Antonio Rosmini et Don Bosco Don Bosco a vécu entouré de saints et d’hommes de grande qualité. Parmi eux l’abbé Rosmini, brillant intellectuel de son siècle, et curieusement peu connu hors d’Italie. Don Bosco et lui se rejoignaient dans le but assigné à l’éducation : le salut des âmes, par la morale et la religion catholique.

 

L’abbé Rosmini fut une grande pointure de la vie intellectuelle et spirituelle de l’époque de Don Bosco. Il était très critique à l’égard des cours de théologie et de philosophie donnés dans les séminaires ; il cite ce mal dans son livre « Les cinq plaies de la Sainte Eglise ». Don Bosco lui-même reconnaîtra plus tard que ses cours de théologie au séminaire de Chieri ne lui ont pas servi à grand chose. Mais il n’était pas pour autant spéculatif : il avouera que les discussions métaphysiques autour du système de Rosmini le faisaient dormir ! Ce n’était pas le cas de l’archevêque de Turin Lorenzo Gastaldi qui admirait beaucoup le prêtre philosophe et qui prit courageusement sa défense lors de la polémique qui se développa autour de ses écrits et de ses idées. Gastaldi était très soucieux de la formation des prêtres et des religieux, et ce fut un des points de friction avec Don Bosco.

Approfondir les rapports entre science et foi

Né en 1797 à Rovereto, dans le Trentin, issu d’une famille aristocratique et fortunée, Antonio Rosmini-Serbati fit ses études universitaires à Padoue. Il fut ordonné prêtre en 1821. Dans ses écrits, il insiste sur les rapports entre foi et science. S'il s'appuie sur la connaissance des « célestes enseignements », dont la vie de Jésus-Christ est le témoignage le plus accompli, il en appelle à l'intelligence pour faire face aux critiques du siècle des lumières et éviter l’illuminisme : « Les erreurs qui encombrent l'esprit et le privent de sa liberté compromettent l'engagement de l'être dans le monde ». La spiritualité de Rosmini est marquée par le travail indispensable de la raison.

Attentif aux mouvements politiques

Il jeta les bases, en 1828, d’une congrégation religieuse, « l’Institut de la Charité ». En 1833, il ajoute la branche féminine, les « Sœurs de la Providence ». Les « rosminiens » se consacrent à la prédication, à l’enseignement de la jeunesse, aux œuvres de charité matérielles, morales ou intellectuelles.

Attentif aux mouvements politiques et sociaux de son époque, l’abbé Rosmini fut envoyé par le roi Charles-Albert pour établir des accords avec Pie IX. Il accompagna le pape en fuite à Gaète en novembre 1848, lors de l’épisode de la république de Rome, et attira l’attention sur la montée du nationalisme italien et la nécessaire reconnaissance des libertés politiques. Il lui conseillait d’abandonner sa ligne conservatrice, notamment en ce qui concerne le pouvoir temporel, la liberté de presse et d’association. En vain.

Deux de ses ouvrages furent mis à l’index : « Les cinq plaies de l’Eglise » et « La Constitution selon la justice sociale ». Il se retire alors à Stresa, au bord du lac Majeur, maison de noviciat de son ordre, surveillé par la police autrichienne. Il décède quelques années plus tard en 1855. Don Bosco le présente dans son « Histoire de l’Italie » comme un des grands hommes de son pays, en soulignant son humilité, sa fermeté, et sa soumission à l’autorité de l’Eglise.

Une philosophie de l’action

Si Don Bosco ne s’aventurait guère sur les chemins spéculatifs, il se trouvait en connivence avec l’abbé Rosmini dans le domaine de la pédagogie. En développant une philosophie de l’action, celui-ci mettait l’affection raisonnée au cœur de sa pensée et de sa pratique : « Le cœur incline à bien utiliser notre talent. Et c'est cela, la qualité la plus précieuse du cœur, celle qui nous dispose à mener à bien toutes nos opérations, en un mot la vertu. » Comme Don Bosco, Rosmini revendiquait la valeur universelle du catholicisme, et assignait comme fin de l’éducation le salut des âmes, au sein de l’Eglise, conformément à l’adage, « hors de l’Eglise, pas de salut ».

Les relations personnelles entre Don Bosco et l’abbé Rosmini furent d’abord matérielles et intéressées. Don Bosco lui demandait un prêt de 12.000 lires pour un projet de construction d’un foyer à Porta Susa. Il proposait en échange de réserver six chambres pour des jeunes étudiants de l’Institut de Charité qui étudiaient au séminaire de Turin. Ce serait, suggérait Don Bosco, une façon d’introduire l’Institut dans la capitale où les idées de Rosmini, très attaché au pape, étaient mal reçues. L’abbé souhaita rencontrer Don Bosco qui fit le voyage à Stresa en 1850. Finalement, il obtint un prêt de 20.000 lires, avec un minimum de garanties, qui lui permirent d’acheter (pour un total de 28.500 lires) la maison Pinardi et les terrains des frères Filippi sur lesquels il allait pouvoir construire l’église St François de Sales.

Les relations avec l’abbé Rosmini et les rosminiens se firent toujours plus fréquentes et cordiales. L’abbé Rosmini vint à l’oratoire, notamment lors des fêtes. Le Père Carlo Gilardi, procurateur de la congrégation, écrivit deux belles comédies pour les jeunes acteurs du Valdocco, pièces qui furent souvent reprises. Après la mort de leur fondateur, les rosminiens ont continué de soutenir Don Bosco comme bienfaiteurs. La première imprimerie mise sur pied par le saint de Turin a été entièrement financée par eux.

En 2001, 150 ans après la mort de l’Abbé Rosmini, la Congrégation pour la doctrine et la foi a prononcé un acte de réhabilitation, à l’instar de ce qu’elle fit – il n’y a pas si longtemps - pour Galilée, signée par le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI. Il fut béatifié le 18 novembre 2007. Certaines idées prophétiques du perspicace abbé furent seulement adoptées lors du Concile Vatican II.


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À entendre nos jeunes interviewés, la famille est au cœur de tous les apprentissages. Parfois contradictoires. Apprendre « à faire confiance aux gens », « à ne faire confiance qu’à soi-même. », « à toujours me méfier », « à ne jamais dépendre de quelqu’un.

Au-delà de ces divergences, il y a un socle commun de valeurs. Les parents, ce sont eux qui apprennent la vie résume simplement Tiphaine. L’apprentissage du respect revient souvent associé à celui des valeurs. «Mes parents m’ont tout appris… Ils ont fait ce que je suis, la femme que je suis » souligne Anaïs. « Ils m’ont appris à être heureux, à être quelqu’un de bien » (Nicolas).

Question : L’apprentissage semble aller de soi au sein de la famille mais prenons-nous assez le temps de réfléchir à ce compagnonnage primordial ?

Voir le 7è épisode : Qu’as-tu appris de tes parents ?

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