decoupe dr355En France et en Belgique francophone, le réseau Don Bosco compte près d'une cinquantaine de maisons. De la maternelle aux classes prépas, de l'enseignement général aux formations agricoles, elles ont un point commun : vivre du charisme de Don Bosco. Reste que le degré d'appartenance n'est pas toujours le même : il y a les établissements sous tutelle et depuis quelques années, des établissements invités ou... associés. Qu'est-ce que cela signifie ? La parole est donnée aux chefs d'établissements des maisons associées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sœur Nadia Aidjian, déléguée de tutelle, précise le lien avec les maisons associées : « Le diocèse reste responsable de l'établissement et il l'accompagne dans sa gestion et la nomination du chef d'établissement. Il revient au réseau Don Bosco d'accompagner et de former celui-ci et son équipe au charisme de Don Bosco.»

 

Etre associés, c'est mettre en oeuvre la pédagogie de Don Bosco

 

Pour José de Vargas, directeur du lycée Saint-Jean-de-Garguier à Gemenos (près de Marseille), dont l'établissement est « associé » : « De manière concrète, cela signifie mettre en pratique à tous les niveaux de la vie de l'établissement la pédagogie de Don Bosco qui devient la boussole, le chemin : du moment de l'inscription à l'obtention du bac, en passant par l'accompagnement, l'écoute, la confiance dans les enfants qui nous sont confiés. »


Didier Cottet, directeur de la Xavière à Lyon (2200 élèves de l'école maternelle au lycée) évoque l'importance du prêtre référent : « C'est actuellement le Père Dominik Salm. Il participe au conseil pastoral, fait les célébrations et nous aide et nous guide dans l'animation pastorale. Nous essayons de suivre la pédagogie salésienne et nous avons fait plusieurs formations en interne avec le Centre Jean Bosco. Nous avons même un jour emmené tout le personnel (200 personnes) au CJB. »

 


danse 355La St Jean Bosco à la Salésienne à St-Etienne«Le trépied salésien, raison-religion-affection, n'est pas ici qu'un système»

 

Etre associé au réseau Don Bosco implique aussi la participation aux différentes réunions institutionnelles organisées par le réseau. Jean-François Connan, directeur du lycée La Salésienne à Saint-Etienne, témoigne : « Ces rencontres permettent de communiquer mon vécu, de m'informer sur ce qui se vit au niveau des différents établissements. Cela me permet aussi de travailler en étroite collaboration avec le délégué de tutelle associée, Régis Vandenbogaerde. Il est un compagnon de route nécessaire et apprécié. » Jean-François Connan précise : « Le trépied salésien, raison-religion-affection, n'est pas ici qu'un système. Il est vécu au quotidien dans la communauté éducative de notre lycée à travers la pédagogie, la gestion du personnel, la vie de nos 400 élèves. »

 

Les élèves ressentent le charisme, nous les éduquons à l'esprit salésien


Olivier Simon, directeur au lycée professionnel Jean-Baptiste d'Allard à Montbrison (près de Saint-Etienne), tient à l'accueil du charisme de Don Bosco : « L'association avec la tutelle salésienne a permis à l'ensemble de l'équipe éducative de prendre possession du charisme salésien, de mettre un « nom » sur les pratiques quotidiennes dans la vie de l'établissement.


Les élèves ressentent le charisme, nous les éduquons à l'esprit salésien. Nous mettons en avant les talents de chacun et le sens de la fête. Ils sont curieux de cette présence au lycée. Le fait que le lycée soit petit (250 élèves à la rentrée 2013) permet de créer un esprit familial et de parler d'esprit maison »

 

8 ETABLISSEMENTS ASSOCIES

 

A la rentrée 2013, le réseau des établissements « associés » compte huit structures :

 

Saint-Clément à Cudos

Saint Jean de Garguier à Gemenos

La Xavière à Lyon

Notre Dame d'Annay à Lille

Jean-Baptiste d'Allard à Montbrison

Saint-André à Sury-le-Comtal

La Salésienne à Saint-Etienne

La Salésienne à Veyrier (Suisse)

 

J'ai l'impression d'avoir mis la main sur une mine d'or !

 
« En arrivant à Saint Jean de Garguier, deux ans après son ouverture, je ne voyais pas bien l'articulation entre la tutelle diocésaine et la tutelle salésienne. Depuis, j'ai l'impression d'avoir mis la main sur une mine d'or ! L'accueil qui nous a été réservé lors des rencontres et des formations au Centre Jean Bosco ont permis à l'établissement, nouvellement créé, de mettre des mots sur des pratiques que l'on sentait importantes. La spiritualité salésienne, loin de toute théorie et de toute pensée de système, s'ouvre à tous avec simplicité et exigence, au cœur de la vie de chacun : il n'en fallait pas davantage pour fédérer une équipe, une communauté, une famille, la faire regarder dans la même direction en pariant avec confiance sur le devenir de chaque jeune.


Bien sûr, certains pourraient nous faire remarquer que les jeunes qui viennent à Saint Jean de Garguier n'ont rien à voir avec les jeunes qu'allait rencontrer Don Bosco dans les quartiers de Turin ; mais nous le savons tous, à l'heure actuelle, il est bien d'autres misères que connaissent nos nouvelles générations : faillites de certaines familles, crises de beaucoup de valeurs, l' « avoir » érigé comme bien suprême ... Finalement, Don Bosco et le projet salésien ont encore tant de choses à faire vivre à nos enfants ! En fait, nous espérons mettre nos couleurs au brouillon laissé par Don Bosco ! »

 

 

Vincent GRODZISKI

5 novembre 2013

 

 


 

 

 

Réseau Don BoscoAu delà du réseau scolaire, le réseau Don Bosco intègre les établissements d'action sociale, les centres de jeunes et les paroisses.

 

 

 

 

 

 

 

 


Mot du jour

« En amour, écrit la romancière Zeruya Shalev, on cherche la plénitude, on croit qu’on aura atteint le comble de l’amour quand on ne sentira plus aucun vide. Quel paradoxe que ce besoin d’être plein… d’autant plus que nous sommes justement attirés par celui qui va nous affamer et non par celui qui va nous rassasier… »

Le véritable amour est celui qui donne faim. Plus on aime quelqu’un, plus on a faim de lui offrir de l’amour, et plus on a faim d’offrir de l’amour à d’autres. Voilà pourquoi l’amour entre époux est sacrement : il nous donne de faire l’expérience spirituelle de l’amour de Dieu. Aimer Dieu, c’est creuser sa faim, tandis que Dieu nous aime en creusant davantage notre faim.

Donne-nous, Père, notre faim quotidienne. « Seigneur, j’ai faim mais augmente en moi la faim ! »

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