edouard halbout 2016 002 Comment développer une pédagogie de l’autonomie et de la responsabilité dans le cadre de l’apprentissage de la musique ? Edouard Halbout, enseignant au collège Saint Paul de Roanne, révèle sa méthode.

 

Imaginez quatorze jeunes de la 5è à la 3è s’activant en silence dans une grande pièce. Seuls, quelques chuchotements se font entendre ici ou là. Voilà qui n’est pas habituel pour des jeunes de cet âge. Quelques accords de guitare ou de piano résonnent dans cette atmosphère feutrée et paisible. Mais ne vous y trompez pas : tout le monde travaille avec énergie.

Ici, Pierre avec un autre élève s'entraîne à la lecture des notes sur une portée. Un peu plus loin, Emmanuel et Kilian font de même et jouent au piano. Là-bas, se trouve Justine qui s'exerce avec application au doigté d'un accord de guitare. Devant un ordinateur, Vincent et Marion préparent le travail d’un autre élève.

A chacun sa compétence

Le père Pierre Faure 

Le père Pierre Faure a créé une méthode d’enseignement originale fondée sur une pédagogie personnalisée. L’association AIRAP diffuse sa démarche dans les écoles, collèges et lycées en proposant des formations aux enseignants

Vous êtes dans l’atelier-musique d’Edouard Halbout qui mène depuis quelques années une expérience d’autonomie et de responsabilité des jeunes pour l’apprentissage du piano et de la guitare. Cette pédagogie s'inspire très largement de celle de Pierre Faure [voir l'encadré]. Elle a été mise au point avec les élèves eux-mêmes. Edouard affirme : « Ce que je fais aujourd'hui, je ne pourrais pas le faire sans eux. »

Sollicités par Edouard, ils ont proposé une organisation. Certains sont secrétaires, d’autres préparent les programmes, d’autres transmettent aux débutants les connaissances déjà acquises. Par exemple, Vincent, élève de 5è, est professeur de solfège d’une jeune de 4è (il en est à sa 4è année de solfège en conservatoire en dehors de l'établissement). Manon est la secrétaire : elle s'occupe de faire l'appel, de noter les présences, de remettre aux élèves leur travail.

Chaque élève reçoit une fiche de compétence qui explique ce qu’il a à faire. Quand il considère qu'il a acquis ce qui est demandé sur sa fiche, il va voir un élève professeur pour valider cette compétence. On lui donne alors la fiche suivante. Chacun peut ainsi avancer à son rythme. Certains vont acquérir une compétence en trois semaines, d'autres, en trois mois. Le plus important est d'avancer.

Libre accès à l’atelier

edouard halbout 2016 001 Les élèves ont un accès libre à l'atelier entre midi et deux heures. Ils peuvent venir s'exercer et apprendre comme ils le souhaitent. Les deux instruments proposés sont le piano et la guitare.

L'objectif : qu'un élève validé dans une compétence puisse devenir à son tour professeur d'un autre élève, que chacun trouve sa place, la prenne et se sente reconnu. Cela les motive d'avoir des responsabilités, d’être profs des autres.

Chacun doit être en silence. Cela fait partie de la méthode. On chuchote avec son professeur mais on ne gêne pas les autres. C'est une difficulté, une exigence. Les élèves apprennent progressivement à s'emparer de cette méthode et la respectent avec bonheur.

 

Vidéo : Interview d'Edouard


Mot du jour

D'abord, il y a le vert
Qui repose les yeux
Puis surgit le bon air
Qui fait tourner la tête
Et qui sent bon la terre.
Parfois, il y a le cerf.
Vers le mois de septembre,
Avec un peu de chance,
On peut entendre son brame
S’il ne fait pas pluvieux.
En mars et en novembre,
Un concert de trompettes
Semble tomber du ciel.
En pleine migration,
Mesdames les grues claironnent
Pour avertir le monde
Du changement de saison.
Souvent, il y a la pluie
Qui mouille et qui pénètre
Jusqu’au bout de nos os.
Mais au mois de juillet,
Réchauffés de soleil,
Nous cueillerons, merveille,
Un panier de myrtilles.
Il y a le silence
Souligné par la brise
Ou le chant des oiseaux.
Enfin il y a l’arkose,
Grès feldspathique
Aux couleurs brunes et roses
Qui donne à la bâtisse
Un air magnifique.
Avec tant de beauté
Où l’âme se repose
Les gens disent de Farnières :
«quel petit paradis ! »

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