chantal mukase province fma 2016 004 « Les voyageurs du groupe “ Notre Dame des Nations ” sont priés de se rassembler ! » C’est ainsi que 74 sœurs salésiennes venues de France, de Belgique-Sud, de Tunisie débarquent à Lyon les 19-20 novembre. Sœur Chantal Mukasé, religieuse rwandaise, conclut son périple après trois mois et demi d’un allègre parcours dans les différentes communautés. Elle rassemblait les sœurs durant ces deux jours autour du thème : « J’aime ma Province ». Interview de Sœur Marie-Bé Scherperel.

 

Don Bosco Aujourd'hui : Pourquoi ce rassemblement à Lyon de toutes les sœurs de la Province ?

Marie-Bé Scherperel : Il faut savoir que notre Institut des « Filles de Marie Auxiliatrice » est composé de plus de douze mille membres dispersés dans 84 nations sur tous les continents ! Il faut se rassembler pour garder l’unité dans cette diversité et l’esprit de famille qui nous est cher. La supérieure générale Mère Yvonne Reungoat ne peut pas visiter toutes les communautés dispersées de par le monde, Chantal Mukasé, a été chargée de visiter les provinces et ainsi de faire remonter à Rome, les réalités des lieux rencontrés.

chantal mukase province fma 2016 002 Sœur Chantal Mukase, avec Sr Genevièvechantal mukase lilleSr Chantal en visite à la communauté de Lille

 

Notre train s’est donc arrêté ce vendredi soir 18 novembre, dans le gymnase renouvelé du lycée Don Bosco. Après avoir écouté le mot d’accueil de Sœur Geneviève Pelsser, notre provinciale, nous avons pris un beau temps de prière autour du thème de la fidélité à notre vocation. Puis nous avons partagé le repas dans la joie des retrouvailles.

D.B.A. : Que retenir de ce voyage dans la province qui compte plus de 40.000 élèves ?

Vidéo : le bilan de sœur Chantal

M-B. S. : Nous avons repris notre voyage et parcouru les différents paysages de notre grande Province. Nous avons mieux pris conscience de l’ampleur du réseau salésien qui comprend une cinquantaine d’établissements scolaires et accueille quelques 40 000 élèves ! Nous visitons ensuite l’économat avec ses différentes associations propriétaires et locataires présenté par Madame Marie-Caroline Regnault, nouvellement nommée à la gestion de la Province. Avec Sr Anne Orcel, nous parcourons les activités multiples de la pastorale qui se déclinent à travers le Campobosco, le Mouvement Salésien des Jeunes, le Volontariat VIDÈS, le Valdocco de Lille, les rencontres pastorales régionales, les temps forts, les conseils d’administrations,... Le voyage s’avère très intéressant et enrichissant. Nous étions pleine de reconnaissance au Seigneur, pour tout le travail accompli par nos sœurs.

D.B.A. : Que vivent les sœurs au quotidien dans les maisons Don Bosco ?

M-B. S. : Après le repas, les chefs de gare se sont précipités sur leurs sifflets pour nous inviter à rejoindre nos trains. Nous avons donc bien regardé notre billet pour savoir où nous devions nous rendre !

Nous avons pu monter dans le train des « sœurs aînées », celui des « écoles », des « foyers », du « social » et de « l’annonce explicite »... A travers des Powerpoints, des affiches, des photos, des objets artisanaux, nous avons découvert ou redécouvert ce que vivent et réalisent nos sœurs au quotidien dans les maisons, les écoles, les foyers, dans la catéchèse et activités socio-éducatives... Ce parcours nous a permis d’accueillir toute la richesse des cœurs, des mains, des intelligences de chacune des ces femmes dont la plupart sont âgées et qui se donnent totalement avec amour, avec ardeur, avec la passion éducative à la mission auprès des jeunes.

chantal mukase province fma 2016 001 chantal mukase province fma 2016 005  

 

D.B.A : Le voyage de Sœur Chantal Mukasé, visitatrice. Quelles conclusions ?

M-B. S. : Sœur Chantal Mukasé nous a rendu compte de son voyage parmi nous durant ces trois mois. Elle nous a exprimé sa reconnaissance pour les œuvres réalisées dans la Province, pour le dynamisme des plus jeunes, la fidèle générosité des aînées, la disponibilité des missionnaires venues d’Italie, de l’Inde, du Vietnam, d’Afrique de l’ouest, du Congo, de Pologne... Elle nous a partagé ses découvertes, ses joies, ses interrogations. Elle nous a aussi avoué avec émotion que c’était la première fois qu’elle commençait une visite canonique dans une communauté de sœurs aînées et que cela l’avait beaucoup marqué.

Dans la soirée, nous avons eu la joie de voir débarquer nos premières sœurs missionnaires d’Amérique latine, descendues du paradis pour fêter l’anniversaire de Sr Geneviève et encourager la toute jeune province « Notre Dame des Nations ». Grâce à un sketch plein d’humour et de salésianité, nous avons bien joué et beaucoup ri, dans une atmosphère très fraternelle et très joyeuse. Le chant « O qual sorte, siamo figlie di Maria auxiliatrice... » en finale a certainement été entendu jusqu’à la gare de Perrache !

D.B.A : « Oui, j’aime ma Province ». Pourquoi ce thème ? 

Vidéo : Sœur Chantal témoigne au Campobosco

M-B. S. : « J’aime ma province » était le thème de cette rencontre. En prenant le train cette fois, pour regagner sa communauté, chacune a du penser dans son cœur : Oui, j’aime ma province, j’aime mes sœurs ! Oui, la fraternité exprimée dans les multiples gestes concrets d’affection et la reconnaissance que chacune porte à l’autre pour le bien qu’elle accomplit, pour ce qu’elle est et ce qu’elle vit, est une grande richesse. Oui, rendons grâce à Dieu pour notre Province internationale « Notre Dame des Nations ».


Mot du jour

2018, une Année aux multiples défis… dont un nous interpelle plus fortement : le défi de l’éducation. Une société qui n’a pas comme premier souci l’éducation des jeunes est une société qui va à sa perte.

Ecoutons Don Bosco parler aux jeunes ! Il nous ouvre des portes... Parfois nous parlons beaucoup de Don Bosco, mais ne vaudrait-il pas mieux parler un peu moins de lui et parler beaucoup plus comme lui ?

Regardons Laura Vicuňa, jeune argentine, élève des Sœurs Salésiennes, que nous fêtons aujourd’hui comme Bienheureuse. Sa vie toute simple, donnée par amour, est le fruit de l’éducation reçue.

Avec les jeunes d’aujourd’hui que certains sociologues qualifient de « sans père, ni maître », essayons d’entrer dans un dialogue du cœur à cœur qui ouvre un chemin de confiance et d’amitié, qui propose une formation intégrale et un chemin de joie et d’intériorité spirituelle.
L’éducation n’est-elle pas avant tout « une affaire de cœur » ?

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