Catherine-Foucher-Scout-355A l'initiative de Catherine Faucher responsable du département pédagogie, les Scouts et Guides de France ont lancé un « observatoire éducatif »sur les questions concernant la jeunesse. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DBA : Comment est né ce projet ?
Catherine Faucher : Notre mouvement a toujours eu le réflexe d'observer le monde des jeunes pour mieux répondre aux attentes et aux défis de notre société. L'idée est venue d'avoir quelque chose de permanent, qu'on a appelé « observatoire éducatif », parce que son rôle est d'observer les jeunes de six à vingt et un ans dans notre société. De là sortiront des données pouvant inspirer des con seils pour aider les éducateurs.

 

DBA : Depuis quand existe-t-il ?
C.F. : En fin 2010, j'ai voulu créer un groupe de travail qui mélange des responsables pédagogiques de chez nous et différents spécialistes scientifiques touchant la psychopédagogie, la sociologie, la philosophie, la pastorale, et des journalistes. Il y a Gwenaëlle Boulet, du journal pour ados « Phosphore », la sociologue Brigitte Bleuzen, le P. Christian Salenson qui dirige l'Institut des Sciences et des Religions de Marseille, Christiane Durand, la responsable de l'observatoire national de pédagogie de l'Enseignement  Catholique, et quel ques autres.

 

DBA : Qu'avez-vous produit actuellement ?
Catherine-Foucher-Scout-18-25-355C.F. : Notre groupe s'est retrouvé trois fois en 2011 et cinq fois cette année. On a fait deux choix. En premier lieu, nous étions interpellés par le phénomène des « indignés », tout ce qui concerne le rapport à l'engagement citoyen, à la politique, à la manière de s'engager aujourd'hui chez les 18-25 ans. Une interpellation d'une page est sortie pour la rentrée, à chacun maintenant de s'en saisir. Pour le second choix, nous avons été touchés par la manière dont les ados, plutôt années « collège », pa-lent entre eux, se traitent, entre garçons et filles, entre filles, entre garçons, tout ce qui a rapport à leur identité sexuée. Le vocabulaire paraît violent, agressif à des adultes, et même à des chefs qui n'ont que sept à huit ans de plus que leurs jeunes. Est-ce que cela signifie quel que chose ou pas dans la construction de leur identité sexuée ? On veut récupérer un corpus d'expressions et partir vraiment de ce qu'ils disent. On a profité du Jamboree qui a eu lieu fin juillet 2012 : une dizaine d'observateurs se sont promenés, ont pris des notes, etc. Ils étaient aidés par un questionnaire précis. Ils devaient noter non seulement le vocabulaire, mais aussi le langage du corps et les réactions de l'entourage. On a également interrogé des chefs et des cheftaines. En suite, au cours du premier trimestre et jusqu'à Noël, on a répertorié ces expressions des ados. On va travailler dans les collèges, les réunions, les quartiers, les aumôneries, plein de lieux différents. En même temps, on va essayer d'analyser le vocabulaire recueilli, et du coup, on pourra dégager des repères pédagogiques à donner aux chefs et cheftaines pour la construction de l'identité sexuée des jeunes.

 

DBA : Quel est le lien avec les colloques réalisés depuis le début de l'année ?
C.F. : Ils sont antérieurs à l'observatoire, en lien avec les cent ans du guidisme. L'ensemble des quatre colloques aborde le thème : « Qu'est-ce qu'être femme, ou fille, ou garçon, dans une Alliance ? » Celui de mars 2012 privilégiait l'entrée éducative ; celui d'Angers se situait sous l'angle historique : l'histoire de la femme, ses droits, et une table ronde avec quatre générations de femmes. Celui de septembre, à Lille, avait une entrée sociale : « La femme aujour d'hui dans la société française ». Il y a des ghettos, l'éducation, la santé, qu'est-ce que cela signifie ? Le dernier, en mars 2013, concernera l'alliance homme-femme. Notre obser vatoire est arrivé après que les choses soient lancées. Ce n'est pas lui qui fait le lien entre ces différentes choses, mais il est appelé à le devenir.

 

DBA : Avez-vous déjà des échos sur le terrain ?
C.F. : On trouve des échos des colloques sur un blog à partir du site www.sgdf.fr. Finalement, on s'aperçoit que c'est une vraie question, les stéréotypes demeurent. Il y a donc quelque chose à faire. La mi xité chez nous croît depuis vingt ans. Quels sont ses ef fets ? Les maîtrises sont mix tes ; comment vivent-elles cela, et quel modèle donnent-elles à voir ? L'observatoire et d'autres lieux fourniront des éléments plus éducatifs et pédagogiques, mais on n'est pas encore à cette phase-là.  La fusion entre les Scouts et
les Guides de France a eu lieu en 2004. Il est temps de nous poser pour prendre le temps de réfléchir. Nous ne pouvons pas nous contenter de reproduire, tel quel, ce que nous ont transmis nos aînés. Il faut tenir compte des exigences des parents, des courants de pensée, de la complexité de notre monde. Notre but est d'observer les jeunes d'aujourd'hui pour faire évoluer la pédagogie du mouvement.

 


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À la question : « Ce que je ne pourrais pas pardonner ? » la réponse fait quasiment l’unanimité : « la trahison ! ». Que ce soit en amitié ou en amour, c’est ce qui est pour les jeunes le plus difficilement pardonnable. « Quand tu me trahis, tu me plantes un couteau dans le dos. » nous dit Michelle

Maëva exprime bien que derrière cette immense déception de la trahison il y a la perte d’une importante valeur : la confiance. « Il n’y a pas de relation sans confiance. Une fois qu’elle est trahie, elle est très difficile à redonner. » Don Bosco a mis la confiance au cœur de son système éducatif. C’est dire son importance et la nécessité de la préserver dans la relation avec les jeunes.

Question : Les jeunes semblent nous dire que l’impardonnable est définitif. Cela pose pour nous la question de l’éducation au pardon et de sa dimension chrétienne. Voir le premier témoignage du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand.

Voir le 4è épisode de la saison 2 : L’impardonnable ?

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