affiche via don bosco tanzani 002 Les écoles professionnelles salésiennes de Tanzanie tentent de promouvoir les formations professionnelles des filles, y compris les formations techniques. L’ONG Via Don Bosco s’est engagée en 2016 pour briser l'image stéréotypée de la formation professionnelle et pour donner aux filles les mêmes chances que les garçons pour une éducation de qualité.

 

De nombreux obstacles sur le chemin de l'école

Les femmes en Tanzanie sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à rester analphabètes. L’occasion d’y suivre une formation professionnelle est très faible. Les préjugés des parents pour qui il n’est pas important que leurs filles apprennent un métier, et encore moins un métier technique, sont des obstacles massifs à leur scolarisation. Faute de perspectives, elles abandonnent très tôt l’école.

 

Dans les écoles partenaires de VIA Don Bosco une action a été réalisée pour que filles et garçons méritent les mêmes chances d’entrer dans l’école et d’apprentissage d’un métier. Et inverser la tendance.

 

Une campagne de sensibilisation contre les stéréotypes : « Je suis une femme de grande valeur »

Pour encourager les filles à suivre une formation professionnelle, les écoles tanzaniennes du réseau Don Bosco ont organisé l’action “ Binti Thamani ”. Cela signifie : « Je suis une femme de grande valeur » en swahili. Ce fut une grande campagne de sensibilisation avec des affiches, une conférence de presse et un spot radio. Les médias sociaux ont également été massivement utilisés pour atteindre le plus de filles possible dans la région.

 

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Développer l’estime de soi : « Chaque fille est une Binti Thamani»

Un grand événement a été le point culminant de la campagne de sensibilisation. Des bus ont permis aux filles des villages les plus reculés d'assister à l'action. Une fois arrivées, elles pouvaient écouter des conférences pour les inspirer à réaliser leurs rêves et à développer la confiance en elles dans la vie. Certaines filles, déjà en formation professionnelle, agissaient en tant qu’ambassadrices, afin de partager leurs expériences avec d’autres, pour leur faire comprendre à quel point leur formation professionnelle avait changé leur vie.

 

Tanzanie

 

Grâce au programme en Tanzanie, les trois centres de jeunes Don Bosco touchent plus de 1000 jeunes chaque année entre 15 et 28 ans. Année après année, les écoles s'attachent, avec VIA Don Bosco, à fournir une formation de qualité adaptée aux besoins du marché du travail.

 

« Je suis électricienne, diplômée au centre Don Bosco à Iringa »

« Mes études sont importantes pour moi. L'autonomie et l'engagement sont pour moi la clé du succès. Je suis électricienne, diplômée en 2012 au centre Don Bosco à Iringa. Je travaille maintenant. Je sais ce que je vaux et j’ai confiance en moi. Je suis “ Binti Thamani " », déclarait une ancienne étudiante à propos de sa formation au centre.

 

« La plupart d'entre nous entendent que le dur labeur est seulement pour les hommes. Je dis non ! Je suis plombier. J’ai fait un choix intelligent parce que je crois que les femmes peuvent travailler et apprendre les mêmes techniques et compétences. Faites valoir vos chances, chaque fille est une Binti Thamani, chaque femme est une femme précieuse », ajoutait Tuliana Juma, une étudiante en plomberie dans le centre de Dodoma.

 

Un groupe musical tanzanien bien connu, idole des filles : le “ Barnaba-Classic ” a relayé le message avec encore plus de force et a donné, grâce à sa grande notoriété, un écho très important à l'action.

 

« Chaque témoignage des filles était source d'inspiration, et a été, à tous les coups, accueilli avec des acclamations et un tonnerre d'applaudissements. Le groupe populaire Barnaba-Classic a amplifié les voix des filles de façon retentissante. »

 

Cette action fantastique a grandement contribué à briser les stéréotypes. Les filles peuvent elles aussi suivre des formations professionnelles, et s’instruire. Sachant que les femmes instruites décident elles-mêmes, le plus souvent, d'envoyer leurs enfants à l'école, c’est un grand pas en avant pour le pays.

 

 

Bram REEKMANS et Lore STASSEN
Via Don Bosco
14 juillet 2016

 

 


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À la question : « Ce que je ne pourrais pas pardonner ? » la réponse fait quasiment l’unanimité : « la trahison ! ». Que ce soit en amitié ou en amour, c’est ce qui est pour les jeunes le plus difficilement pardonnable. « Quand tu me trahis, tu me plantes un couteau dans le dos. » nous dit Michelle

Maëva exprime bien que derrière cette immense déception de la trahison il y a la perte d’une importante valeur : la confiance. « Il n’y a pas de relation sans confiance. Une fois qu’elle est trahie, elle est très difficile à redonner. » Don Bosco a mis la confiance au cœur de son système éducatif. C’est dire son importance et la nécessité de la préserver dans la relation avec les jeunes.

Question : Les jeunes semblent nous dire que l’impardonnable est définitif. Cela pose pour nous la question de l’éducation au pardon et de sa dimension chrétienne. Voir le premier témoignage du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand.

Voir le 4è épisode de la saison 2 : L’impardonnable ?

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