chaptire 3 355« Très chers Sœurs, Frères, membres et amis de la Famille Salésienne. C’est à mon tour de vous donner des nouvelles de Rome, nous écrit Anne Orcel de Rome. Chaque jour, ma prière et ma pensée rejoignent nos Provinces de France et de Belgique Sud, nos Ecoles et les jeunes et tous les partenaires de la belle mission éducative de Don Bosco et de Marie-Dominique. D’ici, je vois avec de la hauteur, et je suis émerveillée par tout ce que, tous ensemble, nous réalisons ! »

 

 

« Bientôt un mois que Sr. Chantal, Sr. Bénédicte, Sr. Cécile et moi-même, avons commencé la grande aventure du Chapitre Général des Sœurs Salésiennes au nom de nos Provinces de France et de Belgique Sud. Une aventure qui ne cesse de nous faire voyager à travers le monde, à la découverte des merveilles qui se font pour et avec les jeunes, en Famille Salésienne, dans tous les coins de la planète.

 

Un dialogue constant entre les 94 pays présents

Chaque sœur rencontrée ouvre un horizon nouveau, chaque conversation élargit notre connaissance de ce monde, ouvre notre mentalité à l’universel. Je vous le rappelle, nous sommes 194, de 59 nationalités différentes, représentant 94 pays !

 

Prendre du recul

Cette semaine a été particulièrement intensive, mais ce n’est qu’un début d’intensité : nous avons pris la vitesse de croisière ! Nous l’avons fait en plongeant d’abord dans tout ce que l’Institut a vécu depuis le Chapitre précédent, en 2008. Une présentation de chaque dicastère, et ce n’est pas fini. La réalité des sœurs missionnaires, les nouvelles présences, la formation initiale et permanente des sœurs, la pastorale des jeunes, la gouvernance de la Congrégation, la Famille Salésienne, la Communication, l’économat, les services administratifs, … Rien n’est laissé de côté !

 

 

chapitre 4 355

Les défis des communautés

Un des moments forts de cette semaine a été l’intervention de Mgr José Rodriguez Carballo, Secrétaire de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée… : un grand ponte de Rome ! Un homme tellement simple, tellement ouvert et plein d’humour ! J’aime entendre ces réflexions qui allient radicalité et joie, amour inconditionnel et mentalité ouverte, foi profonde en Christ et regard positif sur le monde pluriculturel et plurireligieux, réalisme et espérance, bref, Croix et Résurrection, Mystère Pascal… Pas un des intervenants que nous entendons ne pleure sur notre temps, pas une lamentation, pas un seul signe de nostalgie d’un passé qui aurait été meilleur. Tous sont habités d’une foi profonde, aucun n’est naïf, chacun nous bouscule et nous transmet le feu ! A commencer par notre Mère Yvonne : quelle passion pour Dieu et pour les jeunes ! et c’est contagieux !...

 

Un autre moment fort de la semaine : la table ronde de ce vendredi matin, avec notre frère Jean-Marie Petitclerc. Quelle joie de l’accueillir ici, et quelle fierté aussi ! Son intervention – en italien, svp – a été très appréciée : les sœurs en parlent encore. Sa lecture de la parabole du semeur en particulier, a beaucoup touché. Et aussi, bien sûr, son enthousiasme et la richesse d’une expérience qui s’appuie autant sur une compétence d’analyse et de réflexion que sur des rencontres réelles avec des « jeunes réels » ! « Ca se sentait » dit-on ici et là. Merci à Jean-Marie pour ce beau témoignage ! Nous avons été marquées aussi par Sr. Agatha qui, en Corée, a fondé avec d’autres sœurs, plusieurs foyers d’accueil de filles ayant subi des violences sexuelles.

 

« Tant de peuples réunis dans une salle et pas une guerre ! »

 

Chaque soir, je revois la journée et je me dis : « c’est fou, cette assemblée que nous constituons : tant de peuples réunis dans une salle (Mère Yvonne le répète sans arrêt) et pas une guerre ! au contraire, beaucoup de joie, beaucoup de foi, beaucoup de communion, et ce n’est pas une façade !

 

L'audace des sœurs des USA et du Canada

Hier soir, nos sœurs des USA et du Canada nous ont présenté ce qu’elles ont réalisé dans leurs Province. Voyant le nombre de sœurs diminuer de manière inquiétante, elles ont choisi, toutes ensemble, plus jeunes et plus âgées, de mettre le paquet sur la pastorale des vocations. Elles ont investi temps, personnes, moyens, et,  malgré les immenses distances de ce continent, sont allées ici et là avec audace, sans timidité, avec clarté. Pour faire court, et c’est à peine caricaturale, elles ont rencontré des filles, et elle leur ont dit :  «Il y a plein de jeunes en difficulté, qui ont besoin de vous ! Alors, qui veut venir avec nous, qui veut être Sœur Salésienne ? »… Il y a eu des un bon nombre de réponses et nos sœurs ont réouvert le noviciat !!

 

chapitre 5 355

Ce dimanche matin 5 octobre, nous avons été nombreuses à nous rendre à Saint Pierre à la messe d’ouverture du Synode sur la famille, messe célébrée par le Pape François. C’est un synode très important qu’il nous faut tous porter dans la prière. Un moment décisif pour l’Eglise et pour tant de familles. Nous étions des milliers dans la basilique, et des dizaines de milliers sur l’esplanade, pour l’Angélus et la bénédiction papale qui ont suivi la messe, sous un soleil qui, à Rome, n’en finit plus d’être estival. Une fois de plus, le Pape François nous a étonnées par sa simplicité, sa bonté, son humour. Il s’adresse à la foule, comme on parle à un ami, ou à un membre de sa famille.

 

Je termine en vous redisant combien nous prions pour vous tous et pour tout ce que vous vivez dans vos communautés, vos missions, vos familles. A nos sœurs, une pensée toute particulière, puisque c’est chacune de vous que nous représentons. Nous aussi, nous continuons à compter sur la prière de vous tous. 

 

Bien avec vous,

 

   Soeur Anne Orcel

                          Pour Soeur Chantal Fert, provinciale des salésiennes de Don Bosco de France,

Soeur Bénédicte Pitti, provinciale des salésiennes de Don Bosco belges, et Soeur Cécile Ilunga

9 octobre 2014

 

chapitre general fma


Mot du jour

Le nom est la dernière chose qui nous reste quand les parents ne sont plus là. C’est un lien qui atteste de notre humanité engendrée. Le nom nous inscrit dans une histoire, dans une filiation, dans une famille. Le nom ne nous appartient pas vraiment : il se transmet. Il constitue aussi une part de notre identité sociale : avec lui, nous sommes d’un peuple. L’engouement actuel pour la généalogie nous prouve l’importance vitale du nom et de ce qu’il représente.

Etre appelé par son nom, c’est être reconnu et rejoint dans son humanité. Quand Dieu appelle, il le fait à l’aide du nom, car chacun est unique. En nommant leurs enfants, les parents prennent soin de choisir un prénom qui ait du sens. On voit bien quelles difficultés personnelles peut vivre un enfant ou un adolescent qui n’aurait plus la possibilité de se référer à une filiation pour tisser les liens de son histoire. Pour aller de l’avant, chacun a besoin de savoir d’où il vient. Le nom est une pièce essentielle de cette origine.

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