Festiclip Festival du clip video educatif 001 Quelle est la place de l'adulte dans la réalisation des films du Festiclip ? Quels thèmes reviennent le plus souvent ? Quel message attend-on des films ? En quoi sont-ils pédagogiques ? Toutes les réponses à ces questions posées au responsable du Festiclip- dont la prochaine édition est programmé le 28 mai- Jacques Rey, vont vous éclairer sur les finalités du seul et unique festival salésien du court métrage. Ne tardez pas à vous inscrire au Festiclip. Il est encore temps et c'est ouvert à tous !

 

Don Bosco Aujourd'hui : Comment les films réalisés par les jeunes ont-ils un caractère pédagogique ?

Jacques Rey : Ce que l'on souhaite, c'est que les jeunes puissent décider et améliorer une technique de réalisation d'un film. Or on s'aperçoit qu'il y a une évolution assez extraordinaire dans la fabrication. Les jeunes utilisent la caméra avec beaucoup de facilité. Mais en même temps qu'on a une qualité technique en accroissement, on a une réalisation de plus en plus basique. On a une réalisation de l'image qui est parfois plus de l'ordre du fastfood que de l'image d'un film. Le Festiclip veut aller à l'encontre de cela, on veut que les jeunes découvrent une grammaire et l'on souhaite que la réalisation d'un film soit l'occasion de cet apprentissage.

 

Le 2ème aspect pédagogique, c'est le travail en équipe, au niveau de la réalisation du scénario et de la réalisation du film. C'est important que cette expérience soit vécue par les jeunes.

 

D.B.A. : Comment les thèmes sont-ils choisis par les jeunes ?

Festiclip Festival du clip video educatif 004 Deux lycéennes de Feurs primées pour leur clipJ.R. : Le choix d'un scénario est pour nous l'occasion de détecter les centres d'intérêt des jeunes liés à leur vie dans l'établissement. C'est pour cela que le festival n'a jamais souhaité donner un thème. Pour les jeunes, cette étape de rechercher est l'occasion de réfléchir à ce qui fait leur vie d'élève dans un établissement. Et souvent les difficultés qu'ils y vivent.

 

 

DBA : Ce sont des films réalisés par les jeunes. Or l'adulte n'est-il pas nécessaire ?

J.R. : Dans le Festiclip, on ne souhaite pas que ce soit des jeunes indépendants qui fassent seuls les films, mais que ce soit avec l'aide d'un adulte. En effet, les jeunes, qui se lancent pendant un an, risquent d'être démobilisés. On souhaite que les jeunes soient accompagnés par un adulte, qui les relance et les motive.

 

Mais aujourd'hui de nombreux établissements font appel à des animateurs qui ont des compétences dans ce domaine – et qui réalisent des petits films pour l'établissement - pour accompagner les jeunes. Il y a un risque : c'est que l'adulte se serve des jeunes pour réaliser ce qu'il souhaite obtenir. Dans ce cas, on leur demande de se mettre en retrait. Qu'il les conseille, oui, mais il faut que ce soit un jeune qui tienne la caméra. Toute la partie réalisation est la plus importante. C'est un apprentissage, une réflexion. On fait appel au sens pédagogique de l'animateur pour qu'il ne se fasse pas plaisir, mais qu'il mette en avant le plaisir des jeunes.

 

DBA : Comment distinguer un film fait par les jeunes et un film réalisé par un adulte ?

J.R. : On ne peut pas contrôler cela, on fait confiance. Mais en bout de parcours, il y a le festival et le jury qui est capable de discerner ce qui relève de l'adulte et ce qui vient du jeune. Quand on se rend compte qu'il y a des dérives, on fait passer le message : vous n'êtes pas dans l'esprit du festival, il faut rectifier le tir.

 

DBA : Quels sont les thèmes des films produits par les jeunes ?

J.R. : Il y a un thème qui vient de façon récurrente, c'est le thème de l'exclusion. Notamment dans le cadre de l'école. C'est un thème que l'on a eu au premier festival et qui revient souvent. Non pas l'exclusion en général mais l'exclusion propre aux établissements scolaires. Un jeune pris en bouc émissaire, malmené par l'ensemble du groupe et des adultes qui ne voient rien. Parfois l'issue est dramatique, d'autres fois, on a des solutions. Dans ce cas, c'est très positif.

 

On a ensuite de plus en plus des thèmes liés à l'usage d'internet et des réseaux sociaux. D'autres sujets sont récurrents : le suicide des jeunes, une grossesse prématurée, les questions de la drogue...

 

DBA : Le Festiclip donne son prix. Et après ?

J.R. : L'objectif du festival, est de pouvoir faire du film primé des outils de réflexion pour les jeunes. C'est important de reprendre ces films pour une réflexion dans un groupe. C'est pourquoi on les met à disposition sur internet, pour faciliter cette étape.

 

 

 Festiclip Festival du clip video educatif 002 Les prix du FesticlipFesticlip Festival du clip video educatif 003 Tous participent pour le prix du public

 

DBA :Quel est le message des films du Festilip ?

J.R. : Il ne s'agit pas de dire un message, une morale qu'on assène. Non, pour nous, c'est un message, dans la mesure où ils font réfléchir, ils obligent à se positionner sur des thèmes qui font réfléchir. Il faut que les animateurs fassent ressortir le positionnement, la réaction positive que l'on peut en tirer. C'est en cela que l'on parle de message, ce n'est pas : « voilà , on a une solution ».

 

On ne met pas une étiquette, C'est une histoire qu'on raconte. Et inviter à partir de cette histoire, de réfléchir sur notre propre histoire.

 

 

Interview réalisé par Hélène Boissière Mabille
19 novembre 2015

 

 Pour participer au Festiclip : www.donboscomedia.com

 

Le dossier d'inscription (pdf - 111Mo)

 

 


Mot du jour

Une note sur une feuille pour un devoir rendu. Une feuille exhibée sous les yeux de tous les autres. Une feuille tenue avec mépris entre deux doigts et puis jetée sur ma table, sous mes yeux. J’ai compris. J’ai eu « zéro ». C’est ce que je vaux. C’est ce que je suis. Un zéro. Un raté, un moins que rien. Le « zéro » n’a aucune réalité ; il n’existe même pas. En rouge, et souligné deux fois, avec un point d’exclamation juste après. Ce n’est même pas une humiliation, c’est une négation. Je suis du néant, perdu dans le néant. Alors, j’essaie de disparaître, de me fondre. J’ai envie qu’on m’oublie.

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