Pina-355Qui sont les Volontaires de Don Bosco ? Peu de gens le savent car elles vivent leur foi et leur mission dans la réserve et la discrétion. Don Bosco Aujourd'hui a rencontré Pina Bellocchi, italienne, conseillère pour la vie salésienne et en charge de la région France-Belgique, de l'Afrique et des pays francophones.

 

Don Bosco Aujourd'hui : Qui sont les Volontaires de Don Bosco ? Pourquoi cette discrètion ?

P. Bellocchi : Comme Jésus, nous choisissons de rester au milieu des gens, insérées dans nos familles, dans nos milieux professionnels, dans nos quartiers pour témoigner des valeurs de l'Evangile par une vie radicalement donnée. A travers les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance, nous nous employons à être signe d'amour gratuit parmi les gens, à vivre en cohérence les valeurs humaines et chrétiennes de justice, d'honnêteté, de disponibilité, de charité jusqu'au sacrifice de nous-mêmes. Tout cela, dans l'esprit et le style de Don Bosco. Nous nous rendons disponibles aux jeunes et à toutes leurs problématiques, pour être des éducatrices qui accompagnent, discrètement et efficacement en même temps. Nous privilégions les plus pauvres et rejetés, choisissant les milieux plus difficiles, aux frontières.

 

« Nous voulons être comme le levain dans la pâte »

 

Nous vivons notre choix de consécration avec réserve et discrétion, selon le style des Instituts Séculiers, pour pouvoir être une présence "pauvre" au milieu des gens. Nous ne voulons pas que "le fait de parler de notre appartenance" nous distingue des autres et "nous mette l'étiquette d'un statut", mais nous désirons être "des modèles imitables de quiconque" et partager avec tous la vie de tous les jours sans aucun "filet de sauvetage". Comme Jésus, à Nazareth, n'a pas révélé qu'il était le Christ, nous voulons, par notre présence, et comme le levain dans la pâte, transformer peu à peu les réalités dans lesquelles nous sommes insérées, les rendre meilleures.

 

DBA : Quels sont les défis majeurs de votre institut ?

 P. B : Nous sommes environ mille trois cents sur tous les continents. Au cours de ces dernières années, l'Institut s'est fortement développé en Afrique et en Orient. Du 18 au 28 juillet 2013, les représentantes des différents pays du monde se sont réunies à Rome, pour réfléchir sur le thème de la formation permanente de l'Institut, pour élire la Responsable Majeure et son Conseil Central. Offrir une bonne formation à toutes les Volontaires est d'une importance fondamentale pour pouvoir répondre aux défis du monde actuel.

 

DBA : Quel est votre projet de vie dans la société et auprès de jeunes ?

 P. B : Nous voulons témoigner par nos vies, plus qu'avec des paroles, qu'il est possible de vivre bombardées de mille suggestions, mais de rester en même temps capables d'aimer chastement, de bien utiliser l'argent, sans attacher son cœur aux choses. Nous devons accompagner les jeunes, souvent désorientés et sans point de référence pour les aider à distinguer les "lumières factices" de la vraie Lumière, pour faire émerger l'énergie et les capacités qu'ils ignorent souvent posséder, pour faire germer l'espérance quand ils pensent l'avoir perdue, pour les secouer d'une apathie qui les paralyse si souvent.


Propos recueillis par Karine Gold Dag

27 février 2014

 

 Volontaires Pina Bellochi dans un orphelinat 355Pina Bellocchi, Volontaire de Don Bosco, dans un horphelinat en AfriqueVolontaire Olga 355Volontaire de Don Bosco, Olga est responsable de l'institut séculier des VDB au niveau mondial

 

 

 

 

Pour aller plus loin

Le site internet des soeurs : www.volontariedonbosco.org

Un peu d'histoire : à Turin, le 20 mai 1917, Luigina Carpanera, Maria Verzotti et Francesca Riccardi, des femmes profondément engagées, lancent une "révolution silencieuse". Elles cherchent à réaliser leur désir profond de vivre comme "Filles de Marie Auxiliatrice dans le monde", avec les conseils de Don Rinaldi Directeur de l'Oratoire FMA et l'encouragement de sr Felicina Fauda. En savoir plus sur les VDB.

 

 


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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Don Bosco Aujourd'hui pour la transmission de l'actualité salésienne. Elles sont conservées pendant 5 ans et sont destinées à la promotion des activités de la famille salésienne. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Salésiens de Don Bosco, 393 bis rue des Pyrénées, 75020 PARIS, France

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