Vides Madagascar 355 2Depuis plusieurs années, le V.I.D.È.S reçoit de nombreuses demandes de volontariat d'été car certains étudiants souhaitent vivre des vacances riches de rencontres et de découvertes. C'est pourquoi le V.I.D.È.S a lancé cette année le projet Madagascar, en collaboration avec l'association « Grandir Dignement », fondée par David et Hélène Muller, eux-mêmes anciens du V.I.D.È.S. 

 

 

Les treize volontaires du V.I.D.È.S ont travaillé dans le centre de rééducation des jeunes placés par la protection sociale de l'enfance, et dans la maison d'arrêt pour mineurs de Tananarive, prenant le relais des animateurs en vacances. Virginie Mérel, salésienne de Don Bosco et organisatrice du voyage, témoigne de cette mission qui a transformé les jeunes qu'elle accompagnait.

 

 

 « J'ai compris que ces jeunes malgré les délits qu'ils ont pu commettre
ont un cœur énorme. »

 

« Madagascar est un pays en pente descendante : la crise, la pauvreté mettent à la rue énormément d'enfants. Ils vivent, ainsi que  des familles entières, au-mileu de montagnes d'ordures. Elles essayent d'en retirer ce qui pourrait leur être utile pour le revendre sur le marché pour trois sous : bouteilles en plastique vides, boîtes de conserve... Cette grande pauvreté a beaucoup interpellé les treize jeunes volontaires V.I.D.È.S.

 

Vides Madagascar 355 4 Virginie Mérel avec les jeunes du VIDES au milieu des prisonniersVides Madagascar 355 3Danses salésiennes avec les mineurs incarcérés.VIDES Madagascar 355Equipe d'animation en temps de préparation.

Nous avons été saisi par le monde des prisons.

« On est très loin du respect des droits de l'enfant, même si l'association Grandir Dignement œuvre déjà pour réhabiliter les lieux, permettre aux jeunes d'avoir un repas par jour et faire de l'éducation. Les jeunes incarcérés doivent être enfermés dans les dortoirs de 18 h à 6 h. Les lits sont de grandes planches où tous s'alignent côte à côte sur un grand matelas qui couvre toute la surface du « lit ». 

 

Le charisme salésien est né dans les prisons.

« La vocation de Don Bosco est née dans ce cadre là, en visitant les prisons de Turin. Les jeunes ont été interpellés par l'actualité du charisme salésien et du système préventif dans la prison de Tananarive. Le soir à 17 h, tous les jeunes sont appelés à se mettre au garde à vous, font un salut militaire, un signe de croix et on les envoie derrière les barreaux. Nous étions là et c'était terrible de voir les petites mains qui se tendaient vers nous à travers les barreaux.

 

Nous avons été surpris par la joie de ces jeunes.

« Tout leur plaisait. Ils attendaient notre arrivée avec impatience. En dehors de nous, il n'y avait aucune distraction, ni animation. En temps normal, il y a des formations telles que de la vannerie, des cours professionnels, le travail du cuir, la fabrication de savon mises en place par  Grandir Dignement. Mais ces formations étaient suspendues pendant les vacances et nous prenions le relais. Grandir Dignement s'arrange pour que chaque jeune ait au moins un repas par jour pendant notre séjour, ils ne savaient pas comment ils allaient faire pour continuer car le Programme Alimentaire d'Aide s'était arrêté. Certains ont la chance d'avoir une famille qui leur apporte de la nourriture en prison mais les autres.... Pour nous avec un euro, on ne fait pas grand-chose mais il faut savoir que là-bas, avec un euro on peut offrir 2 ou 3 repas à un gamin

 

Penser l'animation avec les éducateurs malgaches

« Les préparations des animations pour les jeunes étaient très riches : on s'est parlé, écouté, on s'est laissé déplacer par une autre façon de raisonner et de penser l'animation. Nous avions peu de moyens. Nous avons organisé un pôle « jeux de société », un autre avec des jeux sportifs (olympiades...), un autre avec des petits jeux d'animation et un autre avec du travail manuel : scoubidous, bracelets en plastique et brésiliens, mandala. Et chaque fin de semaine, il y avait un « temps fort » sous forme de kermesse, de grand spectacle, de tournoi. Le V.I.D.È.S a offert des lots et à la fin on a offert 200 polaires et le goûter aux jeunes.

 

Les jeunes ont touché du doigt l'universalité de la famille salésienne.

« Les églises sont pleines et beaucoup de jeunes y sont très actifs. Les célébrations sont joyeuses et dynamiques. Les Malgaches sont assez réservés, discrets mais très accueillants et courageux. C'est un peuple très digne et qui reste digne malgré la pauvreté dans laquelle il vit. Ils se battent pour survivre, ont un très grand sens de l'effort. Ils n'hésitent pas à faire 15 km à pied pour une messe. Les jeunes volontaires ont aussi fait une belle découverte de la famille salésienne là-bas. Ils ont été sensibles à l'accueil reçu chez les sœurs salésiennes auxquelles ils ont rendu visite : joie, chants... Ils ont touché du doigt l'universalité de la famille salésienne. »

 

Témoignage de Soeur Virginie Mérel

Propos recueillis par Joëlle Drouin, 

soeurs salésiennes de Don Bosco

12 septembre 2014

 

PROJET MADA 2014-TEMOIGNAGES

 

« Cette expérience, même si elle n'a duré qu'un mois, a bousculé mon quotidien. Je ressors grandis de cette expérience. Je suis plus tolérante qu'avant, j'ai compris que ces jeunes malgré les délits ou les crimes qu'ils ont pu commettre ont un cœur énorme et qu'il y a beaucoup de bon en eux. Il ne faut pas simplement s'arrêter à ce qu'ils ont fait, il faut apprendre à les connaître, à les comprendre. »

Laure Malige

 

« Cette expérience de volontariat a été, pour moi, une belle et enrichissante aventure de service, de vie de groupe et de foi. Je garde en mémoire, bien évidemment, énormément de choses de ce temps fort mais je vais essayer de le synthétiser en trois mots : Donner, Grandir et Recevoir.

  • Partir pour donner ...
  • Partir... en partant loin, j'ai pu me "quitter", me confronter à moi-même et ainsi, redécouvrir et grandir dans ma foi.
  • Partir et recevoir ... car c'est en donnant que l'on reçoit ! Dans une expérience de volontariat, on reçoit beaucoup plus généralement que l'on donne  ! »

Anne-Florence Perras

 Découvrez d'autres témoignages dans la lettre du V.I.D.È.S

 

 

A lire aussi sur Don Bosco Aujourd'hui....

 

Pour aller plus loin

L'association Grandir dignement : www.grandirdignement.org

Le VIDES : http://www.vides-france.com

La lettre du VIDES : découvrir d'autres témoignages des volontaires partis aux quatre coins du monde


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Mot du jour

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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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