966_1010« Mon enfant réclame de l’argent de poche. Il me trouve radine »

Quand leurs enfants leur lancent : « Vous êtes radins ! Mes copains reçoivent bien plus ! », de nombreux parents ne savent comment réagir. Il s’agit d’abord de ne pas se laisser berner par cet argument des copains qui ont soi-disant bien plus d’argent de poche : les parents qui vérifient se découvrent souvent… très généreux !  (DBA 966) 

 

Devant un gadget, un vêtement…, l’adolescent le plus mûr, le plus raisonnable est tenté comme tout le monde ; discuter avec lui va l’aider dans ses décisions et choix.
L’école de nos enfants a ouvert un snack qui offre tous les jours des sandwichs, des frites, des cornets de pâtes, ce qui, avec la boisson, revient à plus ou moins 5 €. Cher, mais très tentant ! En famille, on en a parlé : ce n’est pas normal - ni diététique - de s’offrir un repas de midi pareil chaque jour. D’autre part, c’est important pour notre fille de treize ans d’être un peu ‘comme ses copines’! On lui a donc permis de manger au snack une fois par semaine. Reconnaissante et convaincue par ce raisonnement, notre fille a osé en parler à ses amies qui se sont dit, elles aussi, que leur argent de poche y passerait tout de suite si elles allaient chaque jour au snack, et ont donc décidé de n’y manger que le jeudi. Pour elles, comme pour nous parents, il s’agit d’un compromis éducatif !

966_1011Comme cette jeune qui réclamait plus d’argent de poche pour économiser et s’acheter des vêtements Abercrombie ou Superdry. Son père l’a fait réfléchir : « Si vraiment tu en rêves, je ne te dirai peut-être pas non, mais réfléchis : un tee-shirt Superdry coûte plus ou moins 80 € ! Avec cette somme, tu peux t’en acheter combien, de ravissants tee-shirts d’une autre marque ? ! » Père et fille ont surfé sur internet, et l’adolescente a reconnu qu’en fait, il s’agissait de vêtements qui n’ont rien d’extraordinaire ; elle était prête à en acheter un, uniquement parce que tous ses copains ne jurent que par cette marque !
Un garçon de quinze ans désirait des chaussures de marque. Ses parents ont promis de les lui offrir si son prochain bulletin leur donnait satisfaction. Quand leur fils revenait à la charge, ils lui disaient : « On te l’a promis. Si tu respectes notre contrat, tu les auras ! » N’est-ce pas plus éducatif que de satisfaire les désirs des jeunes sur le champ : « tout ce qu’ils veulent, tout de suite » ? Au moins ce garçon en aura « rêvé » de ses chaussures ! Il les appréciera et il en prendra soin !
De nombreux jeunes à qui on ne refuse rien, sont en état de crise. Ils ne peuvent accepter d’attendre, et il arrive aussi que certains « tombent » facilement dans le « racket » ou le vol : ce qu’on ne peut pas s’offrir, on l’obtient par n’importe quel autre moyen.
Les parents devraient apprendre à leurs jeunes à tenir un « cahier de comptes », et ainsi noter leurs dépenses et leurs économies. Quel adulte n’a pas expérimenté que s’il n’a pas dressé une liste de courses avant d’entrer dans une grande surface, il est tenté de faire des dépenses inutiles ? Je suis convaincue que les jeunes doivent être éduqués, formés, accompagnés dans le domaine de la gestion de l’argent comme dans tous les domaines !

 

N’ayons pas peur de dialoguer et de dire « non » lorsque cela est nécessaire. En tant que parents, on croit parfois être aimés et respectés de nos enfants en satisfaisant toutes leurs demandes. Non !.. Les enfants respecteront l’adulte qui fait ce qu’il dit, qui a des valeurs et des convictions, celui en qui ils sentent une stabilité et une réflexion juste… plus que celui qui se fait « carpette » devant eux par peur de leur déplaire.
Les faire réfléchir, cela les prépare à la vie où tout ne tombe pas du ciel. Dialoguer est un travail de tous les jours, un combat même, mais c’est la règle d’or de l’éducation.

Anna Di Vito

Anna Di Vito est éducatrice à l’internat Don Bosco de Ganshoren (Bruxelles).

 

 


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Indispensable, pas indispensable une ou un meilleur ami ? Pas forcément, mais reste qu’elle ou il est souvent là. Ce lien s’enracine fréquemment dans la petite enfance. Nos jeunes interviewés en attendent du soutien, de la bienveillance.

Pour William avec un meilleur ami on se doit de conjuguer les verbes « rigoler » et « épauler ». Tara résume bien le sentiment de beaucoup : «… quelqu’un qui essayera de faire en sorte que je prenne toujours un bon chemin… qui m’aidera à avancer dans ma réflexion… avec qui je peux débattre… qui pourra m’accompagner dans les difficultés de la vie… qui sera toujours là. »

Question : Que sont nos amis devenus… ?

Voir le 8è épisode : Un meilleur ami ?

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