syrie alep appel a l aide 002Comme une balançoire entre violence et désolation : voilà la situation à Alep, ville symbole de la guerre en Syrie. Les périodes de trêve, où chacun compte les dégâts et les victimes et cherche de nouveaux expédients pour survivre, alternent avec des recrudescences de violence. L’oratoire salésien a dû fermer ses portes.

 

« Il y a eu une attaque plus forte que d’habitude dans les dernières 72 heures... jusqu’aujourd’hui 1300 coups sur tous les quartiers de la ville : missiles, bombes, explosifs...On a recommencé à bombarder... Les morts sont nombreux et très nombreux les blessés », nous fait savoir le Directeur de l’œuvre salésienne dans la ville, le P. Georges Fattal.

 

C’est de plus de 30 civiles tuées le bilan provisoire des raids gouvernementaux syriens sur un hôpital à Alep géré par « Médecins sans frontières ». Les victimes de ce massacre ne sont qu’une partie des dizaines de morts et des centaines de blessés provoqués par la reprise des combats en ville entre rebelles et gouvernementaux.

 

La situation d'Alep est « catastrophique »

Dans le bombardement de l’hôpital, le soir de mercredi 27 avril, est mort aussi Mohammed Wasim Moaz, le dernier pédiatre résidant dans les quartiers d’Alep, contrôlés par les rebelles. Le responsable des aides humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien, a mis en alerte le Conseil de Sécurité sur « la nouvelle, sérieuse détérioration de la situation humanitaire en Syrie », et il a définie « catastrophique » la situation à Alep.

 

Les chrétiens espèrent qu'un appel du pape fera bouger les choses

L’oratoire salésien a dû fermer les portes : C’est la Semaine Sainte des Eglises Orientales, période où, comme l’an dernier, augmentaient les bombardements. La population est épuisée et privée de toute attente, elle espère, peut-être, qu’un nouvel appel du Pape puisse faire changer les choses : « Les gens souhaitent une intervention du Saint Père auprès de la communauté internationale, il faut donner espérance aux gens », dit le Salésien.

 

En communion spirituelle avec la communauté salésienne d'Alep

Le P. Fattal, sur exhortation des jeunes d’Alep, déjà au mois de février avait invité toutes les paroisses et communautés de la Famille Salésienne à faire une heure d’adoration eucharistique par semaine – le lundi après-midi, si possible, en communion spirituelle avec la communauté d’Alep - pour demander la paix en Syrie. Son appel a été relancé aussi par le Recteur Majeur, le P. Ángel Fernández Artime, dans sa vidéo « Cari confratelli ».

 

Le P. Fattal renouvelle maintenant sa demande : « Merci de vous souvenir de nous Salésiens d’Alep, et pour tous nos jeunes. Nous vous demandons encore de prier pour nous ».

 

 

Don Bosco Aujourd'hui
via ANS (Agence internationale salésienne)
5 mai 2016

 

 

Un vidéo pour un appel à l'aide

 

« En ville, la situation est très dramatique et difficile : La population ne sait plus quoi faire, beaucoup de morts, beaucoup de bombardements. Il n’y a plus de places sûres en ville »,dit le Père Pier Jabloyan, salésien, né à Alep, qui n’est plus capable de définir sa ville où il a grandi.

 

Il exprime son appel à l'aide dans une vidéo prise dans la cour de l’oratoire, tristement vide, étant donné les derniers bombardements et sa fermeture, alors que jusqu’il y a quelques jours il était une oasis de normalité pour tant d’enfants et adolescents.

 

La vidéo sous-titrée en anglais

 

 

 

 

Pour aller plus loin

ANS : Syrie – « Intensifiez votre prière pour nous » (vidéo)

ANS : Syrie – « Nous vous demandons encore de prier pour nous »

 

 


Mot du jour

Le nom est la dernière chose qui nous reste quand les parents ne sont plus là. C’est un lien qui atteste de notre humanité engendrée. Le nom nous inscrit dans une histoire, dans une filiation, dans une famille. Le nom ne nous appartient pas vraiment : il se transmet. Il constitue aussi une part de notre identité sociale : avec lui, nous sommes d’un peuple. L’engouement actuel pour la généalogie nous prouve l’importance vitale du nom et de ce qu’il représente.

Etre appelé par son nom, c’est être reconnu et rejoint dans son humanité. Quand Dieu appelle, il le fait à l’aide du nom, car chacun est unique. En nommant leurs enfants, les parents prennent soin de choisir un prénom qui ait du sens. On voit bien quelles difficultés personnelles peut vivre un enfant ou un adolescent qui n’aurait plus la possibilité de se référer à une filiation pour tisser les liens de son histoire. Pour aller de l’avant, chacun a besoin de savoir d’où il vient. Le nom est une pièce essentielle de cette origine.

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