Marseille témoignage photo 355Sophie est intervenue, invitée par le responsable de la pastorale, Raphael Janiec, au lycée de Marseille, pour parler de son expérience de volontariat aux Philippines devant des jeunes de BTS - a priori peu ouverts aux questions d'engagement. Les élèves sont sortis impressionnés. En témoigne Jean–Nicolas : « C'est le genre de témoignage qui donne envie d'agir pareil, d'aider son prochain? C'est formidable. Tout était positif dans cette rencontre».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je suis partie 9 mois aux Philippines après avoir passé mon bac S (la voie banale après la S était médecine ou prépa...), mais j'avais vraiment envie de voyager, de découvrir le monde, un autre pays que le mien. Ensuite je voulais faire ça pour Dieu. Puis j'avais un grand désir de « faire de l'humanitaire », de changer le monde, de participer à réparer les injustices de cette Terre, de « sauver des enfants »...

« Moi qui voulais changer le monde,
je me suis retrouvée à nettoyer des toilettes...»

 

Moi qui voulais changer le monde, sauver des enfants, je me suis retrouvée à nettoyer des toilettes... vous imaginez ! J'y suis restée 5 mois. Au début, je me sentais hyper inutile, je m'imaginais au centre social, je me disais que j'aurais pu faire des choses tellement plus intéressantes et utiles ! Puis, quand j'ai compris que j'allais y rester un petit moment, je me suis mise à essayer de vivre chaque instant de façon pleine, de ne pas être à deux endroits en même temps, de donner dans l'instant tout mon cœur, toute mon énergie, toute ma pensée pour mon travail. C'est comme ça que j'ai compris petit-à-petit que je n'étais pas moins utile là qu'au centre social. Que ce n'était pas ce que je faisais qui comptait mais la façon dont je le faisais. Si je balaye une pièce avec toute mon attention pour le prochain visiteur qui sera content de trouver une pièce propre, je serai aussi utile qu'au centre social.

 

« J'ai eu droit à une grosse leçon d'humilité »


Puis j'ai finalement travaillé au centre social Bukas Palad, à Tagaytay et à Manille. Là, ça a été une expérience très importante : ce n'était pas du tout comme je m'y attendais. J'ai eu droit à une grosse leçon d'humilité. J'avais encore l'idée de l'humanitaire à l'occidentale : moi, je suis blanc, riche, cultivé, et je viens te donner à toi, philippin qui n'a rien, tout. ils n'avaient rien de moins que moi. Je n'avais rien à leur donner. Mon travail a donc consisté à me mettre au service, à faire des petites tâches nécessaires, à être attentive aux petites choses que je pouvais donner. Mais honnêtement, le centre n'aurait pas été moins opérationnel sans moi ! Donc je dessinais Dora et Diego pour afficher dans la classe des enfants, je leur lisais une petite histoire en anglais, je les aidais à écrire, à compter...

 


Aujourd'hui, je dis haut et fort que cette expérience m'a apporté énormément : humainement, elle m'a faite grandir en autonomie, en maturité. Elle m'a permis d'avancer dans la recherche de moi-même, qui je suis, qui est Dieu dans ma vie : je ne vous cache pas que j'ai trouvé là-bas beaucoup de réponses. Puis elle m'a ouvert l'esprit : rien que le fait de savoir qu'il existe une autre réalité ailleurs, qu'il n'y a pas que la France ou l'Europe, que des gens peuvent penser et vivre différemment que nous, ça change la vision du monde ! »

 

 

TEMOIGNAGES de JEUNES

Alexandre : « J’ai trouvé son témoignage très intéressant, plein de découverte et ça me donne une autre perception de la vie. Le temps du volontariat, c’est une bonne façon d’aider les autres personnes. »

Sylvain : « J’ai trouvé ça intéressant, très intéressant car elle a su nous faire découvrir de nouvelles cultures et une autre façon de vivre ».

Bastien : «  Son expérience était très intéressante, ça lui a permis de voir plein de monde, de voir une nouvelle culture mais je pense que le retour en France était beaucoup plus dur que le départ ».

Jérémy : « Son volontariat est une très bonne démarche, très positif et je suis content qu’elle ait partagé avec nous son aventure ».

Alexandre : « J’ai trouvé ça démarche très courageuse. »

Lucas : « En allant à la rencontre, je ne savais pas à quoi m’attendre mais c’était une belle rencontre, sa démarche était très intéressante et je suis content qu’elle l’ait partagé avec nous. Le volontariat, c’est quelque chose de magnifique et extrêmement précieux, j’en sais quelque chose, je suis scout. Je voudrais lui dire toute simplement de continuer et continuer, ça donne envie aux autres d’apporter leur aide aux autres. »

Guillaume : « Il faudrait plus de personnes comme elle sinon c’était très bien. Je savais qu’il y avait des pauvres et des miséreux mais pas dans une telle situation. Cela m’a aidé pour mon futur.

 

 

 Raphaël Janiec

Animateur en pastorale

Lycée Don Bosco de Marseille

16 janvier 2014

 

Pour aller plus loin

Vous souhaitez recevoir un témoignage dans votre établissement ? N'hésitez pas à contacter le V.I.D.E.S. Soeur Marie-Bé Sherperel, responsable de l'accompagnement des jeunes volontaires vous mettra en lien avec un jeune de votre région. Contact. Vidès France : www.vides-france.com
 

 

 

 


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Mot du jour

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On pourrait reformuler ainsi la question : « Qui détestes-tu le plus ? » On a le plaisir de constater que beaucoup rejettent « détester » comme trop fort ou loin de leurs sentiments. Quand ce verbe s’applique, c’est à ceux qui ont souffert de la maltraitance ou de la trahison d’un de leur proche.

Nos interviewés n’aiment pas les racistes, les homophobes, ceux qui manquent d’ouverture d’esprit, les radins, les moqueurs mais surtout les prétentieux et les gens trop sûr d’eux. La liste n‘est pas exhaustive. Pourtant certains essaient de comprendre cette inimitié. Pour Maxime « Quelqu’un, il a forcément quelque chose de bon et du coup, si on cherche bien, on ne peut pas détester quelqu’un. »

Question : Avons-nous le souci d’aller au-delà de nos détestations ?

Voir le 11è épisode : Qu’est-ce que tu détestes le plus ?

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