defi citoyennete farniere msj 004 Les 18 et 19 septembre derniers, le « Défi Citoyenneté » s'est décliné à Farnières (Belgique) sous la forme d'un temps de formation de 24h, pour tous les animateurs du réseau salésien de Belgique-Sud : Ephata Don Bosco, oratoire de Louvain-la-Neuve (LLN) et Farnières, Patro de LLN, « kots » d'étudiants de LLN et Bruxelles, groupe « Forts rêveurs » de Liège, délégation lilloise. Tous ces groupes, rappelons-le, cherchent à vivre l'esprit et la pédagogie de Don Bosco. C'était aussi l'occasion de renforcer les liens entre les différents groupes, un des objectifs du Mouvement Salésien des Jeunes (MSJ). Raphaël Lesne, coordinateur du MSJ-Nord témoigne.

 

 

Premier pas vers la citoyenneté : apprendre à se connaitre, à se respecter et construire un projet commun !

L'accueil du vendredi soir se voulait convivial et ludique, tout en donnant déjà le goût de ce qui allait se vivre le lendemain. L'équipe de gais lurons qui ont accepté de préparer ces 24h (délégués de chaque groupe de jeunes présents) représentaient des autochtones de « Farniland ». Cinq équipes ont été formées en mélangeant les membres des différents groupes de jeunes. Différents jeux ont été proposés aux équipes, pour construire leur nouvelle nation : cohésion, hymne, drapeau, totem, monnaie. Ambiance assurée !! Et la fin de soirée s'est terminée par une dégustation de desserts que chacun avait apportés !

 

Témoigner des réalités qui se vivent près de chez nous ou... en Colombie !

Le samedi matin, nous avons pris le temps d'écouter Jefferson et la délégation colombienne (pour qui Farnières était la dernière étape de leur long périple à travers la France et la Belgique), ainsi que Jean-Michel Javaux, bourgmestre (maire) d'Amay, une petite ville de Belgique (Photo, voir avec Vincent Grodziski). Chacun selon leurs réalités, ils nous ont parlé de leur propre « défi citoyen » qu'ils vivent chaque jour sur le terrain. Comme on peut s'y attendre, la « Florida » (œuvre salésienne en Colombie, également appelée République des enfants – voir article connexe ?) a épaté plus d'un jeune dans la salle, en se demandant comment un tel village peut exister ! Jefferson n'a pas oublié de nous rappeler que chaque jeune est rempli de talents et capable de responsabilités pour les autres, jeunes ou adultes. Jean-Michel Javaux est également passé par les mouvements de jeunesse salésiens ; il a insisté sur le bagage d'expériences vécues, que nous devons porter et faire fructifier pour prendre les bonnes décisions au moment venu. Nul doute que ce temps de formation « Défi Citoyenneté » est un bagage pour chacun des participants, qu'il faudra utiliser en temps voulu !

 

Ce temps d'écoute fut suivi d'un temps de questions-réponses, aussi enrichissant. Dommage que le timing nous ait obligé à abréger !

 

Comment vivre la citoyenneté au quotidien, avec nos réalités propres ? Quelques activités pour approcher ce concept...

defi citoyennete farniere msj 002 defi citoyennete farniere msj 003

 

Le samedi après-midi, les jeunes ont expérimenté la construction d'une nation à travers quatre jeux imaginés par Olivier Robin (prêtre salésien). Ces jeux étaient un prétexte pour nous permettre de réfléchir à la manière dont la parole est utilisée dans un groupe lors d'une réunion, l'élaboration d'un projet, etc. Chaque jeu était donc suivi d'une discussion concernant la parole telle qu'elle avait été mise en pratique dans l'activité. Le premier jeu consistait à délimiter un territoire par un lancer de frisbee, en faisant attention à ce que les équipes voisines n'empiètent pas sur notre territoire : comment a-t-on communiqué ? Y a-t-il eu un meneur dans le groupe ? A-t-on fait attention à ceux qui avaient plus de mal à lancer ou attraper le frisbee ? Quelle stratégie a été mise au point ?

 

Lors du deuxième jeu, l'équipe devait faire circuler le frisbee dans les limites du territoire formé, et accumuler des points lorsque chaque membre attrapait le frisbee ; cependant, chacun avait dû choisir deux capacités entre six... et un seul équipier avait le droit de parole ! De plus, deux membres d'une équipe adverse étaient chargés d'empêcher l'équipe de faire circuler le frisbee. Similairement au premier jeu, nous nous sommes interrogés sur le rôle de la parole et à la manière dont celle-ci a été utilisée. Aussi, les capacités de chacun étaient-elles adaptées ? Dans la vie, tenons-nous compte des qualités et défauts des personnes avec qui nous vivons ?

 

Le troisième jeu avait pour but d'établir une constitution (textes de lois), sur base d'une constitution pré-établie, identique pour chaque groupe. Au départ, chacun dispose de jetons, qui déterminent un statut (citoyen ou non), et par là-même, le droit de parole et de vote... Un président est désigné au hasard, et la discussion s'engage. Certains groupes abandonnent ce système de jetons, qui peut nous mener à envier notre voisin, voire de s'établir en dictature. D'autres groupes avancent avec ce système. Des dizaines de possibilités à la clé, là est toute la richesse !

 

defi citoyennete farniere msj 001 Le quatrième jeu faisait intervenir un « étonnant cadeau », apporté par deux membres d'une autre équipe. Mais quel est ce cadeau ? Pas le droit de le révéler, mais possibilité de le deviner, tout en respectant le code de parole établi selon la constitution du jeu précédent ! Alors comment faire lorsqu'un groupe qui vit sans jetons, accueille des étrangers qui ne parlent qu'en ayant des jetons ? A l'heure où des milliers de réfugiés arrivent en Europe, il est urgent de réfléchir sur notre manière d'accueillir l'Autre, avec ses différences et ses richesses. Dois-je me perdre pour intégrer l'Autre, doit-il se perdre pour s'intégrer ? Tant de questions brûlantes d'actualité !

 

Les 24h de formation se sont terminées par un moment de mise en commun des discussions. Envie de revivre ce genre d'expériences ? Engagez-vous, proposez un autre temps de rencontre ! ;-)

 

 

article issu de www.msj-france.fr

 

 

Quelques feed-back de jeunes animateurs au terme de ce temps de formation

 

« La veillée d’accueil était très sympa, amusante et bien animée. Durant la fin de soirée qui se passait au bar, il y avait une superbe ambiance, avec d'un côté les jeux de société, et de l'autre des nouvelles rencontres qui se forment, ainsi que la joie de renouveler d'autres amitiés vieilles de 3 ans. J'ai aussi trouvé ce week-end très enrichissant car on s'est projeté dans des conditions de création de notre République, en votant des lois ; il fallait se mettre en accords les uns avec les autres pour faciliter la vie de notre République.

 

J’ai aussi remarqué une grande volonté de la part de chacun de participer à l'amélioration de la vie du groupe, en prenant part aux tâches collectives [NdlR : c’est pas un début de citoyenneté ça ?].

 

Pour résumer, c’était un week-end de folie. Entre les témoignages, les temps de rencontres et de "tâches ménagères", la joie, la bonne humeur et l'écoute étaient au rendez-vous.

 

Merci aux organisateurs de ce week-end qui ont dépensé leur énergie pour nous proposer un week-end de qualité. » (Moïse Serien, Lille)

 

« Je ne m'attendais pas à ce que le défi citoyenneté rassemble tant de personnes d'horizons différents. Ce fut une réussite. J'ai été impressionnée par les trois Colombiens venus pour nous raconter leur parcours et ce qu'ils appellent chez eux "la République des enfants". Cela m'a épaté que des enfants, à grande échelle, soient mis sur un même pied d'égalité avec des adultes, et puissent prendre des décisions. Je me demande si on réussirait à instaurer une telle façon de penser en Belgique... Qui sait ? En attendant, participer au défi citoyenneté est déjà une belle façon d'avancer. » (Claire Ankoudinoff, Belgique, groupe Ephata Don Bosco).

 

« Durant ce WE, nous avons pris le temps :

  • de nous rencontrer entre animateurs des différents groupes salésiens
  • d'écouter et de partager avec les témoins présents pour réfléchir et grandir ensemble face à ce passionnant défi très actuel de la citoyenneté, cher à Don Bosco
  • d'apprendre comment vivre la citoyenneté au quotidien, à travers plusieurs jeux !

... et tout ça avec une bonne sauce salésienne de rires et de joie ! » (Raphaël Lesne)

 

A lire aussi sur Don Bosco Aujourd'hui....

 

 


Mot du jour

Ce qui est merveilleux avec Dieu, c'est que nous n'avons rien à prouver pour qu'il nous aime. 

Dans notre monde, nous avons toujours à mériter l'amour, à gagner la confiance, à prouver nos mérites. Dieu nous aime parce qu'il est Amour et nous sommes aimables à ses yeux parce que son regard est étincelle d'amour !

Quand j'ai mis au monde mon enfant, je l'ai regardé et je l'aimais comme ça, sans qu'il n’ait rien à faire, rien à dire, rien à prouver. Mon cœur débordait d'amour et de joie !

Sûrement, ce jour-là, j'étais très proche du cœur de Dieu !

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
edb pour le bien commun

Multimédia

Le train de la mémoire : Vers Auschwitz
Interview de Lucie
Voir l'article

Campobosco 2017
le diaporama
Voir l'article

« On va tout faire pour »
par les élèves de Lyon-Pressin
Voir l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

https://vimeo.com/221142294
  • International

    • Label salésien : Rebattre les cartes de la nutrition

      lappel nutrition tchad 004 Depuis trente ans, l’association Appel Durance œuvre pour lutter contre la malnutrition des enfants au Tchad, en partenariat avec les villageois. Cette association utilise la méthodologie des « Nutricartes » qui obtient de très bons résultats. Don Bosco Aujourd’hui a voulu en savoir plus et a interviewé sa présidente, Anne Vincent.

      Lire la suite

    • Salvador - Terre des Jeunes : une association pour les jeunes de la rue

      terre des jeunes 000 En 2011, dans le cadre de ses études en sociologie sur les enfants des rues, Simon-Pierre Escudero part au Salvador pour un travail recherche. À ce moment là, plus aucune institution ne travaille directement auprès de ces enfants. Depuis, il a fondé une association et il travaille dans les “quartiers chauds” avec Victoria, salésienne coopératrice, salvadorienne.

      Lire la suite

    • Congo : Comment soutenir l’emploi ?

      rdc via don bosco 001 La République Démocratique du Congo est le premier pays partenaire de VIA Don Bosco. Aujourd’hui, les relations avec le Congo sont toujours privilégiées. L’ONG soutient l’emploi des jeunes qui sortent des écoles de formation professionnelle du réseau Don Bosco.Logo video80

      Lire la suite

    • En Croatie, cicatrices de la guerre et espoirs salésiens

      don bosco croatie 004 Les Salésiens sont en Croatie depuis 1914. Le pays a connu de grands bouleversements depuis le début du siècle avec la dictature de Tito puis la guerre d’indépendance. Le témoignage du père Goran Antunovic, 32 ans, Salésien à Rijeka, donne un aperçu de la situation actuelle des religieux et de l’Eglise du pays.

      Lire la suite

  • Société

    • Le lien avec la nature chez Don Bosco, hier et aujourd’hui

      don bosco nature vignes 005 En visite à La Navarre où on faisait appel à lui pour reprendre un orphelinat, Don Bosco s’est penché pour prendre une motte de terre, la pétrir, la respirer, et déclarer : « c’est une bonne terre pour la vigne ». Don Bosco avait des réflexes de paysan travailleur de la terre. Aujourd’hui, le réseau international des écoles agricoles salésiennes est en pleine croissance et poursuit cette inspiration.

      Lire la suite

    • Pour une écologie authentique

      ecologie authentique ressins 002 « Tout changement a besoin d’un chemin éducatif » plaide le Pape dans l’encyclique « Laudato Si’ ». Elèves en établissement agricole ou horticole, enseignants, mouvements de jeunesse, sont attentifs aux évolutions de l’écologie, mais il reste beaucoup à faire. Dans le réseau des établissements Don Bosco, on avance.

      Lire la suite

    • Amine : du Ghana à l’Allemagne et retour…

      Amine Après cinq années de voyage – où il a connu la peur et l’angoisse – Amine, 23 ans, originaire du Ghana, a réussi à gagner Stuttgart en Allemagne. Mais sa demande de régularisation n’a pu aboutir. Il y a quelques semaines, Amine a été reconduit au Ghana. Durant son passage en Europe, des salésiens de Don Bosco l’ont accueilli et accompagné. L’interview a été réalisé, alors qu’Amine se trouvait en Allemagne.

      Lire la suite

    • Les jeunes migrants deviennent acteurs avec Welcome Jeunes

      JRS Welcome Jeunes au Campobosco 001 L'idée phare du programme Welcome Jeunes est de permettre aux réfugiés de sortir du statut de bénéficiaire dans lesquels ils sont souvent placés et de devenir des acteurs. Interview de Lucile, responsable du programme, que nous avons rencontrée au Campobosco l’an dernier.

      Lire la suite