don bosco rinaldi 004 Filippo Rinaldi s’est laissé imprégner par Don Bosco. Il a poursuivi son œuvre en fondant, il y a 100 ans, l’Institut des Volontaires de Don Bosco », femmes consacrées, vivant dans le monde. Il fut le 3e Recteur Majeur à lui succéder à la tête des salésiens.

 

Neuf enfants alignés comme des tuyaux d’orgue, à côté de leur père Christoforo devant la maison des Rinaldi. Le huitième, Filippo, a cinq ans. Il est tout petit, mais il ouvre de grands yeux émerveillés devant le prêtre Don Bosco, qui, d’un signe, déclenche la musique de la fanfare. Comme chaque année en automne, Don Bosco a emmené sa bande de jeunes respirer l’air de la campagne du Montferrat, loin de la ville trépidante de Turin. Tout le village de Lu, alerté par le tapage, est sorti pour voir la joyeuse troupe. Une demi-heure plus tard, Don Bosco est dans la cour de la ferme : le papa lui prête une carriole pour rendre visite au village voisin. Il salue les garçons timides. Il regarde longuement dans les yeux le petit Filippo ; le gamin se souviendra de ce regard.

Une crise religieuse

Filippo Rinaldi est né le 28 mai 1856. A l’âge de dix ans, il entre au collège salésien de Mirabello. C’est un garçon robuste, mais sensible. Il y rencontre par deux fois Don Bosco, qui lui parle longuement. Etudier est une épreuve, car il ne voit que d’un œil et souffre de maux de têtes. Sa mémoire est lente. Il s’applique, mais il est cassé par les manières brutales d’un surveillant. Il va trouver le recteur et lui fait part de sa décision de retourner dans sa famille. Impossible de le faire changer d’avis. Don Bosco l’apprend et lui écrit plusieurs lettres. Filippo dit « non », tout en restant ami. Quelques années plus tard, il a 18 ans, Don Bosco va le trouver à Lu. Ce jour là, une femme vient vers lui, portée par ses béquilles. Le saint la bénit, elle jette ses béquilles et retourne chez elle. Filippo en est témoin. Quoique très impressionné, il répond « non » une fois de plus. Il passe par une crise religieuse assez profonde, qu’il finit par surmonter. L’attitude de sa mère n’y est pas pour rien.

Un parcours très rapide

Il a 20 ans, il pense que le mariage n’est pas pour lui. Mais il se sent indigne de la prêtrise. Religieux, peut-être, homme discret et caché. Don Bosco intervient pourtant encore une fois et balaie toutes ses réticences. Il finit par se rendre, confiant et pacifié. Il rejoint d’autres vocations tardives au collège de Sampierdarena (Gênes). La route des études est ardue, mais il est tenace. Le 13 août 1880 – il a 24 ans – il prononce ses vœux agenouillé devant Don Bosco. Il est ordonné prêtre deux ans plus tard. Un parcours exceptionnellement rapide, parce que Don Bosco a vu en lui un homme mûr et équilibré.

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L’homme qui voulait vivre dans l’ombre

Il veut vivre dans l’ombre de Don Bosco, mais celui-ci lui confie, tout de suite, la tâche de directeur et guide spirituel de la petite maison pour vocations d’adultes de Turin. Il s’y révèle plein de sagesse et de sollicitude. Il sait se faire aimer. Chaque semaine il s’entretient avec Don Bosco et se forme directement à son contact.

En 1889, à 33 ans, il est envoyé en Espagne où il devient directeur de la maison de Sarrià, à Barcelone. Trois ans plus tard, et il est nommé supérieur de toute l’œuvre salésienne en Espagne. Il y révèle de remarquables qualités d’organisation et de direction. En 9 ans, il fonde 19 œuvres nouvelles, dont trois au Portugal. Grâce à ses dons d’intuition, il encourage et affermit avec beaucoup d’affection tous ses confrères. Il collabore aussi au développement et au mûrissement de vocations chez les sœurs salésiennes en s’impliquant personnellement. Il insiste sur l’importance de leur instruction. Pour quelqu’un de modeste, il est entreprenant et clairvoyant.

Bras droit du Recteur Majeur Don Rua

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En 1901, il est appelé en Italie pour être le bras droit du Recteur Majeur Don Rua, puis de Don Albera. Jamais il ne fera de l’ombre à ses supérieurs. Il résout pourtant des problèmes délicats et épineux au service de la jeune congrégation. Il avance, paternel et ferme. Malgré la guerre, il ouvre de nouvelles maisons au Brésil, en Afrique, en Chine. Il négocie aussi l’achat de maisons et de terres autour de la maison natale des Becchi, pour en faire une sorte d’espace sacré, lieu de mémoire dédié à Don Bosco.

Il revivifie les Oratoires chez les salésiens et les sœurs, en créant des Cercles de jeunes à partir d’un vaste programme de développement religieux et social. Il est attentif à la restructuration du mouvement des Anciens Elèves, ainsi qu’au développement des Salésiens Coopérateurs.

 

Elu Recteur Majeur

VDBEn 1917, alors qu’il est directeur spirituel de la communauté des sœurs qui dirigent l’Oratoire féminin du Valdocco, il reçoit une demande particulière de trois jeunes filles qui souhaitent se consacrer à Dieu, tout en restant dans le monde. Avec elles, il fera mûrir cette intuition d’une vocation singulière enracinée dans le monde du travail, attentive aux familles et au monde ouvrier. Elu Recteur Majeur, il continuera néanmoins par lui même d’accompagner spirituellement ces jeunes filles qui porteront le nom de « Zélatrices de Marie Auxiliatrice » et d’autres noms encore, et qui, aujourd’hui, portent le nom de « Volontaires de Don Bosco », institut de vie consacrée.

 

En 1922, lors du décès du Recteur Majeur Paolo Albera, il est élu troisième successeur de Don Bosco. La congrégation est en pleine expansion. Le Père Rinaldi favorise l’ouverture de nombreuses maisons de formation missionnaire. En neuf ans, sont envoyées en mission plus d’un millier de salésiens et presque autant de sœurs.

Don Rinaldi a la joie de voir Don Bosco béatifié par le pape … en 1929. Cependant, sa santé décline, il meurt discrètement, en 1931. Son confrère, le vieux Don Francesia disait : « De Don Bosco, il ne lui manque que la voix ; tout le reste, il l’a ». En lui se vérifie la parole du Magnificat, « le Seigneur élève les humbles ».

 


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Dans le groupe, dans la classe il n’est pas si évident que cela d’être accepté, surtout si l’on affiche, un tant soit peu, une différence. Et l’on sent bien en filigrane une souffrance. Une solution : affirmer sa personnalité en s’affirmant soi-même. « Je suis comme je suis, et puis c’est tout. »

Les causes du rejet ? Camille le décrit ainsi : « les gens n’avaient pas cette ouverture d’esprit… maintenant, je me sens acceptée comme je suis, car je suis dans un cadre où les gens ont plus un style extraverti… et je me sens complice par rapport à ça. ». Mais la mise à part peut venir aussi d’un manque de confiance en soi. « Pendant un moment j’étais vraiment asocial, j’avais du mal à accepter les gens qui eux m’acceptaient. » (Raphaël). Sortit d’un problème d’acceptation demande une prise conscience des autres mais aussi un travail sur soi-même. La personnalité de chacun est en jeu.

Question : sommes-nous sensible à veiller à ce que chacun trouve sa place dans son environnement, dans la société ?

Voir le 13è épisode : Etre accepté ?

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