Claude Berruer Adjoint au secrétaire général de l’enseignement catholique depuis 2006, Claude Berruer a pris sa retraite en septembre. Originaire de Blois, Claude Berruer a été directeur diocésain Bourges-Orléans. Il fait partie de ces premiers laïcs qui ont remplacé des religieux à des postes clefs de l’institution. Que retient-il du message de Don Bosco ?

 

« Une image me revient souvent dans mes réflexions sur l’éducation, celle de Don Bosco funambule. Le cœur de la pédagogie salésienne est pour tous une belle allégorie de l’éducateur... toujours en mouvement, sans se laisser entraîner.

Une assise qui n’a peut-être pas la solidité du roc, mais la souplesse du fil

Un mouvement tout en subtilité, en retenue, toujours en recherche d’une assise qui n’a peut-être pas la solidité du roc, mais la souplesse du fil. Le fil qui peut ployer, sans risquer la rupture.

Entre l’héritage à partager et la nouveauté à accueillir

Le funambule, comme l’éducateur, est un équilibriste. Entre l’héritage à partager et la nouveauté à accueillir ; entre des savoirs à enseigner et des personnes à éduquer ; entre l’utilité des connaissances et le goût d’une culture gratuite ; entre l’attention à l’épanouissement personnel et la préoccupation du vivre ensemble ; entre la présence qui accompagne et le retrait qui autorise l’autonomie, le funambule recherche la stabilité avec son balancier et dessine alors dans l’espace une croix mouvante, parfois incertaine. L’éducateur est au croisement de la trajectoire verticale d’une histoire éducative et l’horizon des attentes de ses contemporains. Don Bosco est porté par saint François de Sales, mais vit de plain-pied dans son temps.

Don Bosco rayonne bien au-delà de ce qu’il a fondé. Tous, nous pouvons aller y ressourcer notre passion d’éduquer pour vivre la fidélité créatrice à laquelle appelle le Statut de l’Enseignement catholique. »

 

 


Mot du jour

 " Et aussitôt en jaillit de l'eau et du sang ". Certes il s’agit du côté plus que du cœur… Et pourtant, dans ce côté ouvert, c’est l’intérieur même de Dieu, son cœur pour ainsi dire, qui s’ouvre à nous, tout son amour qui se déverse sur nous.

Le disciple est comme une vasque : il se remplit de cette eau et de ce sang, jusqu’à en déborder. Mais pourquoi du sang en plus de l’eau ?

Dans le rêve de la tonnelle de roses, Don Bosco prend l'image de cette fleur, magnifique, odorante... mais pleine d'épines. Suivre Jésus avec Don Bosco, c'est aussi accepter les épines pour que les roses éclosent.

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