Valdocco-Petitclerc-Le Clere 1003Jeudi 6 février 2014, Argenteuil. Les élus de la mairie, le sous-prefet, le représentant des Maisons Don Bosco, les responsables de l'école Polytechnique, mais aussi les amis et bénévoles du Valdocco sont venus pour la passation de la direction générale. Presque 20 ans après sa création, Jean-Marie Petitclerc confie la conduite de l'association Le Valdocco à François Le Clère.

 

Valdocco-Petitclerc-Le Clere 1002Marie-Jo, bénévole partage sa relecture de l'aventure ValdoccoTous ont remercié Jean-Marie Petitclerc pour ce service rendu aux jeunes des quatiers d'Argenteuil. « En 1995, face aux difficultés sociales rencontrées dans nos banlieues, des habitants souhaitaient aider les jeunes désœuvrés. Pour cela, ils se sont appuyés sur les connaissances professionnelles de M. Petitclerc » dit en introduction Mme Christine Robion, adjointe au Maire, déléguée à la Vie Associative.

 

 Les débuts du Valdocco

Avant la prise de parole des officiels, c'est Marie-Jo, bénévole des débuts, qui témoigne : « Comment cela a commencé le Valdocco ? En 1994, c'était trois fois rien mais beaucoup d'espoirs. Jean-Marie arrive en septembre; quelques uns d'entre nous connaissent ses articles ou bouquins... Très vite, il parle de rejoindre les jeunes là où ils sont et de tisser du lien entre famille, école, quartier [...] Pour ceux d'entre nous bénévoles qui ont connu les débuts, 20 ans après nous pouvons dire : famille, école, quartier, c'était une intuition. C'est la bonne recette. Réunir professionnels de qualité et bénévoles, c'était original. C'est la pincée de sel en plus !  Merci Jean-Marie d'avoir eu cette intuition et de lui avoir donné vie à Argenteuil. »

 

 

Alain Beylot, représentant les Maisons de Don Bosco, insiste sur cette capacité que Jean-Marie Petitclerc a eu de mobiliser des forces autour du projet associatif : ces personnes « avec des statuts différents ont trouvé au sein de cette association du sens et une volonté à la fois de grandir pour eux-même et pour les jeunes. Pour tout cela Jean-Marie, un grand Merci. »

Le sous-préfet insiste sur l'importance de l'association pour l'Etat, car le Valdocco cherche à ne pas cloisonner les prises en charge de l'éducation des jeunes.

 

 

Valdocco-Petitclerc-Le Clere 1004Jean-Marie et Mme Robion de la mairie (à droite)D'une toute petite association...

Jean-Marie commence par dire son émotion après avoir sillonné pendant une vingtaine d'année les quartiers d'Argenteuil qu'il quitte « sans y laisser un peu de son cœur ». « Que d'émotions en vous voyant tous ici. Que de chemin parcouru. Ce qui m'interpelle : le premier budget du Valdocco qui était de 5000 Francs (1000 euros) en 1995. Et on a cru à un modèle d'éducation sociale à une époque où le travail sociale classique était très cloisonné. Il y a avait les éducateurs de AEMO qui rencontrait le jeune dans sa famille, il y avait le travailleur de l'éducation nationale qui rencontrait le jeune dans l'école, l'éducateur de prévention spécialisé classique qui rencontrait le jeune dans l'environnement de la rue. L'idée était de se dire que le jeune peut donner des visages différents en fonction des lieux. Que des tensions entre les partenaires pouvant dire "il n'est pas comme ça parce que je le connais ici"! Combien il me semblait important de rejoindre le jeune dans ses trois lieux de vie. » Jean-Marie poursuit avec le risque de "ghettoïsation" et l'absence de "rencontres improbables" nécessaires pour que le jeune s'ouvre à autre chose. Jean-Marie pointe que l'Etat a été parmi les premiers à leur faire confiance lorsque cette « grande ministre de la ville » qu'a été Mme Simone Veil à choisi « cette toute petite association » le Valdocco pour être parmi les 20 signataires du contrat de relance de la ville. « Oh, cela nous a valu pas mal de jalousies sur les territoires, mais à partir cette reconnaissance, cela nous a permis d'embaucher les premiers salariés Et puis la reconnaissance s'est étendue à la Ville et au Conseil général. » Toutefois, Jean-Marie se désole des mesures politiques d'aujourd'hui qui conduisent toujours à la "ghettoïsation" alors que « nous essayons de fonder cette nouvelle politique de la Ville fondée sur une politique d'apprentissage de la mixité sociale, de l'éducation à la mobilité, sur l'ouverture de ces quartiers à la réalité de l'entreprise et du monde. »

 

 

Valdocco-Petitclerc-Le Clere 1005François (à droite) et une partie de l'équipe de direction du ValdoccoReconnaissance et confiance

Jean-Marie souhaite ensuite dire sa reconnaissance envers les jeunes qui leur ont fait confiance, sa reconnaissance envers les politiques de tout bord, envers les services publiques, envers les membres de son équipe  « et pour terminer redire toute ma confiance envers toi François dans ce passage de relais. Tu as fait un long chemin au Valdocco où j'ai pu t'accompagner lorsque tu étais stagiaire éducateur, éducateur, chef de service, directeur... et pour porter du sens entre chaque période, tu es parti voir ailleurs. Je crois que tu n'aurais pas eu le même parcours, si tu étais resté enfermé à Argenteuil. Ces aller-retour, aller voir ailleurs ce qui s'y passe, a pu enrichir le Valdocco ; combien c'est important et combien tous ici sommes confiants sur l'avenir du Valdocco. Maintenant à toi de piloter la barque argenteuillaise, lyonnaise, niçoise et bientôt lilloise. En ce qui me concerne je vais travailler six mois sous tes ordres avant de me rendre disponbile à la mission que me confiera le provincial des salésiens. »

 

 

 Jean-Marie a bien traduit la confiance que tous les autre orateurs ont témoignée envers François, grâce à sa connaissance et son expérience du terrain, des partenaires, de la pédagogie et de l'esprit du Valdocco.

 

Sébastien Robert
le 13 février 2014

 

 

 Valdocco-Petitclerc-Le Clere 1001Alain Beylot accueille François Le ClèreValdocco-Petitclerc-Le Clere 1006M. le sous-préfet (à droite)

Valdocco-Petitclerc-Le Clere 1007François Le Clère, nouveau directeur général du ValdoccoValdocco-Petitclerc-Le Clere 1008Le président du Valdocco en conclusion redit sa confiance

 

 


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Mot du jour

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À entendre nos jeunes interviewés, la famille est au cœur de tous les apprentissages. Parfois contradictoires. Apprendre « à faire confiance aux gens », « à ne faire confiance qu’à soi-même. », « à toujours me méfier », « à ne jamais dépendre de quelqu’un.

Au-delà de ces divergences, il y a un socle commun de valeurs. Les parents, ce sont eux qui apprennent la vie résume simplement Tiphaine. L’apprentissage du respect revient souvent associé à celui des valeurs. «Mes parents m’ont tout appris… Ils ont fait ce que je suis, la femme que je suis » souligne Anaïs. « Ils m’ont appris à être heureux, à être quelqu’un de bien » (Nicolas).

Question : L’apprentissage semble aller de soi au sein de la famille mais prenons-nous assez le temps de réfléchir à ce compagnonnage primordial ?

Voir le 7è épisode : Qu’as-tu appris de tes parents ?

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