dba961-12aFaut-il envoyer mon fils à l’internat ?

Oubliez vos idées préconçues sur l’internat ! Il a évolué avec son époque. Loin de l’austérité des pensionnats d’antan ; loin aussi de la « prison dorée » comme certains le pensent encore.

Vivre en internat, c’est d’abord bénéficier du soutien scolaire mis en place et accepter d’envisager sa scolarité comme une priorité ; c’est aussi choisir de grandir humainement avec et par les autres au travers d’activités parascolaires riches et variées, dans un climat de confiance avec l’adulte ; comme dans une seconde maison… (DBA 961)

Les jeunes viennent à l’internat pour construire leur parcours de vie mais aussi parfois pour se reconstruire.

dba961-12bQue faire face à ces jeunes et/ou leurs parents qui arrivent blessés par les échecs scolaires, fragilisés parfois par une dynamique familiale complexe, déstructurés et déboussolés aussi par la multiplicité des valeurs et des modèles présents dans leur vie, ou tout simplement en difficulté dans l’apprentissage du « vivre ensemble » ? Croire que seuls les parents démissionnaires confient leur enfant à l’internat est une erreur ! Mais il est vrai que beaucoup cherchent un renfort, car ils se sentent dépassés par l’évolution de leur enfant ou débordés pour des raisons qu’il ne nous appartient pas de juger. D’autres encore sont très pris par leur travail.

Que peut faire l’internat face à cette réalité ? Il a un rôle social préventif important, à mi-chemin entre la famille et l’institution. Il gère au mieux le soutien scolaire, les difficultés d’apprentissages, le manque de motivation scolaire, l’absence de sens de l’école parfois… Il se propose d’éduquer au « vivre ensemble » des jeunes de moins en moins habitués à la frustration, au partage, à la négociation ; des jeunes venant d’horizons parfois très divers, et cela, indépendamment du coût de la pension. Il tente également de gérer les crises, les disputes, les angoisses, les questions, les peurs et les doutes de ces hommes en construction. Il accompagne aussi les plus fragilisés, ceux-là même qui nous font sentir les limites de la bonne volonté. Il le fait… avec ses moyens humains et financiers parfois très réduits !

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L’internat crée les conditions pour que la pédagogie de Don Bosco puisse se vivre pleinement : aider les jeunes - particulièrement ceux fragilisés par la vie - à cheminer à la conquête de leur propre autonomie grâce à la présence parmi eux d’adultes proches, qui établissent une relation de confiance dans le dialogue, l’écoute et le respect mutuel. Les éducateurs étant les garants d’un cadre de vie structuré qui préserve les jeunes d’éventuelles expériences négatives. Tout cela demande du temps et on en dispose à l’internat !

Faire un passage à l’internat, c’est bénéficier d’un apprentissage réel de la vie en société. Régulièrement, et parfois indépendamment des résultats scolaires, cette maturation du jeune dans cette microsociété qui exige l’authenticité est constatée par l’entourage de l’élève-interne.

C’est pour cette simple raison que nos internats doivent continuer. Ils contribuent à ce que nos jeunes deviennent des citoyens. Et nous en avons un urgent besoin.

Quentin WILLEMS


Quentin Willems est directeur de l’Internat Don Bosco de Remouchamps, au cœur de la région Ourthe-Amblève, à côté de Liège.


Mot du jour

D’un côté, le papillon. Fragile et agile, il est signe de délicatesse et de légèreté. Volant de fleur en fleur pour se nourrir, il propage le pollen, élément essentiel à la reproduction des végétaux. Mais avant de devenir ce bel insecte, le papillon traverse plusieurs métamorphoses.

De l’autre, l’abeille. Organisée et infatigable, elle butine le nectar des fleurs puis fournit, en équipe, une puissance de travail remarquable pour le transformer en miel.

Sans les papillons et les abeilles, le monde végétal s’éteindrait rapidement.

Durant ce temps de Carême, commencé il y a tout juste une semaine, à l’image du papillon, sommes-nous prêts à nous laisser transformer par l’annonce de la Pâque du Seigneur ? A l’image de l’abeille, sommes-nous prêts, à rejoindre la ruche du Seigneur ?

Vive les p’happyculteurs !

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