father tom 001 Le Père Tom vient de retourner en Inde après 18 mois d’emprisonnement au Yémen. Il a été enlevé le 4 mars 2016 quand il se trouvait dans une des Maisons des Missionnaires de la Charité dans une attaque au cours de laquelle quatre religieuses ont été tuées. Le père Salésien de Don Bosco continue de surprendre pour son témoignage chrétien clair et serein. Voici l’interview réalisée par l’agence de presse mondiale des Salésiens de Don Bosco, ANS.

 

Comment avez-vous passé ces 18 mois d’enlèvement et comment vos ravisseurs vous ont-ils traités ?

J’ai passé le temps à prier en portant des intentions de prière. Je pensais aussi aux leçons de techniques que je donnais comme enseignant, et, mentalement, j’en préparais... Et le soir, je m’endormais. Tous les jours, c’était comme cela. Je n’avais aucune communication avec le monde extérieur, et je ne savais pas non plus où j’étais.
Mes ravisseurs ne m’ont pas fait de mal, ni torturé. Ils m’ont donné à manger trois fois par jour. J’étais assis toute la journée sur un coussin humide, les pieds liés.

Qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez vécu la mort des religieuses et d’autres personnes dans l’attaque d’Aden ?

Cela s’est passé le vendredi 4 mars 2016, après l’adoration eucharistique du matin pour les cinq sœurs des Missionnaires de la Charité. J’étais dans la chapelle de la maison. À 8h40, j’ai entendu un coup de feu à l’extérieur et, presque immédiatement après, un des attaquants m’a bloqué les mains. Je lui ai lui dit être indien. Il m’a mis sur une chaise. Les sœurs étaient déjà occupées au service des personnes âgées. Le chef des assaillants est allé là où elles travaillaient et il est revenu avec deux d’entre elles. Puis, une nouvelle fois, avec deux autres sœurs. Il est allé encore chercher la cinquième sœur, mais il n’a pas réussi à la trouver. Alors il est revenu pour rechercher les quatre sœurs, et les a portées hors de ma vue et il a tiré sur elles. Tout cela s’est produit à l’intérieur de l’Institut. J’ai demandé à Dieu d’être miséricordieux envers les sœurs et d’avoir pitié des persécuteurs. Je n’avais pas pleuré, ni peur de la mort.

Puis il m’a pris et m’a mis dans le coffre de la voiture, qui était garée près de l’Institut des sœurs. Il est entré dans la chapelle de la maison, a pris le tabernacle avec le Saint Sacrement et l’a jeté dans le coffre de la voiture où j’étais enfermé. Ils m’ont enlevé de cette façon.

Combien la vie de prière et le charisme salésien vous ont-ils aidé dans votre expérience de prisonnier ?

Mon temps était consacré à la prière. Je commençais la journée avec l’Angélus, suivi d’un Notre Père et d’un Ave Maria pour chacune des sœurs tuées. Je priais également pour ma Province, la Congrégation, la paroisse et la famille. J’ai aussi prié pour mes ravisseurs, demandant au Seigneur de les pardonner et de les convertir. Je n’avais pas d’hosties ni de vin, pas de missel ou de lectionnaire ; mais je célébrais la messe spirituellement tous les jours. Je l’ offrais au Seigneur tous les jours. Je me souvenais de quelques épisodes de l’Ancien ou du Nouveau Testament, un miracle, une parabole ou un épisode de la vie de Jésus et je méditais sur eux. J’ai aussi prié pour ma libération, si elle avait été la volonté du Seigneur. J’ai souvent prié le chapelet aussi. Parfois, cependant, je ne pouvais pas prier parce qu’ils parlaient en arabe et je ne pouvais pas me concentrer.

Comment ont été effectués les tournages des vidéos pour obtenir votre rançon ?

Tout était bien conçu. Ils m’avaient dit d’avance qu’ils faisaient un appel vidéo pour obtenir une rançon. Je ne pouvais que leur obéir. Ils ont trébuché et ont fait du bruit comme s’ils me frappaient, mais jamais ils m’ont fait du mal. Ils espéraient que ces vidéos conduiraient rapidement au paiement de la rançon.

Comment vous sentez-vous après avoir rencontré le Saint-Père ?

C’est une autre grande grâce qui m’a été accordée à cause de mon emprisonnement. J’ai pleuré profondément devant le Saint Père. J’ai partagé mon expérience avec lui. Il était compatissant et préoccupé à mon égard et il a embrassé deux fois mes mains. Je n’aurais rien attendu de cela, j’ai eu une nouvelle vie et j’ai demandé au Saint-Père de remercier tous les gens pour les prières offertes en ma faveur dans le monde entier.

Quels sont vos prochains projets ? Voulez-vous revenir en Inde maintenant ?

À l’heure actuelle, je me sens physiquement faible. Mais avec les médicaments et la nourriture, je commence à me sentir mieux. Je dois faire des examens médicaux et j’espère revenir bientôt en Inde. Quand j’étais à Aden, je pesais 82 kg ; et, après ma sortie, je ne pesais que 55 kg. Maintenant, je reprends. Je suis sûr que j’irais de mieux en mieux, parce que la grâce de Dieu et les prières de tant de personnes m’aident.

Pour l’avenir, je n’ai d’autres projets que de faire la volonté de Dieu, qui sera exprimée à travers mes Supérieurs dans la Congrégation Salésienne. Certainement je voudrais revenir en Inde. Mais j’attendrai le jour où les médecins me diront que je peux voyager. Cela peut prendre du temps et je suis prêt à attendre encore un peu.

Source : Article de Don Harris Pakkam, sdb pour ANS.Don Harris Pakkam, sdb pour ANS.


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Le rire est le propre de l’homme. On pourrait parodier en disant qu’il est le propre des jeunes. En fait, pour eux, ce sont les petits riens, voire les bêtises, qui prêtent à rire. Et, bien sûr, la plus part du temps, ce sont des moments vécus en bande.

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Question : Veillons-nous à ce que le rire soit un moment important de partage dans nos familles ?

Voir le 8è épisode de la saison 2 : Qu’est-ce qui te fait rire ?

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