Croisiere Diamon Paris pteQuel bon vent pousse ces jeunes de Caen et de Lyon à Paris ? Une semaine à la mer ! C'est un projet préparé depuis un an dans les établissements de Caen et de Lyon.  Il s'agit de faire vivre cette expérience à des jeunes en raccrochage scolaire grace à  l'association Diamond avec Jean-Marie Petitclerc et leurs éducateurs. L'objectif est d'inviter les jeunes à aller encore plus loin.

 

Réunis à Paris, les jeunes des classes "relais" des lycées salésiens L'Institut Lemonnier de Caen et des Minimes à Lyon font connaissance. Ils ont en vue leur prochain départ en voilier dans les îles anglos-normandes, avec l'association Diamond, créée il y quelques années par Jean-Marie Petitclerc. Ils sont venus à trois : Aymeric et Mathéo de Caen en classe Rebond, et Hugo de Lyon, en classe CPL (Classe Préparatoire au Lycée). Ils seront rejoints par deux jeunes filles. Un jeune s'est désisté au dernier moment... Il a décroché du projet. « Il faudra trouver autre chose ».

 

 

Le projet de la croisère en mer avec l'association Diamond aura lieu du 20 au 28 juin. Pour faire connaissance, l'équipe pédagogique a choisi de se retrouver à Paris pour partager un temps de visite du musée de la Marine. Les parcours des jeunes sont très différents. L'objectif de cette rencontre est aussi qu'ils en sachent un peu plus sur leur futurs co-équipiers avant le départ.

 

« Mon objectif était de tenir au moins une journée »

 

Croisisere Diamond Aymeric 180Aymeric de la classe Rebond« J'étais en classe électro technique explique Aymeric, je n'allais plus en cour. Je suis allé en classe Rebond où j'ai suivi trois stages : un en électricité, le deuxième au Super U et le troisième chez les pompiers. Au Super U, j'ai tenu une semaine ! »

 


« L'objectif d'Aymeric, explique Anne-Marie Tiberge, responsable du projet de la classe Rebond à l'Institut Lemonnier, c'est de tenir une journée. Il y avait beaucoup de ruptures dans son parcours. Déjà en troisième, il ne venait pas en cours. »

 

 

« Ces jeunes, on y tient ! on ne va pas les lâcher ! »

Croisiere Diamond MatteoMathéo de la classe RebondL'accompagnement des jeunes tient de l'art de l'équilibre pour les accompagnateurs. Car les classes relais n'entrent pas dans un format académique. Les professeurs tentent tant bien que mal de faire rentrer leurs heures de cours et d'accompagnement dans leur quota d'heures de prof. « Ce sont des dispositifs à revoir chaque année, explique Anne-Marie Tiberge, qui, pour préparer l'an prochain, s'inspire du dispositif de la classe relais de la Fondation Don Bosco de Nice . Cette année, on avait 50 heures, mais on a fait 200 heures. Ces jeunes, on y tient ! On ne va pas les lâcher ! ». La relation de confiance avec le jeune est indispensable. Cela demande beaucoup de temps pour décrypter le parcours qui a amené celui-ci à décrocher.

 

 

« Ça me redonne confiance en moi »

Croisiere Diamond Hugo180Hugo, en CPL aux Minimes« Le problème, explique Anne-Marie Tiberge, est que les jeunes sont souvent orientés dans une filière qui ne leur plait pas. On les retrouve en classe de seconde dans une attitude d'opposition. Après, tout s'enchaine. Ils arrivent souvent après un conseil de discipline. »

 

« Avec Mathéo, on a réussi à lui sortir la tête de l'eau. On avait des difficultés à voir dans quelle direction aller. Certains jeunes ont beaucoup de mal à dire leur ressenti. On lui a donné un petit coup de pouce. »

 

Hugo est en Classe Préparatoire au Lycée à Lyon. Il a redoublé sa troisième. Il ne se sentait pas d'aller en classe professionnelle. « J'avais perdu confiance en moi. Les échecs de la troisième m'ont marqués. » C'est l'émulation dans cette classe à faible effectif qui l'a soutenu. « Des filles m'ont motivé à réussir ». Aujourd'hui il est fier : « D'autres jeunes sont allés en filière professionnelle, qui leur convenait mieux. Moi ce que je voulais, c'était la filière générale. Ça me redonne confiance en moi. »

 

 

« La croisière, c'est prendre à nouveau le cap »

Et aujourd'hui, en fin d'année, la croisière c'est quoi pour vous ? «Avec la croisière, c'est larguer les amarres » s'exclame Jean-Marie Petitclerc. « Prendre à nouveau le cap » renchérit Angélique Blin, sa collègue.

 


Pour les jeunes, avec leurs mots, c'est «découvrir quelque chose de nouveau. L'aventure, quoi.»

 

 

Propos recueillis par Hélène Boissière Mabille

4 juin 2015

 

 

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C’est vrai qu’elle est un peu rétro, mais elle trouve que cette tendance de plus en plus répandue de vouloir nommer son enfant de façon très originale, d’utiliser le prénom pour en faire un être unique, risque de prêter le flanc aux moqueries, et surtout ôte au prénom tout son sens.

Pour elle, un prénom, c’est important. Il s’inscrit dans une culture, évoque une figure tutélaire, dit, par son étymologie, quelque chose de beau, et, par ce biais, fait entrer l’enfant dans la communauté des hommes et l’inscrit dans une longue lignée. Il se cherche aux sources de l’intime, pas dans une lecture récente, ou parmi les personnages d’une série télé. Choisir un prénom, ce n’est pas non plus le joyeux exercice de la fabrication d’un mot inédit.

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