Regis V 355Œuvrant souvent dans l'ombre, le délégué de tutelle assume une mission essentielle dans le réseau des établissements salésiens. Régis Vandenbogaerde assure cette fonction pour la région Nord  depuis quatre ans. Il nous explique en quoi consiste cette mission qu'il incarne avec passion.

 

 

Don Bosco Aujourd'hui : Inspecteur ? DRH ? A quoi ressemble la fonction d'un délégué de tutelle ?

RV : Je ne considère pas la délégation de tutelle comme une fonction mais comme une mission. La tutelle est un accompagnement ecclésial qui garantit le caractère propre du charisme des salésiens et salésiennes. Ma mission première, c’est m’assurer que l’aspect catholique est bien présent, que la pédagogie et la pastorale sont bien mises en œuvre dans leur dimension salésienne.

 

Lorsque je fais une visite de tutelle, je ne viens pas pour expliquer le fonctionnement de la maison, ou pour dire qui va faire quoi. Je ne suis ni un inspecteur, ni un DRH. Tout ceci est bien acquis aujourd’hui lors de mes visites dans les établissements. Il faut qu’il y ait une relation très fraternelle, bienveillante, attentive. Je ne vais jamais chercher ce qui ne va pas. Je dois écouter, beaucoup écouter pour éviter les symptomes autoréférentiels. Je ne dis jamais ce qu’il faut faire à un chef d’établissement, mais je l’aide à cheminer.

 

« Il faut qu’il y ait une relation très fraternelle, bienveillante, attentive. »

 

Mon rôle est très différent de celui d’un chef d’établissement : je ne suis pas du tout dans le même registre, et ce même si j’ai été chef d’établissement moi-même pendant 29 ans au lycée Sainte-Marie à Bailleul, et 2 ans à Saint-Jean Bosco à Guînes. Je ne suis pas là pour mettre en œuvre, mais pour écouter et faire relai. J’accompagne, je ne supplée pas.

 

 

De quoi est fait votre quotidien ?

Le conseil de tutelle

France et Belgique-Sud

 

 

Le conseil de tutelle rassemble :
  • les délégués de tutelle : Alain Beylot, sœur Nadia Aidjian, Michel Rey et Régis Vandenbogaerde
  • les provinciaux Daniel Ferderspiel et Chantal Fert
  • les pilotes de région (Sud, Rhône- Alpes, Est, Nord)
  • P. Vincent Grodziski et Soeur Anne Orcel, responsables de la Pastorale des Jeunes
  • des religieux et religieuses : JN Charmoille, Soeur Marie Agnès Chetcuti, Soeur Suzanne Blais.


Les pilotes de région. Qui sont-ils ?

 

RV : Je vais aux réunions du Conseil de tutelle (voir encadré) où nous décidons des orientations, recrutons les nouveaux chefs d’établissements, organisons les visites de tutelle dans les établissements et préparons les réunions en région. Je participe également à des rencontres régionales pendant lesquelles nous planifions les formations du personnel et tâchons de valoriser les innovations. Je participe également aux conseils d’administrations des vingt établissements dont j’ai la charge. Enfin, je suis présent aux conférences de tutelle, qui se réunissent dans chaque diocèse autour de l’évêque du lieu.

 

Je vais à la rencontre des communautés éducatives, de plus en plus souvent à leur demande, pour entendre les difficultés qu'ils rencontrent, discuter d’un sujet qui leur tient à coeur. Je suis passionné par la gestion des ressources humaines.

 

 

Concrètement, comment s’incarne le charisme de Don Bosco dans les établissements  ? 

RV : Nous sommes très soucieux de la présence visible de Don Bosco ou de Dominique Mazzarello sur le mur ou le porche d'un établissement, que cela se concrétise par un portrait, un texte ou une. Les élèves doivent savoir qu'ils entrent dans un établissement salésien, c’est très important.

 

Un autre signe, c’est l’accueil : la maison salésienne est une maison qui accueille. On retrouve cela partout, même dans les établissements associés. C’est d’ailleurs parce qu’ils sont déjà dans cette sensibilité salésienne qu'actuellement les six établissements associés demandent à adhérer au réseau salésien. C’est réel : dans une maison salésienne, on se sent comme dans une famille.

 

Enfin, il y a cette volonté de faire avancer les choses, de lancer de nombreux projets. Je crois à l'optimisme salésien. « Le salésien ne gémit jamais sur son temps ».

 

Comment vivez-vous personnellement cette mission ?

RV : Il y a des situations difficiles, délicates, parfois proches de l’explosion. Avec de la sérénité, du recul, on arrive à trouver la solution pour avancer. Je crois qu’un délégué de tutelle doit se nourrir spirituellement : écouter, réfléchir, questionner, dialoguer, échanger, cheminer et surtout prier.

 

Propos recueillis par Hélène Boissière-Mabille

24 octobre 2014

 

 

Regis et Les maisons Don Bosco du Nord 355Le réseau des écoles salésiennes du Nord pour la fête de Don BoscoRegis_Vanderbogaerde_joue_Don_BoscoRégis Vanderbogaerde joue Don Bosco, aux cotés de soeur Renée Dumortier et Catherine Vanderhaeghe

 

 

 

A lire aussi sur Don Bosco Aujourd'hui....


 


Mot du jour

A Rome, les Salésiens de Don Bosco ont en charge les Catacombes Saint Calixte. On peut y voir une copie, en marbre, du chef d’œuvre du sculpteur italien Stefano Maderno : le martyr de Ste Cécile. Au début du 3e siècle, la jeune Cécile, mariée à Valérien, fut, à la suite de celui-ci, condamnée à mort et décapitée, pour avoir refusé d’adorer les dieux romains. Comment cette jeune femme est-elle devenue la patronne des musiciens ? La légende autour de sa vie raconte que « pendant qu’on la martyrisait, Cécile chantait à Dieu dans son cœur ». Qu’importe qu’elle ait chanté ou non, depuis le XVe siècle, nombre de peintres ont représenté la sainte avec un instrument, très souvent un orgue portatif ; et plusieurs musiciens, comme Gounod (messe solennelle de Ste Cécile) ou Chausson (Légende de Ste Cécile), l’ont honorée de leurs compositions. De nos jours encore, nombreuses sont les Harmonies qui portent son nom et font leur fête en l’honneur de la sainte.

j offre une messe
Défi Citoyenneté 2025

Campobosco
temoignages
edb pour le bien commun

Multimédia

Le train de la mémoire retour d'Auschwitz
Antoine, aumônerie d'Amboise.
Voir l'article

Sœur Pilar, Salésienne de Don Bosco témoingne
au week-end Don Bosco jeunes et familles
Voir l'article

Maud Fontenoy, marraine du 30è anniversaire de
l'association Diamond
Voir l'article

Toutes les vidéos sur la chaîne DBA...

  • Société

    • Les challenges sur internet sont-ils dangereux ?

      ice bucket challenge 001 Depuis de nombreux mois, les challenges ont pris une ampleur importante sur internet, sur les réseaux sociaux. On peut en trouver de tous types, du divertissant, à l’émouvant, en passant par le vulgaire ou le dangereux. Mais en quoi consiste un challenge ?

      Lire la suite

    • « J’ai peur que mon enfant se radicalise »

      radicalisation Contrairement à ce que croient beaucoup, les jeunes qui se radicalisent ne sont pas tous des maghrébins issus des quartiers sensibles de la banlieue, engoncés dans la délinquance, et qui voient dans l’adhésion à l’islam radical une manière de venger la déconsidération dont ils se sentent l’objet et de pouvoir ainsi acquérir une stature de héros.

      Lire la suite

    • « Apprends-moi la nature » en camp ou en classe

      apprends moi la nature 002 Jouer avec la nature est un chemin vers une pédagogie positive et bienveillante. L’objectif principal est de favoriser des moments de partage entre adultes et jeunes enfants autour de la découverte de la nature. L’idée est de percevoir la nature comme médiateur de jeux, de relations, de découvertes entre l’enfant et ses pairs. Les exemples sont nombreux : camp avec les scouts, classe verte ou classe d’intégration, comme à Farnières.

      Lire la suite

    • Le lien avec la nature chez Don Bosco, hier et aujourd’hui

      don bosco nature vignes 005 En visite à La Navarre où on faisait appel à lui pour reprendre un orphelinat, Don Bosco s’est penché pour prendre une motte de terre, la pétrir, la respirer, et déclarer : « c’est une bonne terre pour la vigne ». Don Bosco avait des réflexes de paysan travailleur de la terre. Aujourd’hui, le réseau international des écoles agricoles salésiennes est en pleine croissance et poursuit cette inspiration.

      Lire la suite