AEC Becchis700 1 355Les villages-vacances de l’AEC fêtent leurs 50 ans. Créée à l’issue d’un congrès national des anciens élèves qui s’était tenu à la Navarre, l’AEC, l’association éducative et culturelle des anciens élèves de Don Bosco ouvrait, en 1964, son premier village-vacances, à Forgeassoud, près de La Clusaz. Son cinquantième anniversaire sera célébré du 5 au 7 décembre, en Haute-Savoie, autour de l’actuel président, Etienne Humeau, ancien élève de Pouillé. On y rendra hommage à son président fondateur, lui aussi ancien de Pouillé, André Rousseau.

 

 

Un livre passionnant retrace ces 50 années de péripéties : de 1964 où des anciens élèves de Don Bosco décident de créer un lieu de vacances pour les familles, jusqu'à aujourd'hui. L’AEC compte aujourd’hui quatre villages-vacances : Forgeassoud (Saint-Jean de Sixt), Samoëns (Haute-Savoie), Grasse (Alpes-Maritimes) et Saint-Cyr-sur-Mer (Var). La fille d'un des fondateurs, Christiane Belsoeur, retrace ces années d'histoire. Don Bosco Aujourd'hui reprend l'interview réalisé par le journal interne des AEC.

 

 

AEC Informations : La réussite de l’AEC est elle le fait d’hommes exceptionnels ?

Christine Belsoeur : Sans l’audace et même la témérité des fondateurs, il n’y aurait jamais eu de villages-vacances des AEC. « Ils étaient plus gonflés que beaucoup de chefs d’entreprises m’a confié un de mes interlocuteurs. Ils n’avaient pas de compétence en terme de construction, d’hôtellerie, de gestion de personnel. Et pourtant ils ont réussi. »

 

 « Les villages de l’AEC ont pesé dans le tourisme social »

 

Même les plus critiques reconnaissent leur puissance, liée à la force de leur conviction. Joseph Vallet estime d’ailleurs que les villages de l’AEC ont pesé dans le tourisme social avec un poids sans rapport avec leur poids économique.

 

Christine-BelsoeurChristine BelsoeurAEC Info : Quelle légitimité avez-vous pour faire le récit d’un demi siècle de l’AEC ?

Christine Belsoeur : Mon père fait partie des fondateurs de l'AEC si bien que mon adolescence a été baignée dans l'association. Avant même sa création les rassemblements ADB constituaient régulièrement des sorties familiales dominicales. C'est à lui qu'aurait du revenir le soin d'écrire cette histoire.

 

AEC Info : La situation économique ne constitue pas la menace la plus grave pour l’AEC ?

Christine Belsoeur : Depuis sa création l’AEC n’a pas été épargnée par les soucis financiers. Mais elle y a toujours fait face et les vacanciers fréquentant ses villages n’ont pas été les derniers à lui faire passer ces écueils en répondant massivement aux souscriptions lancées lors des différentes acquisitions. Le taux de remplissage hors vacances scolaires est évidemment plus difficile à maintenir avec la multiplication des villages. Cependant le patrimoine immobilier est en très bon état, c’est aussi ce qui explique que l’AEC dure alors que d’autres disparaissent.

 

AEC Info : Quelles est la place de André Rousseau  ? Et des Salésiens ?

Christine Belsoeur : Le président fondateur était, tout le monde le reconnaît, la locomotive de l’AEC, mieux un bulldozer qui ouvrait toutes les portes. Sans André Rousseau il n’y aurait jamais eu de villages de l’AEC, sans l’équipe qui l’entourait et le soutien des Salésiens non plus.

 

 

 

 Interview réalisée par AEC information,

La revue d'informations de l'Association Educative et Culturelle des Anciens et Amis de Don Bosco

4 décembre 2014

 

AEC les vacances pour tous 355 ok

 

Des vacances pour tous, 1964-2014

de Christiane Belsoeur

 

Commander le livre " Des vacances pour tous" à l’accueil des villages de vacances. Au siège des AEC ou à Compédit Beuregard. 
128 pages de texte et 32 pages d’illustrations : 15 €

 

 

Découvrir les villages-vacances des AEC :









 AEC Becchis700 1 355Village-vacances à Samoëns. Haute SavoieAEC.Les Dauphins 355 SUDVillage-vacances à Saint Cyr sur Mer

 


Mot du jour

« Pour ne pas se faire bouffer, il faut savoir garder une distance. » Langage de dompteur utilisé parfois par les enseignants ou les éducateurs. Toute la question est de savoir quelle est la juste distance. Trop loin, on peut paraître distant, inaccessible, difficilement abordable. Trop proche, on peut paraître jouer au copain ou au démagogue. Pour l’éducateur salésien, la présence sait se faire assez proche. Il ne faut pas craindre d’aller là où sont les jeunes, quitte à parfois « se faire jeter ». Il faut connaître ce qu’ils aiment et se plaire en leur compagnie. Il n’y a pas de « juste distance » définie une fois pour toutes. Le discernement de l’éducateur saura évaluer différemment, en fonction de la situation de chaque jeune. Une proximité amicale pourra être appréciée et bénéfique pour l’un, alors qu’elle sera vécue par un autre comme une agression, en référence à une mauvaise expérience affective. L’art de l’éducateur comprend aussi celui de savoir trouver sa place par rapport à un jeune.

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