congres-education-2014 1030Ils étaient plus de 200 au Congrès de l'éducation salésienne venus les 21 et 22 mars pour découvrir les nouveaux dispositifs mis en œuvre dans le réseau salésien. Ce qu'ils ont découvert durant ces deux jours, ce sont tout autant des dispositifs que des personnes passionnées par ce qu'elles mettent en place. Le Congrès a permis à chacun de faire connaissance avec ceux et celles qui inventent des solutions et qui les font vivre au jour le jour. Le Congrès, dit Myriam Maréchal, organisatrice du Congrès et responsable de formation au CJB, c'est comme une réunion de famille qui se réunit à l'occasion d'événements heureux, il permet d'échanger sur les expériences qui se passent bien.

 

 

 

« Vous voyez dans cette peinture, du peintre hollandais Peter de Hooch, l'enfant est prêt à franchir la porte. A côté, la mère veille. Il va sortir dans la rue. Attention !  On est à un moment crucial, entre le risque et la confiance. C'est le moment où l'éducateur doit être juste : il faut intervenir... mais ni trop tôt, ni trop tard. » La belle intervention de Jean Caron, illustrée par des œuvres d'art projetées au mur, a posé les grandes questions du Congrès : comment instaurer une relation éducative ajustée ? Quels repères se donner ?

  

 

Les ateliers-forums : la leçon par l'expérience.

Les thématiques des ateliers-forums ont couvert de nombreux aspects de la relation éducative. L'idée étant que chacun puisse prendre des idées des autres, issues du secteur scolaire ou social, pour les mettre en œuvre dans son établissement.

Quelle relation éducative fait grandir le jeune...

  • Dans les temps de la vie ordinaire (ritues et habitudes) ou extraordinaire (événéments, fêtes) ?
  • Dans les lieux informels : la cour de récréation, la cantine, le foyer, le terrain de sport ... ?
  • Dans les classes spécifiques, les classes relais, pour raccrocher le jeune à la scolarité ?
  • Dans les liens avec les familles ?
  • Par la gestion du handicap (niveaux intellectuels, inscriptions sociales, élèves dys., hyperactivité, précocité...) ?
  • Par l'animation des espaces numérique où les jeunes sont "entre eux" ?

 

TEMOIGNAGE

 

Les élèves de l'Institution Notre-Dame des Minimes ont interprété un magnifique spectacle lors de la veillée. Ils nous ont présenté une vision moderne, dynamique de la rencontre de Don Bosco avec les jeunes. L'accent est mis sur le souci de l'autre, la relation à l'autre, le tout avec un grand sens de la fête et de la joie. Et la chorale de l'établissement a enchanté les participants du congrès. Merci à tous ces jeunes !

 Florent Leruste

Mutualiser les expériences des uns et des autres

Il n'y a pas de secret, les solutions toutes faites n'existent pas. Dans chaque atelier, les personnes-ressources ont témoigné de leurs réussites mais aussi de leurs échecs, de leurs représentations de départ mal ajustées et de leurs évolutions au cours du temps. L'autre intérêt de ces ateliers-forums était de s'approprier des idées, de mettre à distances les expériences, grace à l'apport d'experts venus du monde universitaire. Ce double apport, pratique et théorique, a permis de mieux analyser les expériences et de comprendre leur réussite.

 

De nombreuses petites réussites passent inaperçues

Pour autant, la réussite visée est moins celle du dispositif que celle du jeune. Et elle est moins une réussite extérieure qu'une réussite intérieure, source de motivation. Les classes relais (Fondation Don Bosco à Nice), les animations Trèfles d'or (Lycée agricole de Ressins), les passerelles parents-écoles (Maison d'enfants à Chambery).... sont des réussites parce que au bout du compte, on a donné  envie aux jeunes de réussir leur scolarité, de réussir leur fête, de réussir leurs relations avec leurs amis (même sur facebook) et avec leurs enseignants.

La question a traversé le Congrès : en quoi la réussite visée est une réussite du point de vue du jeune. Quel modèle de réussite véhiculons-nous ? Le modèle du réseau salésien apporte-t-il quelque chose d'autre que le modèle véhiculé par la société ?

 

Congrès de l'éducation : Marguerite LenaMarguerite LenaDeux regards, l'un tourné vers le présent, l'autre, vers l'avenir

Une des bonnes intuitions du Congrès a été de mettre en correspondance des acteurs de terrain et des chercheurs. Ainsi, Anne Barrère, socioloque, et Marguerite Léna, philosophe. Si Anne Barrère a analysé la vision des jeunes qui opposent la vraie vie - celle qui se vit " à donf " (à fond) - à la vie de faible intensité qu'est la vie scolaire , Marguerite Léna, quant à elle, a clôturé le Congrès ouvrant le regard vers l'avenir : l'éducateur doit faire signe vers la promesse d'une vie accomplie. Deux regards complémentaires qui soulignent de manière juste le double enjeu de toute relation éducative : connaitre les jeunes aujourd'hui et faire signe vers l'avenir.

 

 

Hélène Boissière Mabille
27 mars 2014

 

 

 

 

 

 

 Congrès de l'éducation : Myriam et FrançoisMyriam et François ont pensé et organisé ce congrèsCongrès de l'éducation : l'équipeL'équipe qui a mis en place le congrès

 

 Congrès de l'éducation : atelierAnimateurs et témoins d'un atelier : école et familleCongrès de l'éducation : un autre atelierLes participants à un atelier sur les rythmes

 Congrès de l'éducation : le début du spectacleDébut du spectacle offert aux participantsCongrès de l'éducation : le spectacle organisé par les MinimesLe spectacle organisé par l'établissement des Minimes (Lyon)

 

 Congrès de l'éducation : Mgr Barbarin et OlaverriMgr Barbarin, Mgr Olaverri à l'une des conférencesCongrès de l'éducation : Mgr Barbarin préside la messeMgr Barbarin a présidé la messe

 

 

 


Mot du jour

« En amour, écrit la romancière Zeruya Shalev, on cherche la plénitude, on croit qu’on aura atteint le comble de l’amour quand on ne sentira plus aucun vide. Quel paradoxe que ce besoin d’être plein… d’autant plus que nous sommes justement attirés par celui qui va nous affamer et non par celui qui va nous rassasier… »

Le véritable amour est celui qui donne faim. Plus on aime quelqu’un, plus on a faim de lui offrir de l’amour, et plus on a faim d’offrir de l’amour à d’autres. Voilà pourquoi l’amour entre époux est sacrement : il nous donne de faire l’expérience spirituelle de l’amour de Dieu. Aimer Dieu, c’est creuser sa faim, tandis que Dieu nous aime en creusant davantage notre faim.

Donne-nous, Père, notre faim quotidienne. « Seigneur, j’ai faim mais augmente en moi la faim ! »

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