jeunes travail 355Au Rwanda, grâce au soutien du centre Don Bosco de Hornu (Belgique), des jeunes africains trouvent une formation et un métier dans une région qui était condamnée à l'abandon. Outre le soutien financier, chaque année les jeunes de Hornu viennent travailler au chantier de construction de l'école au côté des jeunes rwandais. Reportage sur un projet salésien, "l'école de formation du lac".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est la rentrée scolaire à la petite école plantée sur la colline. Le décor est paradisiaque, certes, mais la région constituée de collines de 1400 à 1700 m d'altitude est isolée de tout. Pour ceux de première année, l'inscription ne sera vraiment faite que lorsque les résultats des examens d'Etat seront connus, vers le 4 février. Ils passeront aussi un test pour savoir s'ils peuvent accéder directement à la première année de formation, sinon, ils iront en préparatoire. Beaucoup, en effet, n'ont pas eu l'occasion d'aller à l'école, ou ils ont dû interrompre leur cursus scolaire pour toutes sortes de raisons, dont la pauvreté et l'éloignement des centres scolaires. En préparatoire, ils suivront des cours d'alphabétisation et quelques cours de culture générale pour les mettre à niveau.

 

 jeunes rwanda couture 355200 étudiants : une centaine en maçonnerie, l'autre en coutureLa formation professionnelle dure deux ans. La section de maçonnerie a un grand succès et compte une centaine d'élèves. On y trouve des filles. L'autre centaine se répartit en cuisine, coupe-couture. Ces sections correspondent aux besoins les plus manifestes de cette région qui vit de l'agriculture et du petit élevage, et où les maisons en briques adobes (en terre cuite) nécessitent des réparations fréquentes.

 

Grâce aux formations, l'exode rural est freiné 

L'école existe depuis 2008. Mais les résultats se font déjà sentir. Les élèves de maçonnerie ont été engagés pour leur stage par les autorités de Gikomero, le chef-lieu du district, pour construire deux classes et les logements pour les enseignants. Surtout, l'exode rural vers la capitale est freiné, des jeunes construisent leur petite maison en terre avec le toit en tôles pour fonder leur famille. Un nouvel espoir est né sur les collines qui trouvent un nouveau dynamisme.

 

25 ans de chantiers pour les jeunes du Centre Don Bosco de Hornu

Le Centre de Jeunes d'Hornu organise des chantiers au Rwanda depuis 25 ans. Une originalité de l'entreprise est que des ados et des jeunes enfants placés par la protection de la Jeunesse sont partie prenante de ces voyages : la découverte d'une réalité différente les aide à relativiser leur situation. Après avoir construit des églises, des salles paroissiales, un pont, des écoles dans les alentours de Kigali, leurs efforts se concentrent depuis 10 ans sur la région de Muhazi et Mugina au bord du lac. Cette année, il s'agissait d'agrandir l'église de Mugina et de construire une salle pour l'école de Muhazi. Le travail se fait en collaboration avec les autochtones. Les jeunes enfants jouent un rôle de « clés de contact »: le terrain de jeu est un lieu spontané de rencontre.

 

Les habitants ont voulu ce projet

L'aventure a débuté en 2002, par le projet de remettre en valeur une maison acquise en 1969 par les salésiens. Elle a servi de maison de vacances et de retraites, mais fut abandonnée en 1990 pour des raisons d'insécurité. La réhabilitation et le développement ont été possibles grâce aux chantiers organisés tous les deux ans par le Centre de Jeunes Don Bosco de Hornu, sous l'impulsion de Thérèse Watripont, coopératrice salésienne, volontaire au Rwanda depuis plus de 12 ans. Au départ, ce fut un lieu de vacances pour les jeunes défavorisés. Les gens de l'endroit ont demandé de bénéficier du lieu. Des cours d'alphabétisation ont été organisés, et la demande s'est faite plus forte.

 

Une congrégation locale a donné consistance au projet : les sœurs « InshutiZ'abakene », « Amies des pauvres », s'inspirent du charisme de St Vincent de Paul. Elles font partie de l'équipe éducative avec des enseignants formés pour la plupart par les salésiens. Ainsi Théoneste, engagé depuis janvier 2013, qui s'est formé en maçonnerie à l'école pour enfants de la rue dans la banlieue de Kigali.

 

 

jeunes rwanda masques 355Des mannequins à partir de matériaux naturels ou de récupérationDe la crèche de Noël à la confection de mannequins

 

Depuis plusieurs années, le Père Danko, salésien, a créé dans sa paroisse de Mugina les « Petits chanteurs à l'étoile ». A Noël, les enfants se font « petits missionnaires » et vont par groupes annoncer la bonne nouvelle avec une étoile auprès d'autres enfants handicapés, des personnes âgées, des familles isolées. Les fêtes de Noël ont pris une belle ampleur.
Alors, le père Danko s'est mis à rêver à une belle crèche avec des personnages grandeur nature. Les éducateurs du Centre de jeunes de Hornu contactés se sont tout de suite pris au jeu pour faire des essais de moulage, rechercher des moyens peu coûteux à partir de matériaux naturels ou de récupération : papier journal collé avec une mixture à base de farine de manioc, armatures légères.
Cela ira sans doute plus loin que la crèche : la confection de mannequins pourrait trouver place à côté de la section couture de l'école, voire susciter une nouvelle section... les boutiques se développent à Kigali, il y a de belles vitrines à décorer !

 

A Muhazi, on mise sur la pérennité du projet : la Province salésienne des Grands Lacs, soucieuse de la qualité de l'éducation donnée, veille à la formation des enseignants et des élèves.

 

Jean François Meurs

25 octobre 2013

 


LA PRESENCE DES SALESIENS DANS LA REGION DES GRANDS LACS

jeunes rwanda carte 130

 

Province Saint Charles Lwanga

Pays :Rwanda, Uganda et Burundi
Fondée en 2006, elle compte 81 salésien et 10 novices.

Elle regroupe 13 maisons

 

 


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Mot du jour

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L’épreuve la plus difficile souvent citée est le harcèlement. Héloïse l’a particulièrement subi. « Tout le monde qui te regarde de haut en bas sur les réseaux sociaux, comme une pourriture, comme un déchet… Il faut respecter chaque personne au monde. » Et puis, il y a le racisme sous toutes ses formes.

Inès nous dit avoir reçu des paroles blessantes concernant ses origines. Elle s’interroge : « On se dit parfois qu’on n’est pas intégrée alors que si, peut-être que non. On ne sait pas très bien en fait. » Le métissage de Mélissa entraîne, pour elle aussi ,des réflexions sur les avantages et les inconvénient de sa situation qui la laisse sans voix. « Je ne sais pas que dire à part être outrée. »

Question : Face à ces paroles qui détruisent quelles paroles constructives sommes-nous capables d’opposer ?

Voir le 2 épisode de la saison 2 : Le poids des mots ?

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