h1n1Cliquez sur l'image pour l'agrandirLudovic est en 4ème. Il a 14 ans. Il va régulièrement à l’aumônerie. L’autre jour en rentrant chez lui, il demande à sa mère s’il peut faire le ramadan par solidarité avec ses bons copains de classe, Soufiane, Mohammed et Mouad. Dialogue avec sa mère. (DBA n°956)

La mère : Je trouve ça généreux et positif de ta part, mon cher Ludo ! C’est un beau geste de solidarité envers tes copains. Je te propose que nous réfléchissions ensemble sur ce qui te pousse à le faire ? Et le sens que représente pour toi, un tel engagement ?
Dans tes échanges avec tes copains, qu’as-tu découvert de l’Islam?
Ludovic : Ils m’ont parlé de leur grand prophète Mohammed, fondateur de l’Islam, des 5 piliers importants de leur religion musulmane : l’attestation de foi, la prière, l’aumône, le jeûne du ramadan, le pèlerinage à La Mecque et de la plus grande fête pour eux l’Aïd-el-Kébir qui se célèbre 70 jours après la fin du ramadan.
La mère : Je vois que tu es déjà bien renseigné sur leur religion ! Et toi as-tu osé dire à tes copains que tu es chrétien, catholique et que nous vivons aussi un temps particulier avant la fête de Pâques qui s’appelle le Carême ?
Ludovic : Non, pas vraiment !
La mère : Mais pourquoi veux-tu faire le ramadan avec eux ?
moutonCliquez sur l'image pour l'agrandirLudovic : Mes copains musulmans le font avec leurs parents et toute leur famille. C’est chouette, tu sais ! Ils font des efforts dans la journée pour ne pas boire du tout et s’abstenir de manger. Mais après, ils se retrouvent le soir en famille. Ils font une méga fête avec de la musique et prennent un bon repas. Tu verrais l’ambiance ! C’est vraiment génial ! J’ai été invité chez Mouad hier soir.
La mère : Oui, je comprends que tes copains sont un bel exemple de témoignage de foi transmise, de religion vécue et partagée en famille. Et nous aurions sûrement, nous aussi, à en prendre de la graine ! Nous avons beaucoup perdu de nos traditions religieuses d’autrefois. Notre foi s’exprime moins de manière visible. Elle est plus frileuse ! Mais chacun de nous peut faire du Carême, un temps authentique de vie avec Dieu. Ce sont les 40 jours avant Pâques, où les chrétiens se préparent à la plus grande fête chrétienne. Après la mort de Jésus sur la croix, ses disciples découvrent son tombeau vide et célèbrent la Joie de sa Résurrection !
Il me semble que le Carême n’est pas à vivre comme un temps de pénitence triste, mais comme un temps de joie et d’intériorité avec Dieu. C’est le moment clé pour nous convertir, nous tourner vers la lumière de Dieu et partager avec les autres.
Tu vois, Ludo, tu peux te rapprocher de Dieu en faisant quelques efforts pour manger moins de friandises ? Sortir de toutes les petites aliénations du quotidien, tes consoles de jeux nintendo, ton portable, ton MP3… Tout ce qui t’enferme sur toi-même, pour vivre plus, t’ouvrir davantage aux autres et garder ton cœur dans la Paix !
Tel est le sens de notre foi chrétienne. C’est proche du jeûne du ramadan de tes copains, non ?
Ludovic : ça y ressemble et c’est bien aussi. Mais comment le faire découvrir à mes copains ?
La mère : Pour nous, les paroisses organisent, pendant le Carême, des célébrations pour se réconcilier, des actions de solidarité pour les plus pauvres… Pourquoi ne proposerais-tu pas à tes camarades de participer à une action de solidarité ou de se mettre d’accord pour une meilleure ambiance dans la classe, par exemple. Allez, Ludo, fais comme eux, ose.



Dominique Godino, sœur salésienne de Don Bosco, responsable de communauté et institutrice en maternelle à l’École Don Bosco à Lille sud depuis 4 ans.

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À entendre nos jeunes interviewés, la famille est au cœur de tous les apprentissages. Parfois contradictoires. Apprendre « à faire confiance aux gens », « à ne faire confiance qu’à soi-même. », « à toujours me méfier », « à ne jamais dépendre de quelqu’un.

Au-delà de ces divergences, il y a un socle commun de valeurs. Les parents, ce sont eux qui apprennent la vie résume simplement Tiphaine. L’apprentissage du respect revient souvent associé à celui des valeurs. «Mes parents m’ont tout appris… Ils ont fait ce que je suis, la femme que je suis » souligne Anaïs. « Ils m’ont appris à être heureux, à être quelqu’un de bien » (Nicolas).

Question : L’apprentissage semble aller de soi au sein de la famille mais prenons-nous assez le temps de réfléchir à ce compagnonnage primordial ?

Voir le 7è épisode : Qu’as-tu appris de tes parents ?

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