mgr luv van loy lourdes synode famille 001 Monseigneur Luc Van Loy, ancien vicaire général des Salésiens et évêque de Gand en Belgique a participé au synode sur la famille, à Rome. Il est intervenu à Lourdes au rassemblement de la famille salésienne. Il a mis l'accent sur le changement énorme qui est réalisé au sein de l'Eglise à cette occasion. La famille, lieu de référence du christianisme, échappe à tout modèle et interroge l'Eglise sur son fonctionnement et sa mission.

 

Le synode sur la famille a réuni 270 évêques de tous les coins du monde ainsi que 40 laïcs, quelques familles, 20 représentants d'autres Églises chrétiennes et 10 représentants des religieux.

 

Treize groupes linguistiques ont travaillé sur le texte de base

La nouveauté de ce synode a été que le travail s'est étendu sur deux ans. Début 2014, le Pape a fait présenter une enquête au peuple de Dieu dans le monde entier suivi, en octobre 2014, du premier synode sur la famille. Ensuite une seconde enquête a été présentée au peuple de Dieu. Avec ces éléments, un texte de base a été préparé pour le synode d'octobre 2015.

 

Treize groupes linguistiques ont d'abord travaillé sur ce texte de base. Les trois parties du texte ont ainsi été étudiées et amendées avant de passer dans la grande assemblée. Après tout ce processus une commission a rédigé le texte final, qui a été voté paragraphe par paragraphe par les 270 évêques recevant les deux-tiers des votes pour chaque paragraphe. Voilà que l'Église s'est renouvelée, offrant une ouverture fondamentale à la pastorale dans le contexte particulier des régions et des continents.

 

Le synode a déclaré que l'Église ne veut plus juger

mgr luv van loy lourdes synode famille 002 Mgr Luc Van Loy au rassemblement salésien de LourdesLa situation des familles est tellement différente dans chaque continent qu'il est difficile de parler d'une application unique de la doctrine de la foi. Il est clair que chaque baptisé est membre de l'Église. Le synode a déclaré que l'Église ne veut plus juger, mais au contraire s'ouvrir à chacun dans la situation concrète où il se trouve, aussi difficile soit elle. Prenons la situation des mariés, séparés et remariés. Dans la presse, on en a beaucoup parlé. Est-ce que ces personnes peuvent se présenter à la communion durant la célébration eucharistique ? La réponse est claire : l'Église doit s'occuper de ces familles nouvelles. On ne les juge pas, par contre on les accompagne pour trouver la façon la plus sûre pour s'intégrer dans la pleine communion de la communauté chrétienne.

 

Le pape François a retourné la pyramide

Entre parenthèse, on disait que l'Église s'est trop longtemps concentrée sur le fait qu'il y avait ou non union sexuelle. Pensons aux hommes qui terrorisent constamment leur partenaire, ou aux industriels qui terrorisent leur personnel, ou aux politiciens terrorisant des peuples entiers. Il nous parait injuste que ces personnes puissent se présenter à la communion alors qu'on la nierait à des personnes en difficulté de relation alors qu'elles ont honnêtement cherché et trouvé une nouvelle union de mariage stable et heureux.

 

mgr luv van loy lourdes synode famille 003 Mgr Luv Van Loy avec les jeunes du rassemblement de LourdesL'Église a changé. Il y avait, de temps à autre, une tension entre la doctrine et la pastorale, comme il y en avait entre le principe du sabbat et les guérisons de Jésus, comme il y en a entre réprimander et accueillir, entre juger et accompagner. L'Église a changé grâce au pape François. A la fin de la célébration du 50ème anniversaire du synode Vatican II, le pape François a introduit clairement la notion de « synodalité ». C'est à dire qu'il a retourné la pyramide, donnant la première importance au niveau local des diocèses, après vient le niveau de la conférence épiscopale régionale et à la fin le niveau mondial au saint siège. "Ne me demandez pas de résoudre des questions locales », a-t-il dit, « c'est à vous de le faire" toujours en communion avec le st Père.

 

Les mots-clefs du synode

le synode a travaillé dans la ligne de Vatican II, cherchant une merveilleuse ouverture. Les mots-clefs resteront dans la mémoire. Le premier est celui de la « synodalité », le sens de coresponsabilité à des niveaux différents, en dialogue avec tous. Le deuxième est le « discernement », pour aider les jeunes à bien comprendre le sens de l'engagement pour la vie. Le troisième : la « miséricorde », en exprimant par là que l'Église ne veut plus juger les personnes mais les accueillir. Et enfin il reste le mot « tendresse », pour signifier que l'Église est mère de tous. Comme nous l'avons appris, Don Bosco, lui, parlait de « amorevolezza ». Le pape a traduit ce terme par « miséricorde », et le synode l'a fait par « tendresse ».

 

Le synode a renouvelé le cœur des évêques. Que le cœur des chrétiens puissent également être renouvelé.

 

Mgr Luc VAN LOY,
ancien vicaire général des Salésiens et évêque de Gand en Belgique
19 novembre 2015

 

 

A lire aussi sur Don Bosco Aujourd'hui....

 

 


Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Don Bosco Aujourd'hui pour la transmission de l'actualité salésienne. Elles sont conservées pendant 5 ans et sont destinées à la promotion des activités de la famille salésienne. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Salésiens de Don Bosco, 393 bis rue des Pyrénées, 75020 PARIS, France

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre Le systeme preventif p

Multimédia

Florian Boucansaud, ex-footballeur pro
C’est quoi le bonheur ?
Voir l'article

Mgr Cristobal Lopez, archévêque de Rabat,
Aux jeunes et aux parents
Voir l'article

P. Xavier de Verchère, salésien et scout
"Sur la jeunesse"
Lire l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • Société

    • Un petit traité d’éducation à la paix : « La première fois que quelqu’un m’a souri »

      La premiere fois que quelqu un m a sourri couv La paix, n’est-ce qu’un joli mot, un concept noble, voire un idéal chimérique ? Absolument pas, écrit Jean-Marie Petitclerc, salesien de Don Bosco, dans un livre d’entretien qui vient d’être édité aux éditions des Scouts et Guides de France. La paix est « une tâche à effectuer », une construction de chaque jour. Voilà le rôle de l’éducateur : apprendre aux jeunes à bâtir un projet commun de paix dans toutes leurs actions et dans tous les domaines de leur vie.

      Lire la suite

    • Après la rentrée… mon fils n’a pas d’amis 

      question education amitie 01 « Quand notre fils n’a pas été invité à l’anniversaire où la majorité des enfants de la classe sont invités, on commence à s’inquiéter ». Que dire à l’enfant qui se sent exclu ? « Tu dois être gentil »... « tu devrais inviter untel mercredi et aller au cinéma ». « Il faut, tu dois... » Cela va mal avec l’amitié. Car il faudrait en avoir envie. Mais comment donner du désir ? « Vas-y ! Dépasse un peu ta timidité ». Ce n'est pas évident non plus : « Je ne vois pas l’intérêt. Je préfère rester avec vous. »

      Lire la suite

    • Question d'éducation : Etre gentil, pas facile à vivre ?

      Gentilesse Serdu 1 Apprendre la gentillesse à ses enfants, n’est-ce pas les envoyer comme des agneaux au milieu des loups ? La méchanceté est bien présente dans notre monde compétitif et dur où tous les coups semblent recommandables. Faut-il alors leur appendre le calcul, la recherche de son intérêt « bien compris » ? La réponse estnclaire : inutile d’en rajouter !

      Lire la suite

    • Quelle présence dans la cour virtuelle des réseaux sociaux ?

      cour viturelle et reseaux sociaux Les relations sociales se font sur la toile autant que sur le béton de la cour. Alors, allons sur les réseaux sociaux ! Mais jusqu’où ? Faut-il encourager la présence des adultes sur les réseaux ? Pourquoi faire ? Quelle présence assurer ? Est-ce une bonne - ou fausse - bonne idée ?

      Lire la suite