catherine blanchard le campobosco un lieu d apprentissage pratique 001 Catherine Blanchard, éducatrice de Vie Scolaire au Campus de Pouillé, à Angers, participe depuis trois ans au Campobosco à Ressins. Pourquoi revient-elle chaque année ? C’est « un lieu d’apprentissage pratique formidable », dit-elle.

 

Qu’est-ce que le Campobosco pour toi ?

Au départ, j’y suis allée seule, par pure curiosité, mais aussi poussée par un fort intérêt pour Don Bosco et pour voir comment les Salésiens pouvaient concevoir et organiser ce type de rencontre. Très vite, je me suis rendu compte que c’était à la fois un lieu de rencontre avec les jeunes du réseau mais aussi, avec les adultes engagés à divers degrés dans ce réseau. Au Campobosco, tout le monde est acteur. C’est un moment intense de vie ; c’est le réseau qui vit. Pour moi, c’est un lieu d’apprentissage pratique.

 

En quoi est-ce un lieu de formation ?

C’est plutôt une formation à l’esprit salésien. J’ai besoin de faire l’expérience concrète, vivante de cet esprit, de voir comment sont transposées des notions pédagogiques expliquées dans les livres sur la pédagogie de Don Bosco, comment cela se vit. C’est aussi trouver mon propre créneau d’action. Il ne s’agit pas pour moi de « faire comme », mais d’intégrer, d’approfondir l’esprit et de le rendre de plus en plus vivant en moi.

 

Peux-tu préciser en quoi cette relation est vivante et si particulière ?

En tant qu’éducatrice en internat, je suis toujours organisatrice de soirée, de jeu, de temps forts... Au Campobosco, adultes et jeunes jouent ensemble, que ce soit au tournoi sportif ou au grand jeu nocturne. J’ai redécouvert la joie du jeu, le fait d’être acteur au cœur du jeu. Cela change tout dans la relation à l’autre. Cela fait effondrer tous les murs artificiels qui instaurent une distance au cœur de la vie et qui permettent d’installer un noyau de pouvoir. Là, c’est vraiment un moment de vie partagé ensemble où la fraternité existe vraiment indépendamment de l’âge, du statut social des uns et des autres et des performances physiques. La faiblesse, le handicap ne sont plus perçu comme tels. C’est en cela qu’il y a un moment intense de vie fraternelle partagé.

 

Comment transposes-tu cela dans ton travail ?

Le point le plus important est que cela me donne confiance dans des positions et des postures éducatives, dans des choix que je dois faire au cœur de ma vie professionnelle, en internat. Je peux aussi transposer ce que j’ai vu, l’adapter à mon établissement scolaire, cela donne des idées pour de nouveaux projets.

 

En venant au Campobosco avec des jeunes de mon lycée, nous vivons des expériences fortes avec eux et nous revenons, à la rentrée, habités par un renouveau, une joie, et l’envie de le partager avec ceux qui n’ont pas eu la chance de pouvoir vivre le Campobosco. C’est une vraie dynamique !

 

Il me reste beaucoup à apprendre. J’aimerais notamment apprendre à concevoir des grands jeux, comme le Père Emmanuel Besnard le fait, à partir d’un film récent. Créer un imaginaire et un jeu à plus de 300 jeunes, en jouant ensemble, permet de vivre des expériences fondatrices.

 

Tout cela m’a donné l’occasion d’avoir un autre regard sur le jeu qui s’inscrit maintenant dans la perspective de Don Bosco en tant que dimension éducative et expérience vivante de la fraternité.

 

 Catherine CampoBosco

 

 

Propos recueillis par Hélène BOISSIERE MABILLE
 10 mars 2016

 

 

 

A lire aussi sur Don Bosco Aujourd'hui....

 

 

 

 

 


Lourdes 2019

congres lourdes 2019 salesien don bosco

Toutes les informations sur le pèlerinage Lourdes 2019...

Les informations recueillies sur ce formulaire sont enregistrées dans un fichier informatisé par Don Bosco Aujourd'hui pour la transmission de l'actualité salésienne. Elles sont conservées pendant 5 ans et sont destinées à la promotion des activités de la famille salésienne. Conformément à la loi « informatique et libertés », vous pouvez exercer votre droit d'accès aux données vous concernant et les faire rectifier en contactant : Salésiens de Don Bosco, 393 bis rue des Pyrénées, 75020 PARIS, France

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre Le systeme preventif p
  • Société

    • Ils nous parlent de l’Europe

      don bosco minimes europe En novembre dernier, 60 élèves, en 3è à l'école Notre-Dame-des-Minimes à Lyon, sont partis dans l’Est de la France pour un voyage scolaire d’une semaine intitulé : « Voyage de mémoire. De la guerre à la paix ». Ils ont découvert les lieux des deux guerres mondiales ainsi que le parlement européen de Strasbourg. Mathis, Thomas et Mathis nous parlent de leurs visions de l’Europe.

      Lire la suite

    • Construire l’Europe aux yeux des jeunes

      MSJ jeunes vote europe 01 Ils n’étaient pas encore nés lorsque la Communauté Economique Européenne a été créée en 1957. Ils ont entre 20 et 30 ans. Pablo est espagnol, Antonija croate, Anne-Florence française. Engagés dans le Mouvement Salésien des Jeunes au sein de leur pays et au niveau de l’Europe, ils nous partagent leur vision de l’Europe et ce que le « vieux continent » apporte à leur pays.

      Lire la suite

    • Les citoyens ont besoin de l’Europe

      citoyens europe don bosco 2019 02 Bogna Suda est polonaise. Elle travaille au Parlement européen depuis plus de 15 ans. Elle est conseillère dans un groupe politique et dirige une équipe de 9 personnes. Elle explique le travail du Parlement et relève les défis à venir.

      Lire la suite

    • Comment sortir de la crise… des gilets jaunes ?

      don bosco Petitclerc gilets jaunes 2 Alors que nous venons de vivre l’acte 6 des gilets jaunes, Jean-Marie Petitclerc, salésien de Don Bosco et éducateur spécialisé, nous livre son point de vue.

      Lire la suite