Ebola Afrique salesiens mission Qu'on ne s'y trompe pas : si les médias occidentaux sont passés à autre chose, le virus Ebola continue de faire des ravages en Afrique. Les Salésiens sont présents auprès des populations affectées et menacées, pour assurer la distribution de vivres et prévenir la propagation du virus, à travers des actions de sensibilisation et d'éducation.

Sur place, la tâche paraît insurmontable. Pourtant, les Salésiens ne désarment pas. « Il y a 80 nouvelles contagions chaque jour », constatent les Sdb présents en Sierra Leone, où plus de 1 200 morts du virus ont déjà été recensés. Au Libéria, pays voisin, Lothar Wagner, Salésien coadjuteur, observe qu'il y a « des quartiers en quarantaine, mais vu que la nourriture n'y arrive pas, les gens, désespérés, ne respectent pas les mesures de cloisonnement ».

  

L'enjeu premier : distribuer des vivres et des médicaments aux populations affectées. Pour ce faire, les Salésiens ne travaillent pas seuls. Une grande synergie les lie à d'autres congrégations religieuses et aux nombreuses ONG présentes sur place. Entre autres : l'association Stop Hunger Now, « un de nos partenaires privilégiés », témoigne Jessica O'Connor, de la Procure Missionnaire Salésienne. Il faut dire qu'à cause de virus, de nombreux agriculteurs sont morts, les marchés locaux ont fermé, ainsi que les cantines d'écoles, qui permettaient aux élèves de recevoir au moins un repas chaque jour. « C'est pourquoi nous travaillons au lancement d'un projet pour créer des potagers gérés par les familles », explique le Père Jorge Crisafulli, Supérieur de la Province Afrique occidentale anglophone.

 

Diffuser l'espoir, éloigner la peur

Un autre enjeu primordial est celui la communication. Si, en Europe, l'épidémie est une réalité tangible – bien que lointaine –, en Afrique, elle reste ignorée, voire tabou. « Personne ne parle d'Ebola, témoigne le Père Crisafulli. Et la sensibilisation doit être faite avec attention, car il y a eu des cas où des volontaires pour l'information et la prévention ont été attaqués par les communautés ». En Guinée Conakry, les Pères salésiens J.R. Guinea, R. Sabé et E. Hernando, originaires d'Espagne, font partie d'un comité d'intervention pour informer la population et prévenir les risques d'infections ultérieures.

 

Si ces efforts semblent secondaires au regard du manque cruel de vivres et de médicaments, ils demeurent essentiels car, sur place, beaucoup ne croient pas qu'Ebola soit réel et hurlent au complot. Or, comment guérir des individus qui doutent de la véracité de la maladie ? Pour le Père Crisafulli, l'éducation passe d'abord par un média par la radio. L'objectif : diffuser l'espoir et éloigner la peur.

 

« Seulement l'aide internationale nous permettra d'en sortir. Nous vous prions d'envoyer lits, laboratoires, experts, médecins, infirmiers... pour éviter une épidémie globale », appelle Lothar Wagner. Ni lui, ni les autres salésiens présents sur place ne comptent quitter le sol africain avant que le virus soit contré. « Pourquoi suis-je encore ici ? demande le Père Hernando, en Afrique depuis plus de 30 ans. Pour la simple raison que nous ne pouvons pas abandonner la population ».

 

Rémi Favresse (d'après ANS)

1er janvier 2015

 

Ebola-Afrique-salesiens-provincial-Le Père Crisafulli, Provincial en Afrique occidentale anglophoneEbola-Afrique-salesiens-Pour endiguer l’épidémie, les écoles ont fermé, privant les enfants des repas que leur offrait la cantine


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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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