immaculée Conception, à Bailleul (Nord), établissement où elle a elle-même effectué sa scolarité. Le collège compte sept cent quarante élèves et est sous tutelle salésienne.

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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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