dessin 1« Mon fils a revendu ses cadeaux sur ebay. Il s’est acheté une gameboy. Comment dois-je me positionner ? » Quand des parents découvrent la petite opération financière et commerciale engagée sans préavis par l’un de leurs enfants avec les cadeaux qu’ils viennent de lui offrir, il est évident et normal qu’ils puissent ressentir une profonde déception. Ce peut être une réaction d’étonnement mêlée d’impatience, et même de colère. Ce peut être aussi une prise de conscience douloureuse de l’incapacité qu’ils éprouvent alors de découvrir, de comprendre et de répondre aux nouveaux besoins ou désirs de leurs enfants.(DBA n°955)

Face à un tel comportement, il n’existe pas de réponse globale. Même s’il paraît normal de réagir face à une situation de revente des cadeaux reçus, évitons tout de même de nous laisser dominer par nos sentiments et nos traditions. Notre déception est normale mais évitons de glisser vers une situation de conflit dont on ne peut jamais prévoir les conséquences. Pourquoi pas une pointe d’humour ?

Il est évident que chaque événement de ce genre mérite attention, et un temps de réflexion entre adultes et jeunes. On peut presque toujours constater que ce comportement prouve un manque d’échanges et de dialogues préalables entre parents et enfants : je parle d’échanges et de dialogues ouverts : ce qui signifie, que la responsabilité et l’initiative du jeune concerné, doivent être reconnues et assurées.

dessin 2Mais alors, s’il n’y a plus de secret, de surprise, de découverte, est-ce encore un cadeau ? Nous sommes aujourd’hui dans un nouveau régime où le sens que nous avons de la maturité des enfants comme la nôtre, exige des relations à la fois plus profondes et plus libres. Profondes en ce sens que les relations parents/enfants doivent, désormais, prendre en compte, dès la petite enfance, les capacités d’autonomie, de responsabilité et de décision de leur enfant. Le changement est souvent déconcertant pour des parents soucieux d’une saine et claire autorité sur leurs enfants, mais peu préparés à vivre avec eux des relations où ceux-ci peuvent exercer leurs capacités de jugement et donc de choix. C’est bien ce sens d’une fraternité nouvelle que met en place le sacrement du baptême : en nous instituant fils et fille de Dieu Père, le baptême place la vie fraternelle de tous les membres de la famille comme source et fondement de notre vie familiale et sociale. Et cela change beaucoup de choses ! Plus que l’on croît au premier abord !

Nous ne sommes plus au temps du Père Noël ! Nous commençons à vivre enfin, le temps du respect de l’enfant, dès le plus jeune âge. Même à deux et trois ans, un enfant doit être déjà considéré comme capable de donner son avis et de faire des choix. Ce qui ne supprime pas, évidemment, notre responsabilité d’adulte et de parents !

Des cadeaux-surprise ? C’est toujours possible ! Mais, comme parents et éducateurs, retenons que ce type de cadeau doit toujours être de préférence, modeste et plutôt symbolique. Pour les autres cadeaux, n’oublions jamais de chercher avec chacun des jeunes concernés, ce qu’il pourrait être, selon nos moyens (il est bon qu’ils le sachent !), les besoins et la nécessité de chacun. Soyons réalistes, justes et fraternels.

Jean-Pierre JUNG


Jean-Pierre Jung, Salésien de DB, prêtre. Entre autres activités, pendant 40 ans, il a accompagné comme psychopédagogue, de nombreux jeunes en difficulté, dans l'atelier thérapeutique d'un Foyer social spécialisé agréé par la Direction Générale de l'Action Sociale.


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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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