Giovanni Cagliero en livre René Dassy, salésien coopérateur en Belgique, vient d’écrire un ouvrage sur Giovanni Cagliero (1838-1926). En 131 pages, il relate la vie de ce salésien italien, disciple de Don Bosco. Ce livre plongera aussi le lecteur dans l’histoire naissante des congrégations des salésiens et salésiennes de Don Bosco, de la première mission en Patagonie et du rôle de Giovanni Cagliero au sein de l’Eglise. Présentation de l’ouvrage par René Dassy.

 

Don Bosco Aujourd'hui : Pourquoi avoir écrit ce livre ?

RENE DASSY René Dassy : Il n’existe pas de biographie en français de Giovanni Cagliero, et ses biographies en italien, en espagnol et en anglais datent de plus de 60 ans.

Raconter la vie de Giovanni Cagliero, c’est aussi découvrir la stratégie évangélisatrice de Don Bosco et les ressorts méconnus de la fulgurante expansion de la Congrégation salésienne aux origines. En fouillant la plantureuse documentation d’histoire salésienne, je me suis demandé : « Pourquoi ce grand salésien est-il tombé dans l’oubli derrière les figures emblématiques de Dominique Savio, de Marie-Dominique Mazzarello, de Michele Rua, de Filippo Rinaldi ...? Peut-être ont-ils jugé que ses vertus n’étaient pas suffisamment héroïques pour en faire un saint patenté. Et pourtant !

DBA : Qu’est-ce qui t’a marqué dans la vie de Giovanni Cagliero ?

R. D. : C’est un homme dont l’attachement filial à Don Bosco est remarquable. Mais c’est surtout une personnalité riche et attachante : il se sent à l’aise dans les études théologiques, mais aussi en gymnastique et en musique. Don Bosco éveillera en lui de grandes qualités de meneur, de maître spirituel, de défricheur missionnaire.

Regardons-le évoluer. A quatorze ans, il quitte sa maman et il arrive avec Don Bosco dans l’antique maison Pinardi où l’accueille maman Marguerite. Il étudie avec Michele Rua dans les classes de Turin ; il prie et joue avec Dominique Savio ; il fait partie de la première escouade de salésiens ; il compose des œuvres fastueuses pour orgue qui résonnent dans les voûtes majestueuses de la basilique du Valdocco. En tant que directeur de l’Institut des FMA, il accompagne soeur Marie-Dominique dans l’inculturation du charisme salésien dans le monde féminin. En 1875, il dirige la première expédition missionnaire salésienne en Argentine. Giovanni Cagliero a un tempérament de baroudeur : un infatigable globe-trotter, un missionnaire dans l’âme. Don Bosco lui confie de nombreuses missions de défrichage où il excelle par sa bonhommie et son sens des relations publiques. Prélat de l’Eglise, au plus haut niveau, familier des papes, Don Cagliero restera totalement dévoué à la congrégation salésienne et fidèle aux pensées de son maître.

DBA : Quel héritage nous laisse-t-il ?

R. D. : Aujourd’hui, il ne s’agit pas de reproduire tels quels les gestes des premiers missionnaires : les temps ont changé. La mentalité coloniale et un certain triomphalisme ecclésial ont fait leur temps. Le champ missionnaire salésien doit tenir compte de la démographie mondiale, de la globalisation de l’économie et de l’information, des conflits guerriers incessants, de la mise en concurrence des idéologies, des flux migratoires, du brassage des cultures et des races et, bientôt, des catastrophes écologiques.

En relisant la vie de Giovanni Cagliero, nous voyons que son style de relation, fait de confiance, d’affection, de présence, d’alliance, de respect, d’autorité et de joie, est toujours d’actualité et peut servir de fil rouge à notre action missionnaire actuelle.

Pour aller plus loin

Commander le livre sur le site des Éditions Don Bosco

 


Mot du jour

Aujourd’hui, la peur semble la chose la mieux partagée par tous, la mondialisation la mieux réussie. La vie est un chaos dont on ne mesure ni l’après, ni l’avant. Le monde dans lequel nous vivons est irrationnel et parfois violent, nos sociétés ne savent plus quels repères choisir.

La peur n’est pas une vision du monde : l’espérance est ce qu’il y a de plus solide. Il faut donc trouver un outil pour empoigner cette vie sans qu’elle nous file entre les doigts, pour redécouvrir que ce monde nous est favorable, que nos sociétés créent de la paix, qu’il y a de nombreuses promesses de bonheur.

A nous de trouver notre « porte étroite » qui nous permet d’accéder au bonheur : peindre, écrire, parler, prier, servir, se donner… Les sagesses et l’évangile nous indiquent des portes.

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
Livre

Multimédia

Le train de la mémoire : Vers Auschwitz
Le projet
Voir l'article

Mission à Tournai : Interview du directeur

Voir l'article

Campobosco : une invitation execptionnalle,
un film réalisé par les jeunes...
campobosco.fr

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...