VDB Il y a un siècle, le 20 mai 1917, trois femmes italiennes révolutionnent la vie consacrée salésienne à l’écoute de l’Esprit Saint, aidées par Don Rinaldi, 3ème successeur de Don Bosco, et sœur Felicina Fauda, Fille de Marie Auxiliatrice. Voici leur histoire.

 

Le choix de ne pas entrer dans une forme de vie religieuse, mais de vivre en immersion dans la vie ordinaire tout en se consacrant à Dieu par vœux, n'était pas nouveau à l'époque. Mais c'était une nouveauté dans la famille salésienne. Il a fallu attendre 1978, avant que cette forme d'engagement soit reconnue officiellement et confirmée par l'Eglise.

L’origine des Volontaires de Don Bosco

Luigina Carpanera, Francesca Riccardi et Maria Verzotti, travaillaient à Turin, début 1900, à l'époque des débuts de l'industrialisation. Dans leurs moments libres, elles aidaient les sœurs de Don Bosco à l'Oratoire qui offrait un éventail d'activités aux jeunes de Turin. Ces femmes savaient ce qu'elles voulaient.

Dès 1911, à plusieurs reprises, et même avec un certain entêtement, elles allèrent frapper à la porte du supérieur salésien, demandant un accompagnement pour la mise en œuvre de leur projet : animées du même esprit que les sœurs salésiennes, elles voulaient s'engager toute leur vie à rayonner l’Evangile, dans leur famille, leur milieu social et de travail. Le supérieur général de l'époque, après des années d'hésitation, leur donna Don Rinaldi comme accompagnateur spirituel. Dès lors le petit groupe fondateur, en lien avec la sœur Felicina Fauda, Fille de Marie Auxiliatrice, Provinciale de Belgique, pu tenir sa réunion de fondation le 20 mai 1917.


don rinaldi

Discrète sur leur consécration mais pas sur la foi qui les anime

Les Volontaires, comme beaucoup de membres d’Instituts Séculiers, ne s’affichent pas comme consacrées mais vivent dans la discrétion afin de travailler mieux et avec plus d’efficacité, surtout dans les milieux particulièrement difficiles et dans les situations-frontières, là où l’appartenance à un Institut de vie consacrée pourrait susciter des préjugés.

En ne révélant pas explicitement leur consécration, elles ont la possibilité d’attirer l’attention sur les signes de la présence de Dieu plutôt que sur elles-mêmes. La discrétion est pour elle un signe de pauvreté, une invitation à « être avant de parler ou de se montrer » ; c’est vouloir provoquer des questions qui font réfléchir et amènent à discuter.

Qui sont les Volontaires de Don Bosco Aujourd’hui ?

100 plus tard, elles sont environ 1.300, réparties dans 177 groupes dans le monde, organisé en 25 régions. Elles sont dans la pleine lignée de ce que recommande le Pape François, le 25 mars 2017 aux personnes consacrées.

L’essentiel n’est pas le nombre mais d’être levain et sel dans la pâte et surtout de combattre « la résignation ». Il les invite aussi à être ce qu’elles sont et d’aller, aux périphéries et aux confins, rencontrer le Seigneur, renouveler la mission des origines, à la Galilée de la première rencontre. Il leur demande de choisir les périphéries, de réveiller les processus et d’allumer l’espérance éteinte et affaiblie d’une société qui est devenue insensible à la douleur des autres. Voici le défi des 100 prochaines années !

 

Pour aller plus loin

Le site mondiale des Volontaires : www.volontariedonbosco.org

Contacter les Volontaires de Don Bosco
(France et Belgique)


Mot du jour

A Rome, les Salésiens de Don Bosco ont en charge les Catacombes Saint Calixte. On peut y voir une copie, en marbre, du chef d’œuvre du sculpteur italien Stefano Maderno : le martyr de Ste Cécile. Au début du 3e siècle, la jeune Cécile, mariée à Valérien, fut, à la suite de celui-ci, condamnée à mort et décapitée, pour avoir refusé d’adorer les dieux romains. Comment cette jeune femme est-elle devenue la patronne des musiciens ? La légende autour de sa vie raconte que « pendant qu’on la martyrisait, Cécile chantait à Dieu dans son cœur ». Qu’importe qu’elle ait chanté ou non, depuis le XVe siècle, nombre de peintres ont représenté la sainte avec un instrument, très souvent un orgue portatif ; et plusieurs musiciens, comme Gounod (messe solennelle de Ste Cécile) ou Chausson (Légende de Ste Cécile), l’ont honorée de leurs compositions. De nos jours encore, nombreuses sont les Harmonies qui portent son nom et font leur fête en l’honneur de la sainte.

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