Mgr Boulanger Don Bosco Ils sont éducateurs, prêtres, artistes, politiques, hommes et femmes de ce temps... DBA est allé à leur rencontre, leur demandant ce que représente pour eux le saint de Turin, ce qu’ils aiment en lui, ce qu’ils en retiennent et si, pour eux, son message est encore actuel. Mgr Jean-Claude Boulanger, évêque de Bayeux-Lisieux, nous en parle.

 

« Don Bosco a quelque chose à dire pour notre temps et pas seulement pour les jeunes. La pédagogie de Don Bosco se résume en ces trois verbes quand il s’adresse à un jeune : j’ai confiance en toi ; je t’aime tel que tu es ; j’espère en toi.

 

Un jeune sent si l’on a confiance en lui, pour lui-même et non pour remplir des cases vides.

Prêtre originaire du Pas-de-Calais, Jean-Claude Boulanger, soixante-dix ans, est depuis 2010 évêque de Bayeux-Lisieux : il succéda alors à Mgr Pierre Pican, salésien de Don Bosco. Membre du conseil permanent de la conférence des évêques de France, il nous a livré un texte écrit à l’occasion de la saint Jean Bosco, le 31 janvier.

J’ai confiance en toi : le ressort de la vie est du côté de la confiance. Nous grandissons dans la vie à la mesure des regards de confiance que l’on a posés sur nous. Dire à un jeune : « J’ai confiance en toi », c’est le faire naître à la vie. A la question des communautés chrétiennes visitées et qui posent toutes cette question : « Comment attirer les jeunes à la messe ? », je réponds toujours : « Est-ce que vous avez confiance dans les jeunes ? ». Un jeune sent immédiatement si l’on a confiance en lui, pour lui-même et non pour remplir des cases vides. Comment voulez-vous qu’il découvre que le Christ a confiance en lui s’il ne sent pas que nous lui faisons confiance. La confiance est à la base de l’évangélisation, en tout cas une certaine bienveillance vis-à-vis de celui qui se sent loin de notre foi chrétienne. Ceci est vrai pour les jeunes comme pour les adultes.

 

« Il est plus facile de se mépriser que de s’aimer avec humilité ».

Je t’aime tel que tu es : cette expression est surprenante. Or, comme le dit Bernanos à la fin du Journal d’un curé de campagne : « Il est plus facile de se mépriser que de s’aimer avec humilité ». Combien de personnes, autour de nous, ne sont pas réconciliées avec elles-mêmes ? Il est plus facile de se voir sur le piédestal ou sous la table que de s’asseoir simplement à la table avec les autres. Dans notre société, il faut être IBM : intelligent, beau et mobile. Jésus nous dit que nous sommes IBG : ivraie et bon grain. Ce ne sont pas les mêmes critères... Que faire de l’ivraie qui est en nous ? Comment se réconcilier avec ses pauvretés, mais aussi avec cette part de péché et d’ombre qui est en nous ? C’est la place du pardon. On ne peut pas grandir dans la vie sans pardon et dans la vie spirituelle sans le pardon de Dieu.

 

Nos contemporains croient plus à des témoins qu’à des maîtres à penser.

J’espère en toi : « Là où il y a de l’homme, disant Montaigne, il y a de l’hommerie ». Ceci a même été repris par saint François de Sales. Mais « l’homme passe l’homme », dit Pascal. D’une certaine manière, l’homme est plus grand que son examen de conscience. L’Evangile l’invite à un examen de confiance. Dieu nous espère au-delà de nous-mêmes et de ce que nous sommes. Dieu nous aime en devenir. Je t’aime tel que tu es, risquerait de nous figer à jamais. Mais Dieu espère en nous. Evangéliser, c’est espérer l’autre avec le regard du Christ. Mais on n’évangélise que ceux pour lesquels nous sommes prêts à donner notre vie. Nos contemporains croient plus à des témoins qu’à des maîtres à penser.

 

 

Propos recueillis par Jean-François Meurs
Don Bosco Aujourd'hui
28 juillet 2016

 

 

 

 


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Le rire est le propre de l’homme. On pourrait parodier en disant qu’il est le propre des jeunes. En fait, pour eux, ce sont les petits riens, voire les bêtises, qui prêtent à rire. Et, bien sûr, la plus part du temps, ce sont des moments vécus en bande.

Par tempérament ou pour cacher sa timidité les jeunes aiment rire. Pour Hugo « Ça redonne de l’énergie, c’est comme du sucre. » Ils ne font pas allusion à de grands comiques que l’on peut entendre sur les médias mais, c’est bien dans des moments passés entre eux que se partagent d’abord les rires. Et, pour en souligner l’importance, Hugo de conclure. « Une semaine sans rigoler, je suis pas bien. »

Question : Veillons-nous à ce que le rire soit un moment important de partage dans nos familles ?

Voir le 8è épisode de la saison 2 : Qu’est-ce qui te fait rire ?

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