farniere haiti jeunes 001 Grâce à l’Asbl Farnières-Haïti et aux nombreuses activités organisées pour rassembler les moyens afin d’animer des enfants haïtiens, un groupe de jeunes belges, âgés de 16 à 23 ans accompagnés de deux adultes, a animé durant tous le mois de juillet les activités des jeunes à Port-au-Prince en Haïti.

 

Après plusieurs péripéties avant le décollage et un vol de dix heures, c’est la chaleur qui les surprend à leur arrivée. Une bonne nuit chez les sœurs salésiennes à la Croix des Bouquets permet au groupe d’affronter, le lendemain, un périple en bus de 250 kilomètres en neuf heures pour rejoindre Fort Liberté. Cela ressemble à un « Dakkar » en bus !

Accueil au Patronage du Centre Don Bosco de Fort Liberté

Dans le Centre Don Bosco de Fort Liberté, tout est encore assez calme. Quelques jours sont nécessaires pour s’acclimater comme on peut à la chaleur, à la transpiration, aux odeurs, à la nourriture, aux moustiques, au manque d’eau au robinet, aux coupures d’électricité, au décalage de sept heures...

Lors de la messe d’inauguration en créole pour les activités « Activa », les Pères Salésiens nous présentent aux cent trente enfants du patronage, aux nombreux jeunes ainsi qu’aux trente-cinq animateurs Haïtiens. C’est aussi l’occasion de s’exprimer en créole ; « Mwen ou rele Anne », « Je m’appelle Anne ».

Nous connaissons l’horaire de nos dix futures journées ; 5h00 footing et sport, déjà sous le soleil – 7h30 douche (si il y a de l’eau) et déjeuner – de 8h30 à 14h animations des enfants et jeunes haïtiens avec l’aide d’animateurs haïtiens, suivies d’un repas très attendu et primordial pour les enfants - l’après-midi, après un repos nécessaire, le groupe prépare les activités du lendemain. Des visites, des jeux, des petites sorties, du sport, des discussions remplissent nos soirées.

Une rencontre culturelle nourrie de contrastes

farniere haiti jeunes 002 L’organisation « olé » des Haïtiens, le manque de moyens matériaux, les bagarres des enfants affamés et assoiffés, le manque de dynamisme des animateurs haïtiens, les nombreux déchets parsemés sur le sol, les habitations rudimentaires, les chaussures trop petites ou cassées, la place importante de la religion, l’affection des Haïtiens, l’interpellation des Belges par les Haïtiens avec le mot « Blanco »,... sont les nombreux sujets de discussions entre Belges.

A cela se rajoutent les crampes aux ventres mais également musculaires, la diarrhée, la fièvre, les cloques, la fatigue, les piqûres de moustiques, la transpiration et les odeurs, les spaghettis ou la semoule de maïs au déjeuner,...

Des temps de festivités

Le vendredi culturel et la visite à la Citadelle (le seul lieu touristique du Nord) sont deux journées, partagées avec les jeunes haïtiens, fortes en émotions et en rencontres. Plusieurs anniversaires ainsi que la fête des Belges ont été fêtés en chantant : « On va couper le gâteau ! », « Mwen souhet ou bon fete ». La danse et les blagues, le rhum et la Prestige, le riz et les bananes plantains font également partis des festivités.

Après les 24 jours passés à Haïti, plusieurs jeunes belges sont prêts à parrainer des enfants haïtiens pour assurer leur scolarité. Ainsi qu’à rassembler différents matériaux et vêtements dans le container qui part très prochainement.

 

Anne de Pourcq
Accompagnatrice Farnières-Haiti

 


Mot du jour

Le nom est la dernière chose qui nous reste quand les parents ne sont plus là. C’est un lien qui atteste de notre humanité engendrée. Le nom nous inscrit dans une histoire, dans une filiation, dans une famille. Le nom ne nous appartient pas vraiment : il se transmet. Il constitue aussi une part de notre identité sociale : avec lui, nous sommes d’un peuple. L’engouement actuel pour la généalogie nous prouve l’importance vitale du nom et de ce qu’il représente.

Etre appelé par son nom, c’est être reconnu et rejoint dans son humanité. Quand Dieu appelle, il le fait à l’aide du nom, car chacun est unique. En nommant leurs enfants, les parents prennent soin de choisir un prénom qui ait du sens. On voit bien quelles difficultés personnelles peut vivre un enfant ou un adolescent qui n’aurait plus la possibilité de se référer à une filiation pour tisser les liens de son histoire. Pour aller de l’avant, chacun a besoin de savoir d’où il vient. Le nom est une pièce essentielle de cette origine.

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