lappel nutrition tchad 004 Depuis trente ans, l’association Appel Durance œuvre pour lutter contre la malnutrition des enfants au Tchad, en partenariat avec les villageois. Cette association utilise la méthodologie des « Nutricartes » qui obtient de très bons résultats. Don Bosco Aujourd’hui a voulu en savoir plus et a interviewé sa présidente, Anne Vincent.

 

DBA : Anne, parlez-nous de votre association Appel Durance. 

La sacoche « Nutricartes » 

 

Elle comprend deux jeux :

Un jeu de cartes aliments qui permet de reconnaître les aliments de « construction » (protides), les aliments « d’énergie » (glucides, lipides), les aliments de « protection » (légumes verts et fruits), et surtout les aliments disponibles localement.

Un jeu des cartes comprenant 24 cartes problèmes qui figurent de façon stylisées les situations potentiellement risquées, autour des questions d’hygiène, des accidents domestiques, des maladies infantiles ; et leurs solutions correspondantes sur les cartes remèdes.

Un livre est en vente. Photos et présentation du programme pour le financement des actions de l’Association Appel Durance

Plus d'informations sur www.lappel.org

Anne Vincent : L’association Appel Durance est l’antenne locale de l’APPEL créée en 1968 dans le Sud Est de la France. Elle soutient le développement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’amélioration des conditions de vie, notamment l’accès à l’eau. Son activité est basée sur le partenariat local dans les pays. Avant tout, elle veut aider les peuples à agir par eux-mêmes.

Qu’est-ce que les « Nutricartes » ? Comment cela fonctionne-t-il ?

C’est une pédagogie par le jeu qui permet d’apprendre à préparer des repas diversifiés, équilibrés et adaptés aux besoins des enfants. Le contenu de cette formation tient compte du contexte local : coûtumes, croyances, coût et disponibilité des aliments. Il est basé sur une pédagogie active, faisant appel à la valorisation des connaissances des mamans et à leur participation.
On montre aux gens que dans leur alimentation locale, il y a de bonnes choses à manger pour leur santé : les fruits sauvages en brousse par exemple alors qu'ils sont souvent dévalorisés.

Comment avez-vous mis en place cette coopération avec le Tchad ?

lappel nutrition tchad 002 L’Appel Durance a été chargée par l’Union Européenne de mener un programme contre la malnutrition à Madagascar. Les Nutricartes ont été utilisées pour la première fois en 2006. Etant donné le bon fonctionnement, un engagement identique a été lancé au Tchad. Nous avons alors démarré en 2013 un programme de formation des acteurs de la lutte contre la malnutrition de la région du Guéra, une région très touchée par la crise nutritionnelle. Le but de l’action est de permettre aux mères de réaliser des repas équilibrés sur le plan nutritionnel avec les ressources alimentaires locales et ainsi de prévenir les nouvelles crises.

Comment se passe la formation ?

Nous menons un programme de formation qui s’adresse au personnel d’une ONG tchadienne Asradd. Celle-ci est responsable de la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition dans la région, soit plusieurs milliers d’enfants chaque année. Cette prise en charge est financée par le Programme Alimentaire Mondial. Les professionnels d’Asradd forment à leur tour les agents de santé communautaire, qui animent des cycles de quatre séances « Nutricartes » avec les mamans, lorsqu’elles viennent au centre de santé pour la prise en charge de leur enfant.

Deux fois par an, des professionnels de l’association se rendent sur place pour superviser la mise en place de ces séances d’éducation nutritionnelle dans les centres de santé et pour renforcer les compétences des formateurs, lors de regroupements formatifs.

« Les projets de l’association portent
sur le partage de compétences »

Comment est née l’Appel Durance ?

La première mission de l’association Appel Durance au Tchad date de 1986. Je suis partie là-bas avec des professionnels français pour former des travailleurs sociaux ; un partenariat s’est progressivement mis en place. Depuis quatre ans, nous travaillons sur le thème de la nutrition. Son but : aider les partenaires à développer leurs compétences. Les projets de l’association portent essentiellement sur le partage de compétences entre collègues.

 

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Avez-vous vu des progrès depuis que vous travaillez avec les Tchadiens ?

Lors de ces missions de suivi, nous avons déjà pu observer des évolutions chez les mamans. Cependant, nous savons qu’un réel changement de comportement demande du temps. Le projet vient de prendre fin. Une évaluation participative avec l’ensemble des acteurs concernés a eu lieu récemment et le résultat de ces trois années de travail est très positif.

Mais parler de progrès est très difficile : on fait un pas en avant et un pas en arrière ! Par exemple, avec le pétrole, on a connu dix années de vaches grasses ; mais depuis que le cours du pétrole a chuté, le pays connaît un déficit budgétaire. Les fonctionnaires et les associations ont du mal à travailler dans la durée à cause de ces alternances de périodes fastes et moins fastes. En raison du climat très sec, le Tchad est entre deux zones à haut risque de famine : Nigéria et Soudan. Il s’en sort mieux parce qu’il ne connaît pas de guerre mais le climat est le même.

On a partagé beaucoup de choses avec des gens. On les a aidés à avoir plus de compétences pour qu’ils puissent continuer leur chemin. Actuellement, on se retire un peu de cette zone et on démarre dans une autre zone du Tchad un peu plus au sud.


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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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