italienLe soir du 28 mai dernier, dans un parc de Munich, Domenico Lorusso, jeune italien, a été tragiquement assassiné par un voyou alors qu'il se promenait en vélo avec sa fiancée. Domenico, ayant grandi dans l'oratoire salésien de Potenza, environ 20 jours avant de mourir avait posté sur son profil de Facebook une photo de l'oratoire et un bref poème: un vrai hymne à l'oratoire.

 

 

 

 

 

Domenico était le cadet de quatre frères, une famille unie et profondément chrétienne. Comme ses frères, il avait grandi dans l'oratoire salésien de Potenza s'engageant dans le groupe des servants de messe et des Amis de Domenico Savio.

 

 

 

Disponible et ponctuel dans ses engagements, Domenico avait conquis tout le monde avec son sourire. Dans la cour, il se promenait souvent avec ses camarades et avec les jeunes les plus polissons comme le faisait Domenico Savio cherchant à imiter et à faire siennes ses attitudes. Ceux qui l'ont connu témoignent qu'il était riche en grâce et en enthousiasme juvénile. Il traitait tout le monde avec respect et, quand les activités s'arrêtaient pour les prières du soir, il se mettait à côté des plus "vifs" veillant sur eux pour les quelques minutes des prières et du Mot du soir.

 

Au terme des études, Domenico avait obtenu une licence en ingénierie informatique à Rome et après avoir complété sa formation par des expériences à Liverpool et à New York, il s'était transféré en Allemagne où il s'était intégré parfaitement au niveau social et professionnel pour une industrie aéronautique.

 

Quelques jours avant d'être assassiné, Domenico avait posté sur Facebook une photo et un bref texte sur son oratoire; un petit poème, riche d'expérience personnelle, qui témoigne que l'oratoire peut être une expérience qui marque la vie.

 

L'oratoire

Et maintenant.
Après une vie remplie de lieux et des personnes si différentes.
Tu reviens toujours plus fort qu'auparavant.
Voici la nostalgie de toi, de la joie de te revoir et rester avec toi,
De pouvoir grandir avec toi.
Désireux d'apprendre et de te partager avec les amis.
Voici la conscience de ton message et de son pouvoir immense.
Maintenant je peux te reconnaitre
Au milieu de toutes ces illusions qui s'habillent de ton nom.
Et maintenant je ressens la forte absence
de ce manteau qui m'enveloppait à l'ensemble de tous mes amis
Pour me protéger,
Pour me faire grandir plus fort.
Il n'y a pas d'autre endroit au monde
où je voudrais grandir et apprendre
le sens profond de la vie : l'AMOUR.


Domenico Lorusso

ANS
13 juin 2013


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À la question : « Ce que je ne pourrais pas pardonner ? » la réponse fait quasiment l’unanimité : « la trahison ! ». Que ce soit en amitié ou en amour, c’est ce qui est pour les jeunes le plus difficilement pardonnable. « Quand tu me trahis, tu me plantes un couteau dans le dos. » nous dit Michelle

Maëva exprime bien que derrière cette immense déception de la trahison il y a la perte d’une importante valeur : la confiance. « Il n’y a pas de relation sans confiance. Une fois qu’elle est trahie, elle est très difficile à redonner. » Don Bosco a mis la confiance au cœur de son système éducatif. C’est dire son importance et la nécessité de la préserver dans la relation avec les jeunes.

Question : Les jeunes semblent nous dire que l’impardonnable est définitif. Cela pose pour nous la question de l’éducation au pardon et de sa dimension chrétienne. Voir le premier témoignage du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand.

Voir le 4è épisode de la saison 2 : L’impardonnable ?

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