machine dba pteIl y a plus de trente ans, les salésiens de Don Bosco sont venus s'installer dans ce quartier de Sao Paulo. Une paroisse s'est ouverte puis une œuvre sociale, des orphelinats... Au total, 14 oeuvres salésiennes. 6000 jeunes y sont accueillis. Venus pour les JMJ, la délégation du MSJ a été marquée par ces œuvres. Reportage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Père Mauro, salésien de Don Bosco, connaît bien les gens du quartier. Il sonne à l'une des maisons. Un homme ouvre l'entrée qui fait à la fois office de garage et de cuisine. Notre groupe entre dans la pièce principale de 6 m2 où l'épouse, rongée par la maladie, est assise sur son canapé. « Pour nous ce travail de visites des malades et des personnes âgées est très important. Il montre cette proximité et la communion de prière entre les personnes. »

 

Une présence constante dans le quartier pour travailler avec les familles


En face de la paroisse, l'œuvre sociale. Un Don Bosco funambule est représenté sous forme de dessin à l'accueil. Le directeur, le Père Rosalvino, salésien de Don Bosco, est à l'origine de l'œuvre : « C'est, à la suite d'une demande de l'archidiocèse, que les Salésiens sont arrivés à la périphérie de la ville pour prendre soin des enfants qui erraient dans les rues. Le début n'a pas été facile. L'oratoire a commencé sur les trottoirs et les terrains vagues du quartier. Puis vint le travail avec les familles, d'abord méfiantes vis-à-vis de nous, puis peu à peu les gens ont apprécié ce que nous faisions. »

 

L'œuvre sociale est fréquentée par mille sept cents élèves


L'œuvre sociale est un lieu fréquenté par mille sept cents élèves, âgés de quinze ans et plus. Ceux-ci choisissent parmi les seize disciplines proposées. Sylviane, assistante sociale, explique le fonctionnement : « L'œuvre ouvre ses portes à trois groupes différents, matin, après-midi et soir, du lundi au vendredi. Le premier groupe du matin, va en stage l'après-midi ; le second de l'après-midi, est en stage le matin ; et le troisième groupe du soir est plus autonome et travaille dans la journée. »

 

 

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« Maintenant je sais que je peux accomplir beaucoup de choses »

 

 

L'œuvre est reconnue pour la qualité de ses formations et l'obtention d'un travail par la suite. «Ici, nous sommes comme l'oiseau qui apprend à voler, confie Carolina, une étudiante en techniques administratives. J'ai appris à me prendre en main, à avoir de la rigueur dans mon travail et à écouter les opinions des autres. Maintenant je sais que je peux accomplir beaucoup de choses qui dépassent le cadre même de ma formation ».

 

 

 

Le centre sportif, plusieurs orphelinats...


Le centre sportif est un lieu fréquenté par mille deux cents élèves âgés de six à dix-huit ans. Ils ont accès à des ateliers artistiques et sportifs. « Beaucoup viennent ici sans jamais avoir pratiqué la gymnastique ou sans avoir des talents artistiques, précise Maria Celia Rodrigues da Costa, coordinatrice de ce centre. Le but ultime n'est pas de former des athlètes ou des artistes, mais de donner aux jeunes l'accès à la culture et aux sports, de former de bons chrétiens et d'honnêtes citoyens, comme le voulait Don Bosco. »

 

La population se laisse toucher par la pédagogie de Don Bosco


Une quinzaine d'enfants et de jeunes sont accueillis dans l'orphelinat. « C'est grâce au don d'un bienfaiteur américain que cette maison existe. » dit le P. Rosalvino. Huit lieux sont ainsi répartis dans le quartier. « Nous essayons de donner à l'enfant l'occasion d'écrire une nouvelle histoire et nous travaillons le sujet de la famille» partage Marcia Rodrigues da Costa, coordinatrice des lieux d'hébergement.

 

Lorsque les salésiens sont venus s'installer à Itaquera, leur action touchait cent cinquante jeunes. Trente ans plus tard, c'est un ensemble de quatorze œuvres réparties dans le quartier qui accueillent six mille enfants, adolescents et adultes. « Le plus important n'est pas les chiffres mais de voir comment la population se laisse toucher par la pédagogie de Don Bosco et que celui-ci entre dans le cœur de chacun », conclut le Père Rosalvino.

 

Vincent Grodziski

Salésien de Don Bosco

5 décembre 2013



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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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