Serdu 964 4 pte« Ma fille veut organiser une fête. Je ne sais pas si je dois autoriser l'alcool.» Réponse de François Le Clère, éducateur spécialisé, formateur dans les Maisons Don Bosco. Votre fille interroge sur la liberté, les responsabilités mais aussi les limites et les interdictions que vous lui octroyez. La question de la consommation d'alcool est d'autant plus vive qu'elle vient nous interroger, comme adulte, dans notre rapport à l'alcool et à la fête.  Parfois les jeunes nous mettent dans l'urgence de répondre et dans le désir d'une réponse sans faille.

 

 

 

 

 

 

Les jeunes et l'alcool

La consommation d'alcool devient une étape incontournable des fêtes ou des sorties. Elle est même une pratique rituelle pour marquer la dimension festive et l'intégration dans le groupe de pairs. Cette dimension de reconnaissance des pairs peut d'ailleurs mettre votre fille dans un conflit de loyauté : plaire à ses amis en buvant de l'alcool et déplaire à ses parents ? Ou doit-elle décevoir ses amis et garder le souci de l'image auprès de ses parents ?

 

Serdu 964 3 pteDrogue, alcool, jeune, le trio de choc

Il faut l'avouer, en France, l'alcool produit moins de réprobation sociale que les drogues. La publicité et les enseignes d'alcool le savent bien et participent à cette banalisation. Ils ont pensé des produits spécifiques pour ces tranches d'âge. Les types d'alcool choisis par les adolescents ne sont pas les mêmes que ceux de leurs parents. Ils consomment plutôt des alcools forts et les « premix » : sodas corsés ou branchés. Malgré leur emballage qui ne les distingue pas des boissons sans alcool et leur goût très sucré, l'alcool y est bien présent. Dans l'échange avec votre fille, il est donc important de discuter des risques et de réfléchir aux raisons de cette consommation. L'échange sur l'alcool amènera, je pense, une réflexion sur d'autres aspects de la fête. En effet, la consommation de l'alcool est parfois associée au cannabis ou à d'autres drogues.

Comment éduquons-nous les jeunes à la fête ?

Ici, il s'agit de la place de l'alcool dans un moment particulier : la fête. Du coup, je me suis interrogé sur la manière dont nous éduquions les enfants et adolescents à la fête ? Les repas familiaux, les soirées de Noël ou les anniversaires sont autant de moments où les enfants et adolescents se construisent des pratiques de la fête. Ils s'identifient à la façon dont les parents, les frères et sœurs, les amis prennent plaisir à être là ensemble.

 

Quelle place prend l'alcool dans ces moments-là ? Quels sont les autres ingrédients de la fête qui ont permis que tout le monde s'amuse ?

L'alcool, c'est une peu de délire quand on s'ennuie !

En soirée, l'alcool est souvent là pour désinhiber et pour amener un peu de « délire » quand on s'ennuie. Comment leur apprendre à occuper de manière ludique et conviviale les soirées entre amis ? De fait, la question de l'alcool n'est plus la seule qui se pose pour l'organisation de cette fête. Peut-être faut-il prendre le temps de préparer son contenu et de penser comment ces jeunes vont partager un moment de plaisir et de convivialité ? N'hésitez pas à vous appuyer sur d'autres expériences vécues par vos enfants dans un club sportif, une association ou un mouvement de jeunes.

 

Une chose est certaine c'est que votre fille a eu le courage de vous adresser une question délicate que beaucoup de jeunes traitent sans en parler avec leurs parents. Elle approche de la majorité, et c'est une belle occasion pour l'éduquer à la responsabilité et au discernement.

François Le CLERE

Directeur du Vadocco

Doctorant en Sciences de l'éducation

21 mars 2013

 



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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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