serdu1Beaucoup de parents sont inquiets du temps que passent leurs enfants devant leurs jeux vidéo. Est-ce qu’il peut y avoir confusion entre le réel et le virtuel, est-ce qu’on peut devenir vraiment accro ? (DBA n°958)

 

 

 

Jusqu’à un certain point, nous ne sommes pas mécontents que nos enfants puissent se distraire avec des jeux vidéo. Le soir, bon nombre d’entre eux sont seuls à la maison après l’école et s’occupent de cette manière. Dans bien des familles, il y a des écrans de télé ou d’ordinateur dans les chambres. L’ennui, c’est quand cette activité devient de plus en plus envahissante.

Les jeux vidéo (sur console ou sur ordinateur) posent à mon avis deux questions, celle de leur contenu et celle du temps qui leur est consacré.

serdu2En ce qui concerne leur contenu, certains jeux sont tout-à-fait intéressants et même éducatifs. Beaucoup d’autres sont carrément plus contestables quant aux traces qu’ils peuvent laisser. Quand on passe son après-midi à tirer au bazooka sur tout ce qui bouge, certes, ça peut être un bon défouloir pour ceux qui ont du mal à exprimer leur agressivité, mais ça pose sérieusement problème sur la banalisation de la violence, s’il n’y a pas un adulte derrière pour poser des paroles sur ces images.

Les jeux portent tous l’indication de l’âge minimum recommandé. Mais certains vendeurs de magasins de vidéo s’étonnent du fait que des parents achètent des jeux qui ne correspondent pas du tout à l’âge de leurs enfants, sous la pression de ces chers petits.

En fait, souvent nous regardons les choses d’un peu loin. Peut-être, pour commencer, devrions-nous nous pencher un peu plus sur les écrans ou proposer de faire une partie de temps en temps pour voir de quoi il s’agit et donner notre avis. Nos enfants seraient peut-être très contents de partager ce moment !


La seconde question concerne plus précisément le fait d’être accro. Ce n’est pas une problématique spécifique aux enfants. Dans mon cabinet, j’entends souvent des jeunes femmes se plaindre du fait que leur ami, ou conjoint, passe des heures à jouer sur son ordinateur et leur adresse à peine la parole.

serdu3L’addiction aux jeux vidéo et le repli sur soi qui est son corollaire peuvent être le symptôme de multiples malaises. Un besoin de régresser, de couper les ponts avec le monde réel pour se réfugier dans un monde imaginaire plus satisfaisant. Les causes peuvent être multiples : problèmes relationnels, difficultés familiales, échec scolaire, manque de confiance en soi, incapacité à exprimer de l’agressivité, etc...  Malaises qui peuvent advenir dans l’enfance, mais surtout caractéristiques de l’adolescence.

Passer plusieurs heures par jour à jouer sur un ordinateur ou une console n’est pas en soi dramatique. Cela devient inquiétant si l’on constate que le jeune se coupe progressivement de la réalité, de ses amis, de ses activités. Il peut s’agir alors d’un autre problème, plus vaste, dont l’addiction aux jeux vidéo n’est que la partie visible de l’iceberg, celui des troubles liés à l’adolescence. Et là, il faut essayer d’entamer un dialogue avec l’aide de quelqu’un d’extérieur, si c’est possible.

Dans les cas moins inquiétants, essayons de définir des limites (seulement quand tu auras fini tes devoirs, seulement tant de temps par jour, pas ce jeu-là tu es trop jeune, etc...) et de nous accrocher au bastingage pour les tenir fermement. Encore une fois, il semble que l’enjeu soit essentiellement celui de notre autorité et des limites que nous avons à poser.

C’est vrai que c’est drôlement fatigant d’être parents !

Julie Saint Bris


Julie Saint Bris est psychologue et psychanalyste. Elle intervient au Valdocco d’Argenteuil, dans la relecture d’équipe et l’accompagnement des jeunes.

 


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Le rire est le propre de l’homme. On pourrait parodier en disant qu’il est le propre des jeunes. En fait, pour eux, ce sont les petits riens, voire les bêtises, qui prêtent à rire. Et, bien sûr, la plus part du temps, ce sont des moments vécus en bande.

Par tempérament ou pour cacher sa timidité les jeunes aiment rire. Pour Hugo « Ça redonne de l’énergie, c’est comme du sucre. » Ils ne font pas allusion à de grands comiques que l’on peut entendre sur les médias mais, c’est bien dans des moments passés entre eux que se partagent d’abord les rires. Et, pour en souligner l’importance, Hugo de conclure. « Une semaine sans rigoler, je suis pas bien. »

Question : Veillons-nous à ce que le rire soit un moment important de partage dans nos familles ?

Voir le 8è épisode de la saison 2 : Qu’est-ce qui te fait rire ?

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