Hongrie 1 355x248Les premières années florissantes de la Province hongroise se sont changées, sous le régime communiste, en années de souffrances et de troubles, et, actuellement, en années de renouveau. La Province hongroise est la plus petite de toutes les Provinces salésiennes du monde et, malgré cela, elle envisage l'avenir avec une grande espérance. 2013 est l'année du centenaire de la présence salésienne en Hongire marquée par le passage des reliques de Don Bosco, un rendez-vous important pour fortifier le charisme salésien.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fils de Don Bosco sont présents à Péliföldszentkereszt, à Nyergesújfalu avec un lycée, à Budapest avec trois communautés, à Szombathely, Balassagyarmat et Kazincbarcika où, parmi de très nombreuses activités se trouvent deux écoles avec plus de mille trois cents élèves et une école spécifique pour la minorité ethniquedes Roms (Gens du voyage). Le travailqui se déploie dans les écoles ou les oratoires-patronages est énormément apprécié et, en même temps, les jeunes du Mouvement Salésien des Jeunes (MSJ) transmettent le charisme salésien aux autres jeunes.

 

Il y a cent ans 

 

Il y a cent ans commençait l'histoire salésienne en Hongrie. La première présence est née à Péliföldszentkereszt, un endroit pas vraiment idéal pour la vie et l'action d'un Salésien : un bois tout autour et, sur un rayon de trois kilomètres, pas le moindre village. Mais une fois établis, les Salésiens ont donné une forte impulsion pour commencer leur expansion dès l'année suivante. Bien vite fut ouverte une maison à Nyergesújfalu, et Péliföldszentkereszt devint noviciat. La « Maison Don Bosco », où fut ensuite ouverte l'École Supérieure de Théologie en 1932.

 

En 1950, le régime communiste supprima les congrégations religieuses et les Salésiens subirent un frein à leur action, qui allait durer quarante ans. Les institutions furent donc fermées, les communautés supprimées et le complexe de Péliföldszentkereszt nationalisé.

 

Ce n'est qu'en 1992 que le complexe fut restitué aux Salésiens, non sans difficultés et dans un état de profond délabrement. Le Père József Havasi, Provincial de Hongrie de 1990à 2008, avait d'abord pensé ne pas restaurer le centre ; mais aujourd'hui, après que les Salésiens se sont énormément investis, la réalité salésiennede Hongrie est heureuse d'avoir de nouveau cette oeuvre revenue à une vie nouvelle. Aujourd'hui Péliföldszentkereszt, qu'on appelle « le berceau salésienhongrois », renaît florissant. Cesdernières années, le Père Directeur Béla Ábrahám, nommé Provincial en 2012, a entrepris de restaurer le cloître, en impliquant toujours plus les jeunes du voisinage.

 

Le rêve de Don Bosco sur la Hongrie

 

L'inspiration est partie de Péliföldszentkereszt. Durant ses quarante premières années, cet endroit a donné de nombreuses vocations, et les missionnaires hongrois sont partis par dizaines vers des pays lointains : Chine, Japon, Cuba, Brésil, Mexique, Inde... Mais aujourd'hui,après la répression communiste, la présence salésienne a diminué et des missionnairesde l'Inde et du Vietnam sont venus pour aider.

Les Salésiens hongrois pensaient que le régime communiste allait peu durer. Certains sont allés travailler en silence dans les diocèses tandis que d'autres ont voulu travailler pour les jeunes et sont partis à l'étranger.

 

Le Salésien coadjuteur martyr Étienne Sándor a voulu rester dans son pays au service des jeunes, en vivant sa vie religieuse, bien qu'ayant de faux papiers qui lui auraient permis de fuir à l'étranger. Il est donc resté, se dévouant au servicedes jeunes. Après un procès basé sur de faux témoignages, il a été condamné à mort. Son procès de béatificationet de canonisation est en cours.

 

Les Salésiens hongrois et les Salésiens missionnaires indiens, vietnamiens et polonais rêvent avec Don Bosco aux cent prochaines années au coeur de l'Europe, sur cette petite terre de Hongrie.

Erzsébet Lengyel

Hongrie, 12 septembre 2013

 

 

 

Hongrie 2 355x248Aujourd'hui Péliföldszentkereszt, qu'on appelle « le berceau salésienhongrois », renaît florissant.Hongrie 3 355x248La première présence est née à Péliföldszentkereszt, un endroit pas vraiment idéal pour la vie et l'action d'un Salésien

 


Mot du jour

Dans un groupe de musique, on entend d’abord la basse. Avec ses notes, elle aide les membres du groupe à se repérer, à jouer ensemble, puis elle se fond dans la masse quand les autres instruments arrivent. De la même façon, Dieu nous aide à nous repérer tout en se fondant dans notre vie quotidienne. 

La batterie, elle, sait se faire entendre quand il le faut. Au son de la grosse caisse, le public tape des mains. Dieu aussi sait se faire entendre et nous aider à savoir comment agir chaque jour.

Le pad (un son long, planant), avec ses nappes de violons, donne de la hauteur mais aussi de la profondeur au chant comme peuvent le faire la méditation ou la prière. 

La guitare électrique est, souvent, discrète. Il faut tendre l’oreille pour entendre ses notes. De même, parfois, il faut savoir tendre l’oreille pour percevoir la présence de Dieu dans nos vies. 

Enfin, la guitare : seule, elle est capable de jouer et d’animer. Dieu, de la même façon, est toujours là avec nous, et même lorsque l’on se sent seul, il continue à jouer.

Et toi ? Ton groupe de musique est-il au complet ? 

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