Quest d education Etudie 1 355okLes parents sont souvent démunis quand vient l’heure des devoirs et des leçons. La table de la cuisine, de la salle à manger ou, dans le meilleur des cas, le bureau de la chambre, se transforme en champ de bataille où les adultes ne sont pas forcément dans le camp de celui qui doit prouver son efficacité. Réponse de Alain Thiébaut, directeur de l'établissement La Salésienne, à Veyrier, en Suisse.

 

 

Nous évoquons souvent la fatigue de l’enfant sans mettre assez l’accent sur celle des parents. Sont-ils prêts à affronter la dure réalité des devoirs après une journée bien remplie ! À chacun d’imaginer la façon de se détendre ; une douche, une activité sportive, une promenade, etc. Le corps ayant souvent été le parent pauvre des activités liées au travail, reprend alors sa place dans l’espace chronobiologique des grands et des petits.

Ce constat étant exprimé, vient l’heure où il faut se mettre en projet d’accompagner l’enfant dans ses devoirs en précisant le balisage de la séance : qui fait quoi, quand et comment ?

 

Mettre l'accent sur la relecture des consignes

Il est clair que ce ne sont pas les parents qui vont exécuter le travail scolaire. Ils vont veiller à ce que leur petit écolier soit dans de bonnes conditions : lumière, ambiance sereine et silencieuse, température, posture et surtout… un petit mot d’encouragement dans la relecture des consignes.
On laisse enfin l’étudiant seul en lui donnant rendez-vous dans un temps raisonnable. Lorsque son travail semble terminé, on essaie de prendre l’attitude d’un scientifique qui doit faire des recherches par tâtonnement expérimental. L’erreur n’est plus alors une tare mais un outil sur lequel on pourra s’appuyer pour progresser dans d’autres tentatives de réussite.
Quest d educ Etudie 2 355

 

Optimiser le temps d'apprentissage

Le décor étant planté, on peut s’attarder sur les outils qui aideront le jeune à optimiser l’efficacité de sa démarche d’apprentissage. Antoine de la Garanderie et bien d’autres chercheurs en pédagogie, ont développé, sous la notion de « gestion mentale », les gestes d’apprentissage. Ils sont classés en trois catégories : les gestes d’attention, de réflexion et de mémorisation.

 

  • Pour développer le geste d’attention, on commence à demander à l’enfant ce qu’il sait de sa leçon ou ce qu’il sait faire dans ses devoirs. En exprimant ses savoir-faire le jeune prend confiance en sa démarche et se sent valorisé. De plus, on prend le soin de mettre de côté tout ce qui est acquis. Ainsi, on allège la quantité de travail qui reste à faire.
  • Le geste de réflexion aborde, entre autres, la façon d’apprendre. Par exemple, si l’enfant est auditif, il gagnera à épeler les mots dont il doit apprendre l’orthographe.
  • Pour la mémorisation des leçons, le jeune va s’imaginer en train de restituer son savoir ou jouer au rôle du maître qui fait réciter ses élèves.

 

 

Celui qui apprend ses leçons et fait ses devoirs doit être acteur. Il doit mémoriser, rédiger, résoudre des problèmes mais aussi apprendre à apprendre. La méthode est aussi essentielle que le contenu.


En reprenant les notions de confiance et de douceur, nous donnons à notre accompagnement des devoirs une teinte Salésienne.

 



Alain Thiebaut

Chef d'établissement de l'école "La Salésienne" à Veyrier en Suisse

20 novembre 2014

 

A lire aussi sur Don Bosco Aujourd'hui...


Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Don Bosco Aujourd'hui pour la transmission de l'actualité salésienne. Elles sont conservées pendant 5 ans et sont destinées à la promotion des activités de la famille salésienne. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Salésiens de Don Bosco, 393 bis rue des Pyrénées, 75020 PARIS, France

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre Le systeme preventif p

Multimédia

Florian Boucansaud, ex-footballeur pro
C’est quoi le bonheur ?
Voir l'article

Mgr Cristobal Lopez, archévêque de Rabat,
Aux jeunes et aux parents
Voir l'article

P. Xavier de Verchère, salésien et scout
"Sur la jeunesse"
Lire l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • Société

    • Un petit traité d’éducation à la paix : « La première fois que quelqu’un m’a souri »

      La premiere fois que quelqu un m a sourri couv La paix, n’est-ce qu’un joli mot, un concept noble, voire un idéal chimérique ? Absolument pas, écrit Jean-Marie Petitclerc, salesien de Don Bosco, dans un livre d’entretien qui vient d’être édité aux éditions des Scouts et Guides de France. La paix est « une tâche à effectuer », une construction de chaque jour. Voilà le rôle de l’éducateur : apprendre aux jeunes à bâtir un projet commun de paix dans toutes leurs actions et dans tous les domaines de leur vie.

      Lire la suite

    • Après la rentrée… mon fils n’a pas d’amis 

      question education amitie 01 « Quand notre fils n’a pas été invité à l’anniversaire où la majorité des enfants de la classe sont invités, on commence à s’inquiéter ». Que dire à l’enfant qui se sent exclu ? « Tu dois être gentil »... « tu devrais inviter untel mercredi et aller au cinéma ». « Il faut, tu dois... » Cela va mal avec l’amitié. Car il faudrait en avoir envie. Mais comment donner du désir ? « Vas-y ! Dépasse un peu ta timidité ». Ce n'est pas évident non plus : « Je ne vois pas l’intérêt. Je préfère rester avec vous. »

      Lire la suite

    • Question d'éducation : Etre gentil, pas facile à vivre ?

      Gentilesse Serdu 1 Apprendre la gentillesse à ses enfants, n’est-ce pas les envoyer comme des agneaux au milieu des loups ? La méchanceté est bien présente dans notre monde compétitif et dur où tous les coups semblent recommandables. Faut-il alors leur appendre le calcul, la recherche de son intérêt « bien compris » ? La réponse estnclaire : inutile d’en rajouter !

      Lire la suite

    • Quelle présence dans la cour virtuelle des réseaux sociaux ?

      cour viturelle et reseaux sociaux Les relations sociales se font sur la toile autant que sur le béton de la cour. Alors, allons sur les réseaux sociaux ! Mais jusqu’où ? Faut-il encourager la présence des adultes sur les réseaux ? Pourquoi faire ? Quelle présence assurer ? Est-ce une bonne - ou fausse - bonne idée ?

      Lire la suite