Serdu 355Réponse de Gérard Schaffhauser, directeur du lycée professionnel Don Bosco à Wittenheim. Dés le 2nd trimestre, la question d'orientation se pose. La formation professionnelle n'est pas souvent bien perçue par les parents et leurs enfants. «Faut-il s'en inquiéter ?» Voici, cher parent, ce que vous allez vivre et penser. Ecoutez bien !

 

Nous sommes en rendez-vous avec le professeur principal de 3ème. D'entrée de jeu, le niveau scolaire fragile est évoqué, notes à l'appui, les remarques ne sont pas négatives. « Mais vous savez, ce n'est pas lui rendre service que de forcer votre jeune à tenter une seconde générale. Laissez-lui le temps d'accueillir le déclic ! La préparation d'un Bac professionnel en 3 ans comme son homologue le Bac Général, va lui permettre d'accéder au métier de son choix » Vient le choix du lycée en fonction de l'orientation souhaitée.

 

 

 

serdu2 355Peu à peu, au fil des mois, nos projets se transforment en projet personnel pour notre jeune. Une période d'immersion en 1ère Pro, plusieurs visites et passages aux Portes Ouvertes nous amènent à nous ranger du côté de l'avis de Mme le Professeur principal soutenue par l'ensemble de ses collègues.

 

Le choix de l'établissement se précise, l'inscription se concrétise. Les vacances nous permettent d'oublier un peu tous ces soucis.

Ce n'est pas comme avant... mais c'était avant

Fin août, la circulaire de rentrée nous donne les détails de l'accueil échelonné pour permettre une bonne rentrée, en douceur pour prendre connaissance. Et dès la 2ème semaine, une sortie de rentrée ! À peine rentrés, voilà qu'ils sortent !

 

Si on se penche sur cet emploi du temps, on découvre des matières aux appellations bizarres mais notre jeune prétend que les cours ne ressemblent pas à ceux du collège, qu'ils sont variés et qu'enfin on sent qu'ils servent à quelque chose. Je le raisonne en lui parlant du socle commun de connaissances, du livret personnel de compétences, de l'évaluation par compétences du collège. Mais ce qu'il y a de plus surprenant, c'est que le matin se passe dans une relative harmonie : plus de mal au ventre, plus de paroles désobligeantes. Le soir, on se retrouve et très souvent nous avons droit à un résumé des activités générales et professionnelles de la journée, le tout agrémenté de quelques notes plutôt bonnes.

L'avenir est ouvert. Il n'y a pas une voie unique

La recherche du 1er lieu de stage se fait avec l'aide des enseignants : certains sont impliqués dans l'accompagnement personnalisé, d'autres engagent des projets plutôt réalistes. D'ailleurs, 22 semaines seront consacrées à la formation en milieu professionnel au cours des trois années scolaires ! On se rapproche de la réalité. Certains camarades ont été guidés vers un CAP* et, là aussi, la possibilité de rejoindre la 1ère Bac Pro 3 ans existe au sein du réseau d'établissements « Lycée Professionnel Sud Alsace ». Il nous est de même confirmé qu'un Bac Pro obtenu avec mention Bien se doit d'être accueilli en BTS* et que certains d'entre eux, les plus motivés, se dirigent ensuite vers une Licence Professionnelle ou alors goûtent à l'apprentissage ou au contrat de professionnalisation. Mais d'ici là, on en reparlera !

Gérard Schaffhauser

directeur du Lycée Professionnel de Wittenheim
6 juin 2013

 

 

 

 

 

Pour aller plus loin

Gérard Schaffhauser a synthétisé des propos recueillis auprès de plusieurs familles lors de la FESTA, journée d'accueil des parents des nouveaux élèves du Lycée Professionnel de Wittenheim www.donboscowit.eu.

CAP : certificat d'aptitude professionnelle

BTS : Brevet de Technicien Supérieur


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mot du jour

Lorsque Jean Bosco découvre la misère des jeunes, son premier objectif n’est pas de trouver une église ou de construire une école mais d’avoir un terrain pour jouer !

Aux éducateurs, il conseille : « Donnez ample liberté de sauter, de courir, de crier à cœur joie ». Et Marie-Dominique écrit aux sœurs de St-Cyr-sur-mer: « Dites bien aux filles que je veux qu’elles soient joyeuses, qu’elles sautent, qu’elles rient, qu’elles chantent… ! »

La cour de récréation est pour nos fondateurs, le cœur de tout acte éducatif, le centre de toutes les rencontres, de la détente, du petit mot de l’éducateur à l’oreille du jeune, du jeu collectif où chacun est vraiment lui-même, sans artifice, ni crainte ; où les aînés prennent en charge les plus petits et les timides ; où les adultes jouent avec les jeunes ; où l’on découvre ensemble les règles du vivre ensemble…

Tant et si bien qu’on dira : « Don Bosco parmi les jeunes, c’est Don Bosco dans la cour de récréation. »

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